‹ Le Canada et l'Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 196 sur 243 · SIR W, E, LOGAN · texte numérisé non relu

SIR W, E, LOGAN

[Traduit de l'Anglais]

Torowro, 3 avril 1856.

Moxsieur,—Etant de retour en Canada après avoir rempli les devoirs qui m’avaient été assignés, conjointement avec M. J. C. Taché, comme un des commissaires spéciaux à l’exposition industrielle de Paris, et ayant rapporté avec moi les diverses médailles qui ont été accordées aux personnes qui avaient contribué à la collection des produits envoyés de la province, j'ai Phonneur de vous informer que jai mis ces médailles entre les mains de l’honorable secrétaire provincial, pour en avoir soin, jusqu’à ce qu'il plaise à son excellence le gouverneur-général d’en ordonner la distribution entre ceux à qui elles sont finalement destinées.

Ces médailles consistent en une grande médaille d'honneur, une médaille d'honneur, treize médailles de première classe ettrente de seconde classe. En outre des noms des exposants à qui ces médailles ont été décernées, ceux de quarante-sept autres paraissent dans la liste officielle comme ayant mérité une mention honorable; mais au-delà de cette mention dans la liste officielle il n’y a ni diplômes ni documents constatant ce genre de récompenses

Dans la liste officielle des prix, publiée en France lors de la distribution des médailles, on n’a enregistré rien de plus que le nom de Pexposant, la classe à laquelle Particle appartenait, et le pays d’où il a été envoyé. Je vous transmets une copie de cette liste pour ce qui concerne le Canada, et vous verrez que, sans autres documents officiels pour se guider, il serait impossible, à moins d’être grandement exposé à tomber en erreur, de constater sur quelles bases les décisions ont été faites, ou de formuler un état de comparaison entre les contributions du Canada et celles des autres pays, ou de dire quel peut être le résultat général de l'exposition. Cela ne pourra se faire qu'après que les rapports définitifs des jurés nous seront parvenus en ce pays, et l’on ne s'attendait pas de les voir sortir de la presse avant trois mois du jour de mon départ de Paris à la fin de décembre.

On était dans ce temps occupé à les formuler, mais il n’était permis à personne, excepté aux membres du jury, d'y voir ou d’avoir accès aux études écrites sur lesquels on les basait, et encore un juré n’avait la permission d'examiner que les documents de la classe à laquelle il était préposé. M. Hunt, de l'exploration géologique, nommé par le prince Napoléon comme juré à la première classe—celle qui embrassait les minéraux-—était le seul juré spécialement en rapport avec le Canada. Tous les faits relatifs aux procédés du jury de cette classe sont en sa possession, et il s’oceupe à préparer un rapport qui devra rassembler telsdétails sur lapplication des minéraux canadiens que les circonstances et l'expérience acquise à l’exposition lui ont suggérés.

Je vous envoie aussi en même temps un état indiquant de quelle ma nière on a disposé de la collection du Canada depuis la clôture de l’exposition ; partie a été offerte en présent à différentes institutions de Paris en rapport avec le gouvernement français, partie a été vendue, partie rapportée en Canada, et le reste a été déposé au palais de Sydenham pour former le noyau d’une collection des produits du Canada, que le comité canadien, en acceptant l'offre d’un espace, des directeurs de cette institution, a l'intention d’y faire d’une manière à faire honneur autant à la province qu’à l'établissement qui la possédera.

Je vous passe aussi en même temps un état des deniers payés et reçus, par lequel vous verrez que je redois une balance de (£G 19s. 3d. courant) six louis dix-neuf chelins et trois deniers.

J’ai l'honneur d’être, Monsieur, Votre très-obéissant serviteur, W. E. LOGAN.

W. Rhodes, écuyer, M. P.P., Président du comité exécutif Canadien de lexposition de Paris.

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