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main sur Kouneri de notre part, ne réussit pas mieux. Un mois plus tard il réussit et l'officier ennemi s'échappe et se réfugie à Mora.
Une colonne est alors formée pour réduire cette position. Elle y arrive le 13 octobre et après des échecs pour l'enlever de vive force, on procède à l'investissement et à un siège régulier. La colonne marche sur Maroua qui est occupé le 1% novembre. Un détachement anglais fort de 20 européens, 700 tirailleurs accompagné de canons et de mitrailleuses S'y joint et elle se dirige sur Garoua qui est occupé le 8 janvier 1915.
Colonne du Gabon. — Le 21 septembre prise de Cocobeach (Okoko) à l'embouchure du Muni par la colonne appuyée par la canonnière la Surprise. Le 3 septembre, marche sur Oyem. Attaquée à Mindang son chef est tué, elle se replie sur Mitzig. Le 20 septembre prise de Moadhi par les Allemands. Ce point est repris le 18 novembre.
La colonne réorganisée et portée à 500 hommes reçoit l'ordre de rechercher la liaison avec la colonne de la Sangha, avec comme objectif Dongo sur le Dja.
Opérations de janvier 1915 à janvier 1916. — Les Allemands avaient organisé leur résistance dans la région de Yaoundé que les Alliés cherchent à réduire.
La colonne du Gabon enlève Bétam en juinet en juillet occupe la ligne du Ntem.
La colonne de la Lobaye et de la Sangha attaquée par 8 compagnies est obligée de repasser la Kadéïi, fin février. Elle s'organise autour de Batouri. Le 30 juin, elle occupe la ligne Gadji, Béri, Bimba, Mombi et entre en liaison à Lomié avec la colonne de la Sangha.
La colonne de la Sangha, dite de la N'Goko Sangha, le 25 mai reprend sa marche en avant. Lomié est pris le 25 juin et elle opère sa liaison avec la colonne de la
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Lobaye. En juillet, la prise de Doumé et d'Abong Bang est effectuée.
La colonne Nord Cameroun occupe Garoua le 9 janvier 4915 et marche vers Ngaoundéré en liaison avec la colonne de la Lobaye.
Le corps expéditionnaire franco-anglais repousse le 5 jan. vier 1915 l'attaque allemande sur Edéa et traite sévèrement l'ennemi.
En avril, la marche reprend le long de la voie ferrée et Eséka est occupé le 11 mai.
Offensive sur Yaoundé et poursuite de l’ennemi. — Une offensive générale est décidée sur Yaoundé pour le commencement d'octobre.
La colonne de l'Est Cameroun (ancienne colonne de la Lobaye et de la N'Gkoko-Sangha) divisée en quatre groupes se portera vers les chutes de Nachtigal sur la Sanaga et organisera une base fortifiée à Abong Bang. Le corps expéditionnaire, divisé en deux colonnes, une française et une anglaise, suivra la foie ferrée et l’autre, la route Edea Yaoundé. Les troupes du Sud Nigéria progresseront de Baré vers Dschang à la recherche des troupes du Nord Nigéria qui marcheront vers Dschang par Yoko et Foumban.
La colonne du Nord Cameroun marchera sur Yaoundé par Tibati. Enfin le gronpe du Gabon s'avancera vers Ebolowa. La colonne de l'Est Cameroun est attaquée en septembre 1915 par l'ennemi qui repousse les avants-postes de Bertuüa, Bombila et Motobens. Le 16 octobre elle prend l'offensive, constituée en trois groupes qui progressent au cours de violents et nombreux combats. L'ennemi replie ses forces sur Akoloninga et Yaoundé.
Le corps expéditionnaire franco-anglais se met en marche le 22 septembre. Le 30 octobre il réoccupe Eséka. Le 24 novembre il quitte ce point avec objectif Yaoundé. Cette ville
tombée le 2 janvier aux mains des Alliés, ilse dirige vers Ebolowa à la poursuite de l'ennemi en retraite vers le Muni. Ebolowa est pris par les troupes alliées le 16 janvier 1916.
La colonne Nord Cameroun occupe Tibati le 30 novembre où elle est rejointe par la colonne anglaise du Nord Nigéria. Le {er décembre elle arrive à Yoko occupé par les Anglais depuis la veille. La colonne de Campo enlève le 23 décembre Afondan. Elle atteint Ngat le 23 et Nkem près d'Ajaninhang le {er février. Elle reçoit alors l'ordre de garder la frontière en se mettant en liaison avec les troupes venues du nord.
Le commandant allemand sentant le cercle se fermer, ordonne la retraite sur le Muni espagnol, Yaoundé est occupé le {er janvier 1916 et l'entrée officielle des troupes alliées a lieu le 6. Le Cameroun est vide d'Allemands le 10 février. Le 18 février le capitaine allemand, qui tient encore à Mora, capitule après une résistance héroïque. La conquête est achevée.
CONDOMINIUM FRANCO-BRITANNIQUE. — SEP- TEMBRE 1914 à AVRIL 1916. — ORGANISATION ADMINISTRATIVE ET POLITIQUE APRÈS L’ABROGATION DU CONDOMINIUM JUSQU’AU TRAITÉ DE VERSAILLES
Dès l'occupation de Duala, le 26 septembre 1914, par les troupes alliées, les Anglais qui disposaient d'un personnel nombreux et expérimenté assurèrent l'administration du territoire occupé par les troupes pour parer aux besoins les plus urgents.
Il fallait assurer la sécurité du corps de débarquement, celle des Européens restés dans la ville et la conservation des biens publics et privés.
Les difficultés rencontrées furent nombreuses. Les Allemands en se retirantsur Edéa ayant fait le vide derrière eux.
Pour les surmonter il fallait disposer d'un personnel nombreux et expérimenté que nous ne possédions point. Les Anglais s'étaient prémunis etils débarquèrent un officier financier, un service du Trésor, une succursale de la Bank West Africa, un commissaire aux ordres et aux transports, un service des approvisionnements et des munitions, un service du génie, un service de marine des ports et rades, un service des douanes, du domaine et du commerce, enfin un service de renseignements.
Cette situation dura jusqu'à ce que le gouvernement français décida d'envoyer à Duala une mission composée de fonctionnaires afin de participer à l'administration des territoires occupés.
Le condominium qui existait en principe fut établi en fait à la suite d’une correspondance échangée entre M. Delcassé et Sir Francis Bertie d'une part et entre ce dernier et Sir Edouard Grey (21 et 24 sept. 1915).
Pendant que se poursuivaient les opérations militaires, les gouvernements alliés se préoccupaient du régime qui serait adopté pour l'organisation administrative lorsque les Allemands seraient chassés du territoire.
Après quelques tergiversations, les cabinets de Saint- James et du Quai d'Orsay, adoptèrent la solution da partage de façon à laisser à chacune des nations intéressées la liberté d'administrer selon ses méthodes et dans son entière liberté d'action,
C'est l'accord du 4 mars 1916 qui détermina la frontière de la zone d'influence des Alliés.
Il était décidé : 1° Que le territoire cédé en 1911 à l’Allemagne ferait retour à l'Afrique Equatoriale qui continuerait à l’administrer comme territoire occupé.
2 Que les territoires du Cameroun, sauf la zone d'influence anglaise, seraient indépendants de l'A. E. F. et relèveraient du département des Colonies.
A la suite des instructions reçues par leur gouvernement respectif, les deux généraux français et anglais se mirent en rapport pour opérer le transfert des territoires.
Un accord fut signé le 29 mars 1916 mais qui ne visait que le territoire placé sous le contrôle du Major Général anglais. Il comprenait les dispositions concernant :
40 La responsabilité à l'égard de la propriété privée ;
20 Certaines mesures concernant les prisonniers de guerre.
Un décret du 7 avril 1916, nomma le Général commandant
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les troupes françaises, Commissaire de la République Française et le chargea de l'administration des territoires laissés sous l'influence française par l'accord du 4 mars 1916.
Les débuts furent extrèmement difficiles, le territoire ayant été complètement désorganisé par l'état de guerre ; les indigènes avaient abandonné leurs villages se réfugiant dans la brousse ou la forêt ; les postes avaient été incendiés. Enfin un nombre considérable d'indigènes (14.000 environ) avaient été entraînés par les Allemands dans leur retraite sur le Muni Espagnol. Laissés sans contrôle, les autochtones reprirent leurs anciennes habitudes. Exactions des chefs, re” bellions contre ceux-ci, guerre de village à village, vengeances privées. Le pillage sévit dans les centres. Après le départ des Allemands, les indigènes s'emparèrent de la plus grande partie de ce qui avait été abandonné. Enfin, les Allemands escomptant toujours le succès définitif de leurs armes avaient emporté ou caché beaucoup de documents intéressants.
La lâche du Premier Commissaire de la République a donc été d'assurer la transition entre l’état de guerre et l'état de paix et de jeter les premières bases de l'organisation administrative.
Un arrêté du 14 mai 1916 confia le commandement des circonscriptions à l'officier le plus ancien dans le grade le plus élevé.
Près d'eux, leurs sous-ordres, officiers, ou sous-officiers, remplissaient les fonctions d'adjoints ou de chefs des subdivisions.
A Duala, les attributions militaires du Commissaire de la République, avaient été confiées au Lieutenant-Colonel commandant le territoire. Un service de l'Administration générale, comportait un bureau politique et un bureau économique.
Les Finances étaient assurées par l’'Intendance, Un service
des Travaux Publics et chemin de fer, un service maritime, un service des postes, un service du trésor et un service des douanes, furent créés avec les éléments militaires pris sur place. |
Par décret du 5 septembre 1916, un Gouverneur civil fut désigné pour remplacer le Général commandant des troupes.
L'action administrative se fit sentir d'une facon plus ferme et plus serrée. Les taxes, les modes de perception ne furent plus laissés à l'initiative des chefs de circonscriptions ; des circulaires suivies de textes en achevèrent l'organisation. Des arrêtés sur le fonctionnement de la justice indigène suivirent, dans ce qu'il y avait de conciliable avec les méthodes françaises, la réglementation allemande.
Le décret du 12 janvier 1917 organise la justice indigène sur la même base que celle suivie en Afrique Equatoriale Française. L’Administrateur, assisté d'assesseurs indigènes rend la justice en observant la coutume dans ce qu'elle n'a pas de contraire aux principes de notre civilisation.
A côté de ces tribunaux, présidés par un Européen, existèrent les Tribunaux de race (Mixed Courts ou Schiedsgerichte). Ces tribunaux, antérieurs à l'occupation allemande et qui existaient au profit de quelques communautés à Duala s'étaient peu à peu étendus dans tout le territoire.
L'arrêté du 20 avril 1917 décida leur conservation, mais limita leur nombre à ceux déjà existants.
Les châtiments corporels furent supprimés.
L'arrêté du 30 juin 1917 ordonna l'ouverture de registres à l'usage des indigènes pour tenter d'introduire dans le mariage, un peu de stabilité.
D'autre part des mesures sociales extrèmement importantes furent prises,
Un arrèté du 22 novembre 1916, interdit la vente et la consommation par les indigènes de toufes les boissons alcoo-