‹ Le camp des bourgeoisesChapitre 26 sur 66 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Li:s MÊMES, LAJONGIIÈRE.

l.\ JONCH ÈRE, s'avançant, cliargd de carions et «le paquets.

C'est la mienne!... merci... Je croyais l'avoir perdue...*

(Il la prend.)

ADRIEN NE, très- étonnée.

La vôtre !

FERNANDE^ Jetant un cri de joie.

Ah'

ADRIENNE

La vôtre!... Mais elle vient d'être rapportée par... (pas à Christian.) Alors, ce n'était donc pas...

CHRISTIAN

Si fait...

ADRIENNE

Gomment se fait-il que ce soit maintenant ...

CHRISTIAN

Hélas!... Georgina cumulait.

ADRIENNE, devinant tout à coup, et partant d'un éclat de rire.

Ah ! ah! ah ! ah !... Je suis vengée !.., je suis heureuse!... ah ! ah ! ah ! ah !

LAJONCHÉRE, interdit.

Qu'est-ce qu^il lui prend donc ?

CHRISTIAN, bas, le poussant.

Le moment est bon, profitez-en !

LAJONCHÈRE, se jette à genoux et dépose ses paquets aux pieds d'Adrienne. **

Grâce! Adrienne!... Tiens! je te demande pardon à genoux !

ADRIENNE, riant toujours.

Votre pardon?...

LAJONCHÈRE, vivement.

Oh \ j'en sais le tarif... et je m'y conforme... Tu as demandé un beau cachemire?... j^ai ça sur moi...

(Il lui présente un carton.)

CHRISTIAN, à par!.

Cachemire égaré qui revient au bercail !

* \drienne, Christian, Lajonchère, Berrtande. ** Adrienne, Lajonchère, Christian, Bernande

ADRIENNE, rianl toujours.

Ce n'est pas tout !... J'ai dit : un bracelet...

LAJONCHÉRE, achevant.

Un bracelet très cher... J'ai ça sur moi.

(Il lui présente un écrin.)

ADRIENNE

Ce n'est pas tout!... J'ai dit : deux chevaux alezans...

LAJONCHÉRE.

Ah!... je n'ai pas ça sur moi.

ADRIENNE

Je fais crédit.

LAJONCHÉRE.

El tu pardonnes ?

ADRIENNE^ gravement.

Je vous condamne à dix ans de surveillance ! (a pan.) Je crois que dans dix ans je pourrai le lâcher... (Avec joie.) Ainsi, c'est cette femme!... c'est elle!... qui s'est chargée de ma vengeance !...

LAJONCHÉRE, vivement.

11 est donc complètement inutile de t'en occuper... la besogne est faite... et bien faite... (Bas à chrisnan. ) J'ai trouvé le troisième chez elle !

CHœUR.

Air de Montaubry.

L'esclavage

Du ménage Est un grand épouvantail :

On l'évite ,

Mais bien vite La brebis rentre au bercail.

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