SCÈNE III
LAJONCHÈRE, ADRIENNE. **
ADRIENNE
Et elle a raison... Est-ce qu'on peut être tranquille maintenant?... est-ce qu^on peut être sûr de personne... depuis Tinvasion de ces péronnelles ?... '
LA.10NCHÈRE.
Allons donc !.. . Christian!... un si charmant garçon!...
ADRIENNE, à demi-voix.
Mais on dit qu'elles aiment aussi les charmants garçons...
LAJONCHÈRE, à part.
Elle sait tout, Adrienne.
* Lajonchère, Fernande, debout derrière le guéridon ; Adrienne, à la cheminée.
** Lajonchère, Adrienne.
A D R I E N N E , achevaul.
Pour se consoler des autres, apparemment... Eh ! tenez. . hier, à cette maudite représentation... j'entendais, de ma place, causeries locataires de la loge Yl)i^ine... baignoire n" 17... C'était une de ces dames, à qui probablement il fallait le mystère de la loge grillée, et un de vos charmants garçons, je suppose... car elle lui offrait une bague...
LAJONCHÉRE.
Une bague?... tiens, tiens !...
ADRIENNE
Et, comme il hésitait à l'accepter... « Bah! lui dit-elle en riant aux éclats, ce vous craignez de la montrer à votre sœur ou à votre maman?... » Quel style !... « Prenez donc, et vous leur » direz quelle vous \ient d'une tante de province, qui vous la » envoyée avec un panier d'abricots... Vous devez avoir une » tante quelque part... dans un trou de l'Auvergne ou du » Jura... » Et voilà comme elle pervertissait ce petit malheureux! ...
LAJONCHÈRE, b'ravemeut.
L'espoir de sa famille !... c'est affreux !
ADRIENNE
Vous riez encore?...
LAJON CHERE
Non, je gémis toujours.
CHRISTIAN, au dehors.
Madame est là ?...
ADRIENN E.
Ah ! enfin ! c'est Christian î...