CHAPITRE PREMIER
Aperçu historique.
Cest en 1534 que Jacques Cartier, parti de Saint- Malo à la découverte de nouveaux territoires, prit possession, au nom du roi de France, de ce sol qu'aucun Européen n'avait encore foulé de son pied, et qui fut, dans la suite, désigné sous le nom de Nouvelle-France!
în 1633, il y avait déjà au Canada plus de cinq mille colons français, sous la direction de Champlain, qui en avait été nommé gouverneur général,
Quelques années après naissaient les villes de Montréal et de Trois-Rivières.
De 1689 à 1697, notre petite colonie, gouvernée alors par M. de Frontenac, eut à soutenir une terrible guerre contre la grande colonie anglaise de l'Amérique du Nord, à laquelle s'étaient jointes les tribus sauvages,
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‘Le traité de Ryswyk mit fin aux hostilités; en assurant aux deux nations l'intégralité de leurs territoires.
Mais en 1754 les hcstilités recommencèrent, plus sérieuses cette fois. Le marquis de Montcalm vint alors au Canada avec deux bataillons, fen qualité de lieutenant général des armées du roi,
Après de nombreux faits d'armes, les deux généraux n chef français et anglais perdaient la vie dans les plaines d'Abraham, en 1759, et la ville de Québec se voyait dans l’obligation de capituler,
Trris ans plus tard, le 10 février 1763, le Canada était concédé à l’Anglelerre par le traité de Paris, :
Dès lors, il ne resta plus sur le continent américain que 63,000 Français, qui, groupés autour de leurs prêtres, dont le rôle éminemment patriotique est digne de tous les éloges, résistèrent à toute tentative d’assimilation et surent conquérir sur ce sol, que le sang de leurs ancêtres avait fertilisé, la place et le rang auxquels ils avaient droit (1).
Les 63,000 Canadiens-Français d'alors se retrouvent aujourd’hui 2 millions, et leur nombre se double tous les vingt-huit ans! Qui donc oserait soutenir, devant de tels faits, que notre race n’est pas coionisatrice ?
(4) Parmi les principaux membres du clergé canadien-français qui continuent l’œuvre de leurs devanciers, nous devons une mention spéciale à Mgr A. Taché, archevêque de Saint-Boniface, le propagateur et le défenseur de la race française dans le Manitoba; à M. l'abbé Labelle, le populaire curé de Saint-Jérôme, surnommé à bon droit Papôtre de la colonisation.
Nous cicerons ensuite Mgr Fabre, évêque de Montréal, et les abbés Ritchot et Prud'homme, curés de Saint-Norbert et de Sainte-Anne. etc.