‹ Le Canada et l'arbitrage international (traduction) [microforme]Chapitre 13 sur 14 · L'ARBITRAGE EN THEORIE ET EN PRATIQUE · texte numérisé non relu

L'ARBITRAGE EN THEORIE ET EN PRATIQUE

C'est dans l’évolution de la doctrine Monroe et dans son adaptation au code plus large de l'arbitrage iniernational que le peuple et le gouvernement des Etats-Unis peuvent trouver les moyens d'influence les plus efficaces pour créer au Canada, sur ces matières, une saine opinion publique.

Rien ne pourrait retarder le développement des dispositions pacifiques et confiantes du peuple canadien autant que la conviction, ou le simple soupçon, qu’une autorité quelconque, aux Etats-Unis, a résolu de faire du Canada une simple dépendance (adjunct) de la république américaine,

Rien au contraire ne contribuerait plus efficacement à stimuler ces mêmes dispositions, et à attacher le Canada à la cause de l'arbitrage international ,que les preuves tangibles que la grande république pourrait donner de sa détermination, non seulement de prôner l'arbitrage, mais de le mettre en pratique dans toutes ses ‘”’sputes avec les nations les plus faibles comme avec les Etats les plus Fr :sSsants.

La création de la Commission de eaux internationales, dont l'objet est d’arbitrer les nombreux conflits .'intérêts qui surgissent de 1s $session et de la mise en exploitation du vaste réseau hydraulique, ?priété commune des deux pays, a marqué un pas décisif dans cett. lirection.

C’est un début efficace et pratique dans l'établissement de mesures propres à prévenir les causes de dissensions et à régler toutes les difficultés par voie d’arbitrage.

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