‹ Le Canada et l'Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 133 sur 243 · MM · texte numérisé non relu

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En traversant du côt: sud du palais à son extrémité est, on a, à droite l'exposition des appareils de pêche de Ff'unle, ce sont d’iminenses varveaux, et des modèles en petits de parap ts en pente pour conduire le poisson. Quelques-uns de ces parapets sont consiruits avec des gradfns, de manière à permettre au poisson de remonter les rivières, alors même qu’on y établit des écluses pour créer des forces motrices où des barrages quelconques dans un but d’ait où d'économie, On devrait bien faire une condition d'établir de pareilles dispositions qui ne coûtent presque rien aux exploitateurs des pouvoirs d'eau an Canada, surtout pour les rivières du bas du fleuve que le saumon a coutume de remonter. Les petits bassins de ces modèles de parapets sont remplis d’une eau que leur fournit une fontaine dans le palais et peuplés de petits poissons que monsieur le professeur de pisciculture, Mallet, de Paris, va chercher chez lui où il élève des brochets, des carpes, des anguiles, ete., comme on a coutume d'élever les petits chiens, —-il montre en méme temps dans des phioles des œufs de ces différents poissons et nous dit ceux qui sont bons et ceux qui sont clairs.

Laissant cet intéressant quartier, apres avoir jeté un coup-d'œæil sur un singulier canot primitifen cuir eten osier appelé Corerl, dont se servaient originairement les habitants du Pays de Galles et d'Irlande, et fait la comparaison entre ce vilain échantillon de navigation et le joli canot d’écorce de nos Sauvages du Canada, on prend l'allée du côté francais. Voici d’abord les articles de vannerie, chapeaux en bois, corbeilles, boites, vase en osier, de MM. Amberoy, Mutet, Desuigues, Renardin, Pierson, Tordenx, Derk et Barbotte; les plumeaux élégants et de toutes couleurs, de MM. Loddé, Hénoe 1 Lhuillier; les bijoux en cheveux, de M. Lemonnier; les articles de brosserie, brosses à hardes, à dents, à parquets, ete., d’au moins 20 fabricants de diverses parties de la France; les montures d’éventails, des fabriques de Sainte-Geneviève, Oise; les pinceaux pour artistes, de MM, Mariette, Saunieret mesdames Fillion et Fontana de Paris; les nombreux calumets, tabatières, blagues et autres articles de tabagie, de plusieurs exposants; les statuettes incassables de M. Delattre et Cie.; deux beaux caivaires en ivoire, un de M. Desnoyel, de l'Oise et l’autre de M. Sacépée, de Dieppe; les peignes en bois et eu corne à bon marché de M. Corneil, de lAriége ; une foule d’articles de tabletterie et de bimbeloterie, compris dans ce qu’on appelle les articles de Paris; les chapelets de M, Filloz, du Jura ; les papiers dorés et argentés et les elles pierres à brunir de M. Dufour, de Paris; les superbes cartonnages : MM. Cerfet Nakara, de Bordeaux, entre autres, une corbeille de baptème revêtue en velour vert semé d’abeilles d’or et surmontée d’une charmante statuette d'enfant dans un berceau.

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Une suite de vitrines contiennent de ces superbes travaux en ivoire, dans lesquelles la ville de Dieppe a une si belle renommée ; parmi cette belle exposition les exposants suivants se signalent: M. Lefort par la relire en ivoire d’un missel romain; M. Poisson par une chapelle gothique pour oratoire ; M. Correau par une statue de la Sainte-Vierge dans une niche gothique ; M. Vangorp par un beau Christ; M. Belhoste par une corne à poudre avec bas-reliefs représentant Diane chasseresse ; M. Garnot par un Æcce Homo de toute beauté, au quart de grandeur naturelle.

Vient ensuite une série d'expositions de parasols, cannes, badines, fouets, cravaches de toutes sortes, ornés avec goût et luxe en ivoire, métaux, pierres, etc. ; puis les poupées et bimbelots pour enfants, d’une quinzaine d’exposants; les parapluies, de M. Callier; les éventails superbes ornés de dessins, de plumes, chamarrés d’or, montés en ivoire ou en bois précieux, et aussi les éventails communs à 5 sois la pièce ; les maroquineries, de M. Josselin ; les gaines pour épées, sabres, couteaux de chasse et les ivoires teints et cuirs frappés, de M. Obré ; les masques et dominos de toute sorte, de Madame veuve Cochet ; les vases et services en cactus d'Algérie monté en argent,de M. t'oussaint; les pièces d’orfèvrerie de plusieurs maisons francaises de Paris et des départements.

Signalons particulièrement les armures historiques, objets d'art et bijouterie classique de M. Granger, fournisseur de POpéra. Dans sa collection on admire une superbe cuirasse antique d’un beau travail en cuivre doré, une couronne impériale en brillants et cuivre doré et une armure complète de chevalier, style italien.

Nous sommes arrivés au vestibule de la grande entrée du palais: voyons en passant les nombreux vases, statues et objets divers en céramique, en grès francais, en terre ordinaire et en terre cuite, et notons parmi ces produits une porte en style byzantin, ornée de statues de grandeur moyenne et une Sainte Vierge dans le genre de la statuaire monuinentale, des ateliers de MM. Virebert frères, de Toulouse ; une Polywnie d’après l'antique, statue colossale, une Léda, grandeur naturelle, une chasse au sanglier, et un échantillon de l’application de la terre cuite à lornamentation extérieure des édifices, —ces objets sont exposés par M. Garnaut fils, de Paris.

Reprenant la grande allée latérale que nous suivions, se présente à nous ja magnifique exposition francaise des chaussures de tout genre et de toutes matières jusqu'au bois ; inutile de parler de la richesse et de Pélégance d’une partie de ces produits, ni du bon marché de Pautre partie. Cette exposition renferme les produits de plus de 40 fabricants, la plupart de Paris. Les visiteurs remarquent beaucoup la collection des chaussures historiques, de M, Pillot, et surtout les brodequins et les

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cothurnes antiques, les chaussures moyen-àge et les bottes de mousquetaire. Puis viennent encore les frais et délicieux éventails de beaucoup de contributeurs ; les boutons d’or, d’argent, de cuivre, de fer, de bois, d’écaille, de nacre, de soie, enfin que sait-on, fournis par une vingtaine d’exposants ; les jarretières si coquettes, de M. Jourdain ; les agrafes de toutes sortes, parures pour chemises et boutons, fantaisies, de MM. Dandé, Chambellau et Hesse fils.

L'industrie des bronzes a une telle extension que malgré tout ce que nous avons vu déjà, voici encore les tubes, cannes, garde-feu, écrans, mécaniques en bronze, de M. Piéron, de Paris ; les lampes, ornements de cheminée, et autres bronzes ou cuivres dorés, de MM, Rivard, Becquet, Gousse, Renardeux et Lebuitel; puis les fleurs artificielles galvanisées de M. Gervaisot, les dorures et \ernis imitant l’or et indélébiles, de M. Langlassé.

Efin, pour terminer cette allée du côté français, on admire les tissus divers en laine, soie et caoutchouc appliqués à la chaussure, de M. Jacqueinin-Gaudant; les superbes draps feutrés pour habillements et tapis, venant de la fabrique de Choisy-le-Roi, et lestissus divers en laines peignées, de M. Pin-Bayart de Rouhaix. La mise en regard de ces deux genres de travail pour les laines, Le feutrage et les tissus peiïgnés, est d'un grand intérêt, vu surtout la parfaite beauté des échantillons exhibés,

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