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ornée de statues aux motifs de chasse, et un bas-relief représentant une scène mythologique de lhiver. |
Les trois compartiments qui succèdent à ceux que je viens de imentionner, appartiennent, à l'exposition anglaise, et contiennent: la collection nombreuse des bronzes et articles d'orfèvrerie de la maison Elkington, Mason et Cie., de Londres et Birmingham; les objets les plus remarquables sont, deux suiues en bronze, grandeur naturelle, dont les sujets sont Dorothée et la Jeune Nuturaliste, un vâse imitant Pantique, des candeläbres en argent avec statuettes, et un groupe dont le sujet est Guy de Warwick, tuant la vache sauvage: Le chevalier, son cheval et la vache sont en argent; l'arbre au pied duquel se passe la scène, et les fougères qui ornent le sol ainsi que le terrain, sont en bronze. Le compartiment qui suit est dit Bérmingham Court ; il contient: les étotles de laine de MM. Stancomb et Fils, Clark, Salter et Cie., Wilson et Armstrong, Dickson cet Laings. Les cotons filés à coudre, superbe collection de MA!. Brook et frères ; les échantillons de boutons d’écaille, de MM. Banks et Hammond; les capsules d’armes à feu, de MM. Armstrong et Cie., et Walker et Cie.; les articles de serrurerie, de MM. Cotterill et Wooldridge ; les plumes à écrire en or et en acier, de MM. Hincks, Wells, Mason, Mitchell et Wiley ; la machine à sonder de MM. Ogden et l'ricssons ; les articles en cuivre frappé, de M. Joseph Hill, les articles de pêche de M. Allcock ; la collection de lanternes, robinets et autres objets de ce genre, de M. Messenger ; les petits objets en acier, de MM. Boulton et fils ; les superbes laitons, lisses et tordus, et les tubes et clous en cuivre, d’une grande beauté d'exécution, de M. Everitt ; les cordes métalliques pour pianos et harpes, de MM. Webster et fils; les objets en papier mâché, incrustés de nacre ou ornés de dessins en peinture, de MM. Macallum et Hodson, Foothorape, Strowell et Sherton ; [es articles de serrurerie, de MM. Touks et fils ; les bretelles, ceintures et courroies de tissus, de M. Taylor; les échantillons di boutons de divers genres, de MM. Aston et Dain, Watts et Marton, Swithkemp et Wright ; les afticles d’écritoire et de bureau, de MM. Allan et Moore ; les bien beaux articles de sellerie, de M, Midlemore ; enfin les appareils de bandages de chirurgie, de M. T, P. Kalt, qui complètent, dans ces divers genres, la collection venant de la ville manufacturière de Birmingham, dont les exposants ont établi un bureau de renseignements communs, dans un appartement érigé par eux au milieu de ce salon qu'ils ont appelé, comme on vient de le voir, Birmingham Court,
Le salon qui avoisine contient : Les étoffes de coton croisées, de MM. Paul et Compagnie, et Fyfe et fils, de Glasgow ; les mousselines et dentelles de MM. Wallace, Macdonald et Brown ; les cotons blancs de M. Bride ; les étoffes de coton diverses, de MM. MeMillan, Lairdet Thompson:
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les cotons filés pour coudre, de M. Clark ; les dentelles de M. Turnbull ; les poteries, cristalleries et porcelaines de MM. Rose, Daniell, Pinder gt des manufactures appelées Staffordshire potteries ; les beaux tissus de lin damassés et les étoffes damassées de coton pur et de laine et coton, de M. Beveridge d’Ecosse ; les toil:s de coton de MM. Hollins, Slaters et Smith ; les outils superbes de M. Howard ; les articles en argent et acier argenté, de MM. Dixon et fils ; les nombreux articles de coutellerie venant des fabricants dont voici les noms, savoir: MM. Saynor et Cooke, Wilkingson et fils, Hameroft, Norwill et fils, Spencer et fils, Ward,Oxley, Wastenholn, Wilson et Davy; les cristalleries et orfèvreries de MM. Samson et Davenport ; les contelleries de luxe de M. Round.
Pour terminer le contenu de ce salon, j'ai à vous mentionner l’énorme vitrine qui contient les échantillons de l’industrie linière de l’Irlande, cette terre classique du fin lin. Cette splendide exposition préparée par le comité de Belfast, comprend tout ce que le luxe de cette belle industrie peut produire, les toiles fines, les mousselines de fil, les dentelles, les jaconas brodés, les étoffes damassées et encore une foule de tissus dont la finesse n’est surpassée que par la blancheur et la fraîcheur.
Passant du côté sud au côté nord de la nef à son extrémité Est, nous atteignons les compartiments occupés par la France et qui sont sinilaires à ceux des sections étrangères que nous venons d’examiner. En descendant le palais de l’extrémité Est à l'extrémité Ouest, d'abord se présente le grand salon affecté à l’exposition des produits de l’imprimerie française et de la reliûre qui s’y rattache comme accessoire obligé. Ce sont : les livres d’histoire naturelle illustrée, de M. Victor Masson ; ceux d'architecture avec planches, de M. Daly ; les ouvrages sur les sciences, de M. Roret ; les produits divers des imprimeries de MM. Maison, Garnier et frères, Delalain, Guillaumin, Amyot, Levrault, Firmin Didot, Didier, Langlois, 5Walmont et Mame de Tour, tous éditeurs bien connus ; les publications de musique de MM. Schonenberger, Heugzel et Cie., Derrie; les relires superbes ou l'or, l'argent, le bois, l’acier poli, le nacre, les pierres précieuses sont tour à tour ou simultanément employés en arabesques, reliefs et dessins d’art de toutes sortes, pour orner le cuir, matière première et principale et qui se trouve surtout traitée avec un goût et une richesse de moyens incroyables; ces objets sont principalement fournis par MM. Lenègre, Curmer, Belin-Leprieur et Lortic. Admirons toujours : les ouvrages illustrés, de M. Claye ; les produits divers d'imprimerie, de lythographie et de gravure, de MM. Farne, Bance, Dupont, Baillière ; les belles gravures de MM. Renouard et Cie. ; les éditions de luxe illustrées, de M. Lehuby ; les gravures de M. Louilleux ; les gravures archéologiques et monumentales de M. Silberman, de Strasbourg ; les types de MM. Laurent et Deberry ; les livres religieux de M. Adrien Leclère,
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Pour compléter cette brillante exposition qui résume dans ce beau salon tout l’art moderne de la typographie, il nuos reste à voir la collection exposée par ladministration de l'imprimerie ëmpériale de Paris ; les principaux objets exposés peuveni se ciasser comme suit : 1°. Une collection de poinçons, de matrices, de caractères français et étrangers ; 2°. une série de tableaux spécimens : 3°. des volumes de la collection orientale et autres; 4°, applications de l'électricité à imprimerie : 5°. différents genres de relire : 6°. modeles en petit de divers appareils de séchage. d’impression et autres; 7°. des cartes géologiques et géographiques ; 8°. un livre imprimé avec ornements en or et en couleur pour l’Exposition.
Ces deux derniers genres nécessitent une mention spéciale. Dans les belles cartes géologiques de la France se trouve mis en pratique admirable découverte de Pimprimerie impériale aidée de Padministration des mines de France, pour la coloration par impression. La carte géologique de MAI. Dufresnoÿ et Elie de Beaumont a nécessité pour le coloriage vingt-quatre tirages successifs sur autant de pierres lythographiques différentes et cependant les plus délicats contours, les plus petites minuties sont respectés Le livre imprimé pour lexposition universelle est l'Znilation de Jésus-Chrisl,—ce superbe volume in-folio contient le texte latin d’abord, puis la traduction en vers, de Pierre Corneille ;—rien ne peut rendre la beauté du type, ni l'élégance de l’ornementation de ce chef-d'œuvre de la typographie de notre siècle ; — cette édition a été tirée à 100 exemplaires seulement, et la dépense collective s’élève à environ 200,000 francs ;—la distribution s’en est faite parmi les principales bibliothèques de France, les sociétés savantes françaises et étrangères et les premières cours de 1’ Europe.
L’imprimerie impériale actuelle a été fondée par Louis XIII et commença à fonctionner au Louvre en 1640. L’Zuitation de Jésus-Christ fut le premier grand ouvrage qu’on y imprima. Ce vaste établissement occupe 94 presses à bras, 14 presses à vapeur, 20 presses lithographiques, 1 presse à taille douce et 2 presses hydrauliques pour le satinage : elle emploie environ 1,700,000 livres de caractères.
Le compartiment voisin de celui que nous venons d'examiner contient des objets d’art de divers genres, savoir: des fruits en cire, de M. Barrier, de Meaux; des objets d’ornementation des sculpteurs, MM. Hardouin et Berrier et fils ; des encadrements artistiques, de M. Thierry; des fruits en cire de M. Louesse, de Paris: des dorures de M. Souly fils, entre autres choses un superbe cadre pour glace, exécuté pour Méhémet-Alii des sculptures de divers genres pour églises de MM. Solon et Hugon, de Roydor, parmi lesquelles on distingue une Madone du premier et une Notre Dame des Victoires de M. Hugon; des
ornements d'église en mastiç-picrre, de M. Hailigental, de Strasbourg; des ornements et tentures en Cuir, tels que tafonlls, lambri, corniches, etc.,de M. Dulud ; des sculptures, de M. Croset ; des objets de tabletterie en nacre, entre pti une superbe tête de l’ÆEcce Homo, de M. Courquin: des sculptures en carton-pierre parmi lesquelles .on remarque un Jésus préchant sur lu Montagne, de M. Tirrant ; des fleurs artificielles en coquilles, de Madame Rose, de Toulon ; des ornements d'intérieur, de MM. Marck et Coutan; des bustes de M. Guétrot; des statues et bas-reliefs, augmentés et diminués de grandeur, d’après les modèles, par la méthode mathématique, exposés par la sociélé des arts industriels de Puris ; des objets d'ornementation d'appartements eh imitation de porcelaïne; méthode brévetée, de M. Chaudé ; des sculptures sur bois, de M. Planson ; des sculptures de divers genres, entre autres un superbe crucifix en ivoire, de M. Michaud ; des gravures anciennes réparées et des dorures, de M. Boucarut; un médaillon en bois sculpté représentant les saintes femmes au pied de la croix, orné des statuettes des quatre évangélistes, de M. Siverler; des sculptures fines en bois venant de la maison de M. Wirth, de Suisse, exposées par le dépôt de Paris; des miroirs et glaces, de M. Mercier: des moulures superbes en cire, de :1jets d’histoire naturelle, de M. Stahl, mouleur du muséuin d'Histoire naturelle ; des bronzes et plastiques los de M. Pillioud ; des moulages d’art, entre autres un Æcce Homo et un combat singulier de chevaliers, de M. Vincent ; des plâtres, de M. Salvatore Marchi, au millieu desquels on admire surtout une Maudone, lu nuit de Pollet, la Bacchante et lu Lédu, de Pradier, rendues au quart de grandeur naturelle ; des plâtres en petit reproduisant les œuvres de Mène et Cain, par le mouleur M. Dufailly; des albâtres, de M. Vullienve ;
+: des dorures, de M. Dumond-Pettrelle ; #4 «nge gardien, médaillon en bois, de M. Victor Frover; des sculptures en ivoire, de M. Bland, de Dieppe, parmi lesquelles on admire surtout un Chrisé superbe, au quart de grandeur et une coupe aux motifs de chasse ; #n Christ en ivoire et un bas-relief de même substance, représentant /x Passion du Sauveur par M. Wolf de Paris ; d’admirables découpures aux ciseaux sur cuir et papier, de Madame la comtesse de Dampierre ; des objets en galvanoplastie, de M. Beaure ; des gravures héraldiques sur métaux, de
M. Chevalier; d2s ea :hets gravés en creux et en relief sur pierres fines, de M. Brasseux ; des ornements “'arohiteotute en ciment romain par MM. Rozet et Menisson de Vitry-le-Français; une superbe boîte en ivoire sculpté, de M. Moreau; des statues en plâtre réduites et augmentées par le procédé mathématique, exposées par M. Sauvage, entre autres, une réduction de moitié etune augmentation de moitié de la Venus de Milo : une collection de fruits et racines alimentaires reproduits à la plastique par MM. Lédion et Buchetet, de Paris; spécimens de
sbourg; rniches, bletterie urquin ; in Jésus quilles, , Marck fs, augnéthode 2 : des celaïne} lanson :
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reproduction. des, monuments en reliefs. complets, parmi lesquels on admire le modèle de la cathédrale de Saint-Jeau-des-Vignes, à Soissons, exposition, de M. Betbéder, de Soissons ; les étonnantes reproductions de monyments en coquillage, de M. Hostin d' Etel, dans le Morbihan. Il est presque impossible d'imaginer comment cci artiste peut reproduire ainsi par l’agglutination de coquillages, tous les détails et jusqu'aux statues de monuments, comme la superbe cathédrale de. Toul, par exemple,—de petites statues de moins d’un pouce d’élévation sort forinées de l'adhésion pleine d’art, de plus de vingt coquillages différents de grandeur et de forme; on se tromperait si on croyait que ces ouvrages sont de pures enfantillages ; rien ne reproduit, comme ces œuvres d’art, l'effet de ces vastes dentelles gothiques des cathédrales du moyen-âge, qui seront encore l’admiration des hommes quand beaucoup d’autres choses auront disparu;,car l'honune ne vit pas seulement de pain, sun intelligence et son cœur ont aussi besoin d'aliments, et faute de cette nourriture, les races s’abâtardissent: chaque pierre se détachant des palais de Babylone et des temples de PEgypte marquait un degré descendu par les peuples de ces contrées vers les régions inférieures de la barbarie ; quand un peuple non seulement entretient ses monuments mais en reproduit la beauté, c'est un signe qu’il grandit comme ètre moral. Passons au salon voisin rempli d'objets pour la plupart compris dans celte catégorie que Pindustrie parisienne a qualifiée sous le nom de Fantaisies. Voyons lesfruits en marbre, de M, Carette; les articles de miroiterie, de M. Luce ;, les albâtres, de. .M. Everard ; les objets en fer repoussé et surtout le bouclier représentant la bataille de Rosbec, de M. Merreille ; les bas-reliefs en ivoire, de: M. Catel d’Abbeville; les fruits en cire de M. Montel, de Toulouse, comprenant 1300 variétés ; un Christ en bois et autres objets de statuaire, de M. Faurre de Paris; les objets en ivoire, de M. Morest, et par-dessus tout, son modèle en relief de Notre- Dame de Paris et sa Vénus de Médicis au dixième de grandeur; les fantaisies d'ameublement, de M. George ; les bronzes de fantaisie, de M. Asse ; les vanneries de luxe. et de fantaisie, de M. Camaret ; les malachites et autres objets en pierre, de M. Théret ; les sculptures, fantaisies en bois; .de M. Viardot ; les nouveautés et bronzes dorés, de M. Garnier;
.Jes.; fantaisies écossaises çn tartans peints sur bois et sur cuir, de M.
(ençy ; Les abjetsen acier sculpté, bruni ou doré, de M. Henxy, et entre tous un. superbe couteau de chasse ; les, nécessaires, sacs de voyage, porte-monnaies et autres fantaisies de MM, Magnet, Laurent, Henry, Sohlose et frères, Sormani, Félix, Ancoc, Tahan, Monnaies Berthet, Huet,
. Boguct, Kapp, Gaillard, Vervelle, Muller, Triéfus, Péret, Stagmuller, , &t Macé et Boulanger; inutile de dire que ces fabricants s’occupent de . divers genres 61 sa, distinguent quelque fois les uns des autres par les
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matières premièresemployées ; le luxe et le goût qui président à la confection de ces nouveautés et fantaisies ne brillent nulle part ailleurs comme à Paris qui exporte pour des sommes colossales de tous ces articles.
Continuons notre pérégrination autour du même salon. Voici: les caves à liqueurs et les porte-huiliers, de M. Maréchal ; les porte-feuilles, de M. Fenoux; les coffrets de luxe de M. Tabar; les fantaisies ornées de camées, de pierres fines, d'émaux, de nacre, ete., de M. Lenos; les noaveautés en faïence et porcelaines, de M. Gellée et frères ; les bijoux dorés, de M. Delecomte ; les fantaisies en bois de, M. Beker et Otto ; les meubles de luxe et de fantaisie, de MM. Coëbel et Martin.
Enfin, pour terminer la nomenclature de ce vaste compartiment, disons un mot d’une espèce de kiosque chinois élevé au milieu, et dans lequel on à réuni une exposition de jouets, poupées, bimbelots et automates fournis par MM. Voisin, Giroux et Cie., Théroude, Verdanaime et Bontems, Ce dernier expose une petite vitrine qui, à l'exposition de New-York, attirait tous les regards et réunit de même ici une foule curieuse ; ce bocal contient un arbuste autour duquel voltigent, se proimènent, boivent, chantent et se taisent des oiseaux automates d’un naturel parfait. N'oublions pas que le fameux Vaucanson ne dédaignait pas d'exercer son génie de mécanicien à construire des automates, et que ces jeux lui ont fourni les moyens de résoudre de grands problèmes.
Le salon que nous avons à voir contient une partie de l'exposition de cette magnifique cristallerie française qui est sans égale dans le monde, qu’on l’envisage soit comme art soit comme industrie.
Voici les verres de montre et de lunettes et la gobeletterie en verre de MM. Burgun, Berger et Cie., de la Moselle ; les superbes gravures sur verre de M. Becker, de la Meurthe, parmi lesquelles on remarque avec admiration la descente de croix, de Rubens, la Madone à la chaise, de Raphaël, et un buste de l'Empereur. Les verreries et cristalleries comprenant des objets de toutes sortes de ces industries, vases, gobelets, aiguières, cuvettes, candélâbres en verre blanc, coloré, doré, coupé, poli ou dépoli en imitation de porcelaines et d’émaux, ornés d’arabesques, de dessins de figures envoyées des cristalleries de Vallèrestaal, de Lyon, de Saint-Louis, de Baccarat, de la Villette, de Clichy, de Pantin et par MM. Mougin et frères, des Vosges. On admire encore les fleurs artificielles en verre faites à la lampe par M. Pilon, sourd-muet ; les verres à lunettes de MM. Moussier et Boulland ; les lettres peintes ou en or sur verre, de M. Nideley,et surtout les fleurs, plantes et animaux en verre de M. Lambourg, de Saumur ; un lion de grandeur naturelle attaqué par un serpent de grandeur naturelle, le tout en verre, trompent tous les spectateurs. Des gens s’extasient tous les jours sur la manière hubile dont ces animaux sont empaillés et peuvent à peine en croire ceux qui leur disent que ces écailles du serpent, les crins de cette belle crinière du lion sont de-verre.
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Nous passons maintenant dans le principal salon de lorfèvrerie française où l’or et l’argent brillent sous toutes les formes. On admire successivement : les pièces d’orfèvrerie dite inter-crystal, de M. Grichois, —ce genre consiste à enfermet au milieu d’ornements en verre transparent des arabesques ou autres dessins en or ou argent ; l’exposition de vases sacrés et d’ornements du culte, de M. Thierry : les objets de bijouterie religieuse en oret brillants, de M. Gerbaud fils, les articles de M. Poussielgue Rusand et surtout un ostensoire gothique, ceux de M. Delani tout argent, parmi lesquels on remarque une coupe représentant un fleuve et d’autres allégories fluviatiies ; les aiguières et cuvettes en or et autres échantillons, de M. Charpentier ; la belle exposition de MM. Favier et Neveu, de Lyon, dans laquelle on distingue surtout six ostensoires en or de grandes dimensions, un ciboire en or avec médaiïilons en porcelaine de Sèvres et encadrement de brillants, et une patenne ornée d'un basrelief figurant Jésus-Christ sortant du tombeau ; les orfévreries, de MM. Cosson, Corby, Thouret, Baleine et fils ; les argentures de M. Delajuveny, les pièces d’orfèvrerie avec placages, ornements d'ivoire ou autres de MM. Veyrat et Rudolphi; les superbes spécimens de M. Casse, entre autres un médaillon-bouclier de 30 pouces de diam:tre aux emblêmes de chasse ; le culmen du bouclier est formé par une statuette de piqueur donnant du cors et tenant en laisse six beaux limiers ; des ornements sylvestres ornent le périmètre de la pièce et circonscrivent trois médaillons secondaires en creux contenant des bas-reliefs représentant les chasses du loup, du sanglier et du cerf au moment du hallali sanglant.
On admire encore l’orfèvrerie de table, de M. Callot ; les échantillons d’orfévrerie religieuse, de M. Trioullier, et surtout un ostensoire de dimensions colossales pour l'exposition permanente du Saint-Sacrement, Cette vaste pièce à environ 4 pieds d'élévation ; la gloire offre un rayon de deux pieds; le piédestal est orné des statues des quatre Evangélistes, le pied est formé par une gerbe élancée de blé, entourée des statues des trois vertus théologales ; la base des rayons de gloire est entourée d’une vigne, de statues d’anges et de nuages ; les statues des Cvangélistes, des vertus théologales et les nuages sont en argent, le reste est en or.
Terminons en admirant les bronzes pour églises, de MM. Jansse, Hébert et Bachelet, et les sculptures pour pièces d’orfèvrerie, de MM. Henry-Hayet, Léonard et Guayton. Dans l'exposition de ce dernier on remarque la reproduction d’un calvaire, par Justin, et un vase représentant l’enfer du Dante, épisode des serpents ; les ances, le pourtour et le pied du vase sont ornés de statues des suppliciés et des figures de nombreux serpents ; le sommet est occupé par le groupe du Dante et de Virgile son guide.
Passons maintenant au salon des porcelaines, non pas celles de Sèvres néanmoins, mais des différents frabricants français, et notons les services
en porcelaine aux vives couleurs de MM. Mansard et fils ; les fantaisies, statuettes, animaux, ete., de MM. Capoy et frères ; les vases, c: andéläbres de MM. Paroche et Pérniét: ; les spécimens de M. Jacob Petit, surtout deux statues, trois quarts de arahdËur, d’une jeune jardinière et d’un jeune jardinier; les porcelaines téndres de M. de Battigues, entre autres s pièces, un grand vase avec peintures aux emblêmes de la musique et figurines d'amour pour ances ; les services, vases et autres o! bjets de MM. Macé, Ernie et Condrec, Taimours et Hooré : les'statues et stalueites de. ke maison Fleury,entre autres une vierge de grandeurnaturelle; lesi imitations d’antiques et de vases chinois et.indous de M. Mayer; les porcelaines chinoises de la maison Finet ; les porcelaines de M. Lerosey, entre autres un superbe service de act à jour, dit service Pompadour, et trois médaillons des portr: its de Napoléon 1, Napoléon IE, et de l'impératrice Eugénie ; les cristaux et porcelaines de MM. Todbanneut et Dubois, et surtout deux beaux vases renaissance en porcelaine-biscuit avec bas-reliefs des fêtes de Bacchus: Pexposition de M. Boyer, où se font admirer trois cuvettes à glace péintes aux motifs de chasse, l’une représentant le relancé du cerf, l’uutre du loup et le troisième du sanglier; enfin, et pour términer les articles de M. Gille jeune, au milieu desquels on admire, parmi les fantaisies un combat de cailles et parmi ‘*s groupes de porcelainebiscuitune Zimaculée Conception grandeur na.urelle, et un charmant groupe demi-grandeur intitulé le Repentir ; Une malheureuse fille perdue, à moitié cachée dans son peignoir est aux pieds d’une religieuse qui lui présenté la croix ; le repentir de la coupable et la confiante charité de la bonne fille de Dieu sont admirablement rendus.
Les trois salons communiquant ensemble, qui suivent, sont consacrés à Pexposition des bronzes français, vaste industrie dont Paris surtout est le centre de production et presque le monde .entier, le marché. Les exposants frauçais dans ce genre sont innombrables, c’est le mot, et
dans la collection de chacun d'eux il est des choses admirables, ne
pouvant, par impossibilité, tout examiner en détail, admirons au moins és œuvres qui nous frappent le plus, c’est donc: la statuette d’une jeune négrésse allant à la fontaine, de M. Daubrec ; deux groupes délicieux faisant pendants, de M. Lachesne, de Caën. Dans le premier de ces groupes, un serpent enroulé sur LEnémne menace un joli enfant à demi couché par terre, protégé par son chien fidèle. La crainte mêlée d'espoir: de l'enfant, la’ #ésélution du chien q qui le couvre ‘de son COTPS, Phésitation, et.la maliee du sérpent sont adnirablement rendues. —Le ne groupe nous montre le chien essouffé, mais Ariomphant, le. corps. du serpent: ‘étendu et la tête séparée gisaut a quelque distance, : l'enfant dans l'élan, de, sa reconhalisshnée 'éhlace ‘db ses éfreintes son chier qu sui embrassp,. sa charmante petite tête marie > les Lire de sa belle HAE aux môghes
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