SECONDE
PfolODB.
ENSEMRLE
FuBili égarés sur les routes.. . .
Fusils restés dans les arsenaux.
Fusils distribués après le 10 janvier 1871
Carabines égarées sur les routes Carabines restées dans les arsenaux Carabines distribuées après le 10 janvier 1871
ToUl. .
' Proveoant de la Ville-de'Paris , 3« voyage.
> ProveDBDt : S,066 du Penirt, 9i)7 de l'Ontario, 3&8 da La Fayette, 2« voyage, et 600 de la VUU-de-Paris, 2« voyage.
3 Par inite àei fanUi d'impreiiion qae nooi avoDi reelifiéei , ce total eit ao pen plos élevé qae celai de M. de la Borderie. qai oe aonte qa'è 105.787.
Le nombre total des fusils restés disponibles serait ainsi de 46,585 (15,241 pour la 1» pérîbde, 31,344 pour la 2«), et celui des carabines disponibles de 64,027 (22,850 pour la i**- pé^ riode, 41,177 pour la 2«). Mais M. de la Borderie fait observer que I les mobilisés étant destinés à combattre comme auxiliaires de l'infanterie de ligne, le fusil était leur arme normale et que la carabine devait être donnée de préférence, soit à la cavalerie, soit anx troupes légères , éclaireurs, volontaires et rancs-tireurs. > D'où il conclut avec raiaon que les fusils perfectionnés, distribués à un grand nombre de corps francs, auraient dû leur être remplacés car des carabines et tenus disponibles pour les mobilisés. Pendant la première période — nous l'avons vu -» les corps firancs avaient reçu 6,643 fusils à tir rapide (de ceux dont nous nous occupons ici), et dans la seconde 1,516. Le chiffre des fusils disponibles doit être augmenté et celui des carabines disponibles diminué d'autant pour chaque période, ce qui donne , en définitive , ce résultat :
Première période. Fusils disponibles : 15,241 + 6,643 = 21,884. Carabines disponibles : 22,850 — 6,643 =: 16,207. Ensemble, 38,091 armes disponibles.
Seconde période. Fusils disponibles : 31,344 + 1,516 •=: 32,860. Carabines disponibles : 41,177 — 1,516 = 30,661. Ensemble, 72,521 armes disponibles.
Soit, pour les deux périodes, 54,744 fusils et 55,868 oa« rabines; ensemble (conmie dessus), 110,612 armes disponi» blesi.
Ainsi , quand M. Gambetta s'obstinait à laisser croupir sana armes, sans instruction militaire, 45, 000 mobilisés bretons dans la boue de Conlie , il avait à leor donner plus de cent mille armes!
Et il ne s'agit ici que des armes à tir rapide se chargeant par la culasse. Mais enfin, si, au mépris de ses promesses, M. Gambetta voulait réserver pour d'autres les armes de cette espèce et en priver les Bretons , du moins devait-il donner à ceux-ci des armes à percussion , ne fût-ce que pour leur permettre d'apprendre à faire l'exercice.
M. de la Borderie démontre, en effet, par les relevés et les tableaux des directeurs d'artillerie , que d'octobre à la mi-dé-
* Lm cUffret imprimés dam le rapport officiel sont 55,242 fotilt, 50,545 CAnbinet; ensemble, 105,787 armes disponibles; la différence est, on le voit, peu importante.
âPPENDICB. 355
cembre 1870 , il entra ea France , pour le compte de la Gommission d'armement /2^, 673 fusils rayés à percassion (39,760 enfields, 192,913 springfields), dont 222,493 furent distribués à 53 départements pour armer leurs gardes nationales, soit mobilisées soit sédentaires. Sur cette masse , 33 départements du Midi reçurent 157,393 fusils, soit plus de 70 pour 100; leurs mobilisés étaient encore tranquillement chez eux , dans leurs foyers, sans commencement d'organisation; beaucoup y passé* rent tout le temps de la guerre; les autres, équipés sur le tard, quittèrent leurs départements (pour aller dans des camps d'instruction ) vers la fin de janvier et dans le courant de février. M. de la Borderie mentionne dix de ces départements dont les mobilisés ne sortirent de chez eux ^ne les 25, 27, 28, 31 janvier, 1«^, 4, 10, 13 et 27 février 1871 ;. ces dix départements avaient reçu, dès le commencement de décembre précédent, 52,640 fusils rayés.
Les départements de Bretagne, qui avaient à cette époque équipé, organisé tous leurs mobilisés, en reçurent, à eux cinq, 6,900. Les mobilisés bretons réunis à Gonlie et qui étaient devant l'ennemi depuis le mois de novembre, n'en eurent pas un, pas un seul sur les 222,000 premiers arrivés et distribués. On attendait, pour leur en donner, les derniers arrivages, qui ne pouvaient plus contenir que le rebut. On les arma à la fin de décembre 1870 et au commencement de janvier , avec ces afireux springfields de VÉrié^ dont on trouve plus baut (p. 139« 147 et 314-320) la description véridiqne et édifiante.
Ainsi, armer d'abord les mobilisés qui n'étaient pas prêts, laisser sans armes ceux qui l'étaient, puis leur donner des armes de rebut : tel était le système du ministre de l'Intérieur et de la Guerre, M. Gambetta.
Pour les Bretons il usa de faveur spéciale. Il leur avait promis des armes à tir rapide; il en avait sous la main, à sa disposition , plus de cent mille , et plus de deux cent mille autres rayées à percussion. — Il réserva aux Bretons des fusils qui ne partaient pas !
Ensuite il les accusa , sur toutes les murailles de France , du désastre du Mans!
EFFECTIF DES TROUPES RÉUNIES âU CAHP DE CORLIE '
SITCATIOM DU 12 AU 13 D^CKHBRB 1870
LÉGIONS ET CORPS
État-major
Intendance
Trésorerie
Postes et télégraphes
Ambulances
Vétérinaires
Remonte
Gendarmerie
Génie
,4« batterie. ....
6« batterie
Artillerie/ 7* batterie
|8« batterie
9* batterie
Escadron du 3* cuirassiers. .
CàUt'du-Nord.
1'* légion. Saint-Brieuc. . . .
2* légion. Dinan
3* légion. Guingamp
4* légion. Lannion
5* légion. Loudéac
Finistère.
1^ légion. Brest
2* légion. Moriaix
3' légion. Chàteaulin
4* légion. Quimper
IlU-et- Vilaine.
\^ légion. Rennes
2« légion. Vitré
4* légion. Saint-Malo
4« légion. Redon ......
Lûire'Jnférienre .
2* légion. Paimbœuf. ....
4* légion. Saint-Nasaire. . .
Morbihan.
\^ légion. Vannes
2* légion. Lorient
3* légion. Pontivy
A* légion. Ploërmel.'. . . .
Tirailleurs bretons
4* bat. mobile Haute-Garonne.
Garde mobile.. Mayenne. . . .
Garde mobile. Quimper. . . .
19" chasseurs à pied
Total
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I D'après lei éteti de r«dmioU<ntioa des ▼inei.