‹ Le Cameroun Depuis le Traité de VersaillesChapitre 31 sur 33 · marks · texte numérisé non relu

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Le trafic et l'exploitation furent également ouverts au commerce dès 1916 et leur progression depuis cette époque n'a fait que s’accentuer ainsi qu'il apparaîtra du tableau ci-

dessous :

Recettes : Le Voyag. et bag... 114.330 Marchand. G. V. 6.461 Marchand. P. V. 117.619 Recettes totales : 238.610

Eléments du trafic :

Nombre de voya-

ours al. 23.997 Tonnage des mar-

chandises..... 2.762 Dépenses d'exploi-

tation fr. 506.677

——————— ee

Les principales marchandises transportées sont à la montée : les sel, les tissus, les produits d'importation ; à la descente, surtout les palmistes, l’ivoire, le caoutchouc. Les ton-

nages se répartissent comme suit :

Montée : ENTREE Sel es AATR ne 956 1.809 1.956 2.495 3.383 tonnes ISSUS CE. ARE 38 66 84 SOUL HaDACu Rene PE 5) 26 143 D Emballages vides. 699 422% 0425 EL 2OS EE)

Descente :

Palmistes ... 21° 6C4% 2.914 6.368 10.365 10.351 » Huiles de palme .. 432102110220 2530270100) Cacdostusr.mmis, 47 83 49:20 1697 465! y Caoutchouc...... 9 29 150 195: 309: : 495 1»

Maïs, ofr ui 48 114 +710) Arachides.......- 1100315 122462) DIVerS HR 334 1.716 3.290 4.993 3.699 »

OA Et 2.549 7.124 12.447 19.066 19.105 »

Comme pour le chemin de fer du Nord, le trafic du Chemin de fer du Centre s'est considérablement développé. Alors qu'en 1913, pendant le deuxième semestre, il n'avait été transporté que 7.344 voyageurs et 3.138 tonnes de marchandises, en 1919 et en 1920 le mouvement a plus que quintuplé. II faut s'attendre pour l'année 1921 à une légère diminution due à la baisse des cours en provoquant une diminution du trafic. Cependant les plus grands espoirs peuvent être attendus de cette voie de pénétration dont le rendement ne pourra que s’accroitre lorsqu'elle atteindra Yaoundé et le Nyong.

Conclusion. — Le relard qui sera apporté au développement progressif du Cameroun sera fonction de l'accroissement de ses moyens de communication, chemins de fer et routes. Les rivières sont barrées par des rapides ou des chutes. Les principales le Munga, le Wuri et la Sanaga ne sont navigables pour les petits bateaux à vapeur que sur

une distance de 60 km. environ. Par delà cette distance,

‘les transports doivent se faire à dos d'homme à raison de 25 kg. environ par homme et de 20 à 25 km. par jour et encore ces indications correspondent à maximum.

Si l'on songe que la distance de Duala à la région centrale du Cameroun et du Lac Tchad est d'environ 30 à 40 jours, seuls les produits riches, ivoire et caoutchouc, peuvent ètre transportés à la côte.

C'est le désir le plus grand et l'ambition la plus chère de l'actuel commissaire de la République que de développer les moyens de communication, de faciliter le développement social des indigènes et d'encourager dans la plus grande mesure l'exploitation et la mise en valeur des richesses de l’hinterland.

Les énormes difficultés que rencontrera la construction du chemin de fer ne doivent pas être sous-estimées. Le pays est montagneux, couvert d'un végétation tropicale. Enfin, la maladie du sommeil est combattue, mais elle n’est pas vaincue. Dans ce pays,la continuation du chemin de fer sera coûteuse et difficile, mais lorsque la route du Tchad sera ouverte à une communication rapide avec la côte,les plus belles espérances seront réalisées dans un avenir sans doute assez proche pour que les pionniers de l'heure présente voient la récompense de leurs efforts.

Vu, le Président de la thèse, Vu, le Doyen, Paris, 25 avril 1922.

F, LARNAUDE. E. GARÇON.

| Vu et permis d’imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, APPELL.

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