‹ Le Canada et l'Illinois comparésChapitre 3 sur 4 · DÉBOURSÉS · texte numérisé non relu

DÉBOURSÉS

Prix, argent comptant, de 100 acres de terre, à 88. 8d.,,,,,,.,..esoeoveee & 10 Coût par contrat de défricher, clôturer et ensemencer, à £8 108, par acre........ 850 Coût de bâtir une petite maison ou un appenti.......,......esesseeorsese 80 Prix de deux paires de bœufs, chaînes, el0..,,,,..s00essevesessvesvsuse 84 Prix d’une chaudière à potasse, .,.,...0000o0eoronesvseeooseenenese 10 Travail ur faire la potasse et les barils....,,,,.,,,....eessesssoceseusre 40 2de année. Nourriture et gages de 3 hommes (et de 5 durant les récoltes), entre-

tion PTS RO Or MR ER PR ARR EAST PE GE A NT 0 180

ee 00000 ee 006060

REVENUS. 20 barils de potasse à £6...,.,...,,,...,.eeesoeovoccsee £120 [1] [1] Bois de pin, 100 arbres à 68...,,,.,,...esssesssesesossesose 80 O 0

(Où le bois est bon pour faire de la potasse, il n'y « que peu de pins, c'est os pour laquelle je ne compte qu'une petite somme pour cet atcle,

1re récolte, 2,000 minots de blé à 5s..,,..,,,,.esessessssses 600 © 0

2de récolte, orge, avoine, pois, patates, à £3 par acre en moyenne.. 800 O0 0 ” —— £050 0 0 Laissant après la seconde année un surplus de £269 15s. en sus de la terre, etc.

Cette comparaison est faite avec exactitude et prouve que le capitaliste canadien retire en deux ans un avantage plus considérable de £269 155. que le capitaliste des prairies. Et pour montrer que ces avancés ne sont nullement surchargés, je donne plus bas les rapports officiels de l'agent du gouvernement sur Ottawa, faisant voir le produit total, pour l’année 1858, de 800 acres de terre défrichée depuis peu ainsi que les prix auxquels il évalue les divers articles, et qui ne peuvent aucunement être regardés comme exceptionnels,

M. French dit que : “ sur 800 acres il a été recolté : 5726 minots de blé à 81 par minot...................... +... 85726 00 2916 “ d’avoine à 40 cents par minot.....,..... sesse...e 1166 40

149 “ d'orge à 50 cents par minot..........eseecsscoe 74 50 168 “ de blé-d’inde à $1 par minot.........6000..ssves 168 00

16799 “ de patates à 40 cents par minot....sooo.smsos eee . 6718 80 6350 “ de navets à 10 cents par minot.................... 685 00 87 tonneaux de foin à $5 par ton... ..,.......eesseesosese 435 00 260 “ de paille à $4 parton................ sesossese 1040 00

4012 livres de sucre à 10 cents parlivre......,......,.,6...., 401 20 108 barils de potasse à 824 par baril. .............6..6..e 2592 00 9159 minots de cendre à 8 cents par minot..............ocsee 789 92

Faisant un total de...,............819695 82

La moyenne de la valeur du produit de chaque acre pour un an étant ainsi d’un peu plus de 824.60 ou £5 stg., somme bien au-dessus de ce que M. Caird représente être le cas dos l'Illinois. Pour trois des articles ci-haut, le foin, la paille et les près il ne peut sur les terres des prairies y avoir de demandes, et trois autres de ces articles, [a potasse, la cendre st le sucre,

ne s’y produisent point. M. French a aussi oublié de mettre en compte la valeur du bois employé à la construction des maisons et appentis ainsi que de celui vendu aux commerçants.

Que les cultivateurs des vieux pays comparent attentivement ces deux états et se rappellent en même temps la probabilité qu'ils ont de jouir au Canada d’une bonne santé, d'y avoir de l’eau en abondance sans la nécessité de creuser des puits artésiens de 127 pieds de profondeur, d'y cueillir de bonnes pommes et de bonnes poires, ainsi que d’autres fruits et des tan de toutes sortes en abondance, d’avoir d'excellents débouchés pour tout ce qu'ils récoltent ainsi que du bois pour la construction de leurs maisons et de leurs clôtures et pour leur chauffage, et un bon gouvernement qui pourvoira convenablement à l'éducation de leurs familles, même beaucoup mieux qu'aux Etats-Unis—et s'ils veulent se guider sur l’honnête opinion d’un cultivateur de vintg-cinq ans d’expérience en Canada, il réfléchiront avant de préférer les prairies de l'Illinois aux forêts du Canada. Les bois tempèrent les chaleurs de l'été et en même temps adoucissent les froids de l’hiver, tandis que les prairies sont exposées à des vents et des tempêtes mes ainsi qu'aux neiges des hivers et très souvent sont dévastées par des incendies terribles. Les feuilles qui tombent continuellement des arbres forment compost infiniment supérieur à celui de l’herbe des prairies. Il y a encore une autre considération importante, c’est que d nombre de ces terrains plats des prairies ne peuvent être établis avant d’en avoir fait disparaitre les eaux malsaines qui en couvrent la surface; et la nature du pays en rend l’égouttement très dispendieux, et quelquesfois même impraticable. Il est souvent très difficile de trouver des sources d'eaux qui ne tarissent pas, et le manque d’eau pure occasionne souvent à l’homme et aux animaux beaucoup de souffrance,

Pour-corroborer ce que j'ai dit touchant le manque de rendement du blé et des autres récoltes dans les Etats-Unis, je donne plus bas un extrait d’une publication très-récente et très- : habile de John Jay, étant “un exposé statistique de l’agriculture américaine, ses ressources intérieures et ses débouchés étrangers, etc., dans un discours prononcé à New-York devant la Société Géographique et Statistique Américaine, sur l’organisation de la Section Agricole.” New-York 1859. ‘“ La moyenne du nombre de minots de blé par acre dans l’Alabama et la Georgie est de cinq ; dans la Caroline du Nord, la Virginie et ia Tennessée, de sept, dans les autres Etats allant en augmentant jusqu’à ce qu’eile atteigne douze minots dans les Etats de New-York, l'Ohio et l’Indiana ; treize dans le Maryland et le Vermont, quatorze dans l'Iowa et le Wisconsin; quinze dans la Floride, la Pennsylvanie et le Texas, et se'ze dans le Massachusetts, ce qui est la plus élevée. L’avoine varie de dix jusqu’à trente-cinq et trente-six minots par acre” Le journal de la Société des Montagnards d’Ecosse observe que “ si l’état donné par M. Jay est correct, l'exploitation des terres dans plusieurs parties de l'Amérique doit être dans une condition déplorable ; le maximum en Amérique correspond À notre minimum.” Il ajoute toutefois ce qui pour les dernières années est vrai, les rapports de la récolte de cette année indique cependant que le mal ne fait pas de progrès. “ Nous croyons que la récolte de blé a récemment beaucoup souffert des ravages des insectes et de différentes maladies auxquelles il paraît devenir de plus en plus sujet.”

Depuis que ce qui précède a été écrit, la perspective de la récolte dans les Etats-Unis promet, cette année, beaucoup plus qu’à l’ordinaire, et dans le Canada il y a tout lieu de s'attendre à une belle récolte. De toutes les parties du Canada-Ouest, ce Bureau reçoit des rapports de l'apparence de récoltes de blé considérables, variant de 30 à 40 minots par acre, ainsi que des autres grains du printemps, y inclus le blé-d'inde. En confirmation de l’avancé que j'ai fait, que ce grain ne rendait pas plus que 40 minots par acre dans l'Illinois, je citerai encore une fois l'état de M. Jay, ainsi que mentionné dans le même journal : “ Commençant, dit-il, à onze mi-

uots par acre, le rapport du produit du blé-d'inde varie dans les diflérents états s’élevant jusqu’à 32 dans le Vermont et l'Iowa ; 33 dans le Missouri: 36 dans l'Ohio, et 40 dans le Connecticut.” Ce dernier est le rapport le plus haut qu’il donne, Je suis, Monsieur, Votre, etc.

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