‹ Le Canada et l'Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 84 sur 243 · OÏS · texte numérisé non relu

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D ee = = = __ fc i RESUM#:, NOMENCLATURE DES ARTICLES DE LA IIIe CLASSE,

Plan d’une ferme canadierne, dessins à Paquarelle des fruits et légumes du Canada, râteaux, charrues, moulins à battre le grain, couperacines, moulin à farine portatif, machine à moissonner le grain, machine à râcler, cribles et autres machines à nettoyer les grains, blé, avoine, orge, pois, graine de lin, sarrasin, graines de fourrage et légumes, houblon, tabac, fèves, fruits séchés, chicorée, sucre d’érable, harricots, noix, laine brute, fromages.

PRIX

Les prix des céréales ont atteint ces dernières années une élévation si exceptionnelle, qu'il serait incorrect de donner les cotes des marchés de l'année. Les prix qui suivent peuvent être considérés comme prix moyens des articles de bonne qualité au port d'embarquement pour la mer. Pour les autres articles, les prix n’ont pas beaucoup varié, ceux que Pon donne ici sont les prix de l’objet acheté au Canada.

Un râteau à cheval (machine économique en bois), 50 fr.

Une charrue en fer, de 35 à 80 fr.

Un moulin à battre (système à dent), avec appareil pour la mise en mouvement par des chevaux, de 800 à 1,300 fr. Moulin à battre (système tambour et cylindre), avec appareil, de 300 à 400 fr.

Coupe-racine, de 80 à 100 fr.

Moulin à farine portatif, 600 fr.

Machines à moissonner, 1,100 fr.

Cribles, de 100 à 160 fr.

Blé, le boisseuu, de 4 à 5 fr. 50 e,; avoine, de 1 à 2 fr.; orge, de 3 à 4 fr; pois, de 3 à 4 fr; graine de lin, de 4 à 5 fr; graines de fourrage et légumes pour semence, de 10 à 15 fr.; houblon, 1 fr. la livre ; tabac 50 c.; sucre d’érable, de 25 à 50 c.; laine brute, de 50 ce. à 1 fr. la livre. Le blé s’est vendu dans ces derniers temps 10 francs le boisseau (30 kil. environ.)

REMARQUES

Le modèle d'une ferme canadienne a été envoyé dans le but de donner une idée de la propriété rurale au Canada. Dans notre pays chaque propriété est close, et les héritages sont distincts et le propriétaire cultivateur n’habite jamais en dehors de ses champs à moins qu’il n’en

possède plusieurs. Le mélange de la grande et de la petite propriété s’y présente dans des conditions moyennes ; jusqu'à ce jour l’accaparement et le morcèlement de la propriété, ces deux maux extrêmes, y sont inconnus. On appelle un grand propriétaire au Canada celui qui possède au-delà de 400 arpents et un petit propriétaire celui qui possède moins de 80 arpents.

Il n’y a rien de particulier à dire sur les machines agricoles, si ce n’est qu’il est de justice de reconnaître que celles qui sont exposées sont faites d’après des modèles d’inventions européennes et américaines, dont quelques-unes seulement ont subi quelques changements ; à l’exception de quelques charrues dont les dessins sont canadiens, quelques-unes de ces charrues sont d’une supériorité incontestable.

On ne craint pas de dire que l’exposition des céréales, fruits et graines du Canada se range parmi les plus belles du genre.

Cela devait être ainsi puisque cette colonie est un pays presqu’exclusivement agricole et doit toujours à cette noble industrie sa prospérité et son bonheur.

Il serait inutile de faire une dissertation sur les grains du Canada, une seule remarque sufhra ; c’est que le blé canadien, contient une grande quantité de gluten, ce qui dans la panification permet des mélanges de quantité considérable de pommes de terre, tout en produisant un pain excellent.

Voici les quantités exportées en 1853 de divers produits d’agriculture. On donne l’année 53 parce que les retours pour 54 ne sont pas sous la main.

Blé exporté en nature......,,....,:.++e 2,666,903 boisseaux.

OS. niet se Seven so vadanee 43,350 .

DOÏS se someone ne sise ossnevesess cesse : 249,910 L AVOIRS Leviers recensées eu 1080910 +.

Maïs, fèves et graines. .....0.0 600006 « 40,000 à

[l n’a été exporté de laines brutes que la quantité de 424,452 livres, Il faut remarquer qu’on exporte beaucoup de farines et de viandes d’animaux engraissés, sous forme de conserves de différents genres.

Le sucre, produit par la sève de l'érable, possède, avec toutes les propritiés saccarines des autres sucres, un arôme qui lui est propre et qui se rapprocue un peu de celui de la vanille. Ce sucre, que préfère l'habitant du pays en général, se consomme en entier à l’intérieur, et il n'en fut exporté en 1853 que l’insignifiante quantité de 5,996 livres; la p'edluetion totale du sucre d'érable atteignait déjà le chiffre de 10,000,000 de livr.s lors du dernier recensement général en 1851.

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QUATRIEME CLASSE

MÉCANIQUE GÉNÉRALE APPLIQUÉE À L’INDUSTRIE, SECTION lire.

Appareils de pesage et de jaugeage employés dans l’industrie.

176. Ladd (C. P.), de Montréal, dans ie Bas-Canada. Balances du commerce.

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