SUISSE
:\runMaies Chaque canton tient, pour ainsi dire, ses comptes à sa manière,
(■omiitc. ainsi qu'on peut le voir aux articles Dàle, Berne, Genève, Neiifchâtel , Saint-Gall, et Zurich.
En 1798, quand toute la Suisse fut réunie sous le nom de République helvétique, on inti'oduisit une manière uniforme de tenir les comptes, qui n'a jamais été tout-à-fait établie, si ce n'est dans ce qui intéresse le gouvernement. Elle consistait en franken ou francs de 10 batzen, qui se divisaient en 10 rappen chaque. Ce franc, qu'on appelle aussi livre suisse, vaut 1 1 franc de France, et par conséquent ! 1 \ d. sterling.
Monnaies Lcs ancicnncs monnaies réelles suisses se trouvent à leurs articles
respectifs. Mais afin de comprendre celles qui sont de date plus moderne, on doit rappeler c[ue tout le pays fut uni sous un seul gouvernement depuis 1798 jusqu'en 1803. La monnaie frappée dans cet intervalle, avec l'effigie delà République helvétique, se composait de pièces d'or de 32 et IG fr. ; de pièces d'argent de 40 et 20 batzen, de 4 et 2 fr., et les pièces de bas argent de 10 et 25 Jjatzen. En 1803 la Suisse se constitua de nouveau en République fédérative. Chaque canton eut droit de battre monnaie, mais les étalons devaient être uniformes et les espèces de chaque canton avoir cours dans tout le pays. C'étaient des pièces d'argent de 1, 2 et 4 fr. et des pièces de bas argent de 5, 1 et 7 batzen et 1 rajjpen.
(le 180
sronnnyage Lc monuayagc de l'argent fut réglé en 1804 pour toute la confédération suisse :
Le franc doit contenir 127 -^ grains d'argent fin; le prix du marc d'argent fin doit être de 36 1 fr. Les pièces de 1 fr. doivent être au taux de 32^ par marc, avec les pièces de 2 et 4 fr. en proportion, et le titre à 10 d. 19 {grains, avec une tolérance de 1 grain dans le titre. Le remède du poids dans les francs est de IG grains par marc; dans les pièces de 2 fr., de 12 grains; et dans celles de \ fr.,