III. MONNAIES DE CHANGE
Monnaies Les déuominations de monnaies employées dans les changes sont
Je change-. pQ^j. ]a phqjart des monnaies de compte imaginaires, qui diffèrent
dans quelques places, de celles dont on fait usage dans le commerce
MONNAIES DE CHANGE. l'J
intérieur, ainsi que des monnaies réellos dont elles sont originairement dérivées. Car les monnaies réelles, comme monnaies courantes, locales ou nationales, sont sujettes à des altérations aussi fréquentes quelles sont laciles, tandis que les monnaies de change qui sont répandues au loin, ne peuvent être altérées sans de graves inconvéniens pour le monde commercial, et circulent ordinairement sur le pied oii elles ont été adoptées.
C'est ce qui est arrivé pour la piastre espagnole, ou piastre de change, qui était dans l'origine une monnaie réelle (le peso duro) de 8 réaux de vieille plate, et qui par la succession du temps a été portée à 10, et à 10 f de ces mêmes réaux; tandis que dans ies changes étrangers, elle a conservé sa valeur primitive. C'est ainsi que 8 piastres fortes valent 10 ^ piastres de change.
La ])lupart des autres monnaies imaginaires peuvent être suivies de même dans leurs variations, et comme leur rapport avec les monnaies réelles, est connu, leur valeur intrinsèque peut être déterminée d'une manière exacte.
On appelle cote du change, les tableaux de prix qui se transmettent d'un pays à un autre pour l'utilité et la gouverne des négociaus. Ces tableaux ne donnent que l'indication des monnaies incertaines, sans faire connaître leurs dénominations, ni les monnaies certaines qu'elles achètent. Nous avons suppléé k toutes ces omissions. Les places sont disposées dans les cotes par ordre alphabétique, et les explications sont accompagnées de nombreux exemples de calcul'.
' Les changes se calctilenl ou par la rù^le de trois, ou par la règle conjoinle. Dans le premier cas, la somme à rrdiiire forme le 3^ terme, et la monnaie dans laquelle elle doit se convertir fait le 2^. I.c 1"' lerine doit par conséquent être de même espèce que le 3*. Si on demande, par exem|)le, de réduire 100 francs en monnaies anglaises, sur le pied de 25 fr. la livre sterling, on dira :