Le Canada et la question agricole [microforme]
En écrivant les quelques pages qui vont suivre, nous n'avons pas eu l'intention de faire une étude approfohdie de ce magnifique pays du Canada, qui fut la première colonie créée par la France. Il nous faudrait, en effet, plus de temps et plus de place que nous n’en avons et nous serions peut-être moins lus et moins Compris. Aussi nous bornerons-nous à exposer d'une façon aussi brève et aussi claire que possible, en nous basant sur des faits dont l'exac- Litude ne saurait être mise en doute (1), l'aspect général, l'organisation intérieure el les intérêts que nos compatriotes peuvent y trouver.
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(1} Nous avons puisé, en effet, la plupart de nos renseignements officiels dans le remarquable rapport qu’adressait au syndicat maritime et fluvial de France M. E. Agostini, qui avait été le délégué de ce syndicat au Canada, ainsi que dans les nombreuses études de M. l'abbé Proulx,
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Le but que nous nous sommes proposé en écrivant cette brochure est simplement de faire ressortir les avantages que nos nationaux trouveront certainement à aller porter leurs connaissances spéciales età les mettre en pratique dans ces immenses contrées dont le sol si fartile ne demande qu’à recevoir pour rendre au centuple.
I] faut que le trop-plein de nos populations aille chercher ailleurs que dans les grands centres, où la misère seule les attend, les ressources que la mère-patrie ne peut leur pro- : curer.
C'est là seulement que se trouve la solution du problème social !
Point n’est besoin de désunir les grandes classes de la société : le capital et le travail, puisque l’un et l’autre peuvent librement avoir leur place au soleil.
Il suffit seulement de détruire ces préjugés et cette routine qui retiennent le Français au rivage, lorsqu'il pourrait sans crainte et sans danger porter au loin les qualités maîtresses de sa race qui lui ont toujours assuré une supréu.atie sinon matérielle, du moins morale sur les autres nations.
Là, en effet, dans cette terre du Canada, point de peuples barbares et dévastateurs, point de