‹ Le Canada et les Zouaves PontificauxChapitre 68 sur 68 · NOMS · texte numérisé non relu

NOMS

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ai:tre.s remarques.

Position sociale, etc.

Signaliire,-

Ptke. Curk.

NOTES.— Ifre co?ow7te.—Ciue l'homme que l'on considère le mieux qualifié au service soit désigné sons le No. 1— et ainsi de suite. Si après avoir transmis ce rapport, il se présentait de nouveaux applicants, en donnant leurs noms, etc., dans un supplément, il faudrait dire après quel numéro de cette liste on croit devoir le placer.

'il!ine, 4?)ne, bPjiie et HPine colonnes.— iiï l'applicant est cadet d'une école militaire provinciale, placez le 1 vis-il-vis son nom dans la colonne No. 3. S'il est volontaire ou s'il l'a été, dans celle No. 4. S'il a appris les exercices militaires au colléf^e ou ailleurs, dans le No. 5, et ceux qui n'ont jamais été exercés, dans le No. 6.

La hauteur et la mesure de la poitrine devront être notées avec soin (dans les colonnes 8 et 9) afin que l'on puisse juger du physique des hommes.

lOême et \2ème colonnes.— Si la santé oil les habitudes sont excellentes, mettez la lettre E vis-à-vis le nom dans ces colonnes— pour bonnes, 13— pour piïssables, P — pour mauvaises, M; dans ce dernier cas dites (dans la colonne No. 1.}) ce qui vous fait recommander une telle personne.

Paroisse de 1867;

Aulanl que je puis en juger, après avoir pris des renseignement» préliminaires, je suis porté à croire que ma paroisse pourra fournir aux « Zouaves Pontificaux Canadiens : »

Cadets des écoles militaires provinciales.

Volontaires et autres, connaissant les exercices militaires.

Autres personnes qui ne connaissent point ces exercices.

J'espère que nous pourrons prélever les sommes de

$ 00 comptant.

$ 00 d'ici i six mois.

$ 00 d'ici à un an.

$ — total probable pour cette paroisse.

Signature,

CURB

RAPPORT DU VOYAGE DU PHEMIEH DÉTACHEMENT DES ZOUAVES CANADIENS, ADRESSÉ AU COMITÉ PAR M. L'ABBÉ EDMOND MOREAU, AUMONIER DU DÉTACHE- MENT.

Rome, 19 mars I86.S.

A M. Oi-iviEH Berthfxet, Président di; Comité Canadien des Zouaves Pontificaux.

Mon cher Monsieur,

Les Zouaves Canadiens sont rendus à Rome, casernes, enrégimentés ; — l'œuvre dont m'a chargé votre Comité étant accomplie, je me hâte de vous envoyer un petit compte-rendu, aussi exact que succint, du voyage de New-York à Rome ; je pars de New-York, parceque déjà votre Comité a dû être instruit, par MM. Leblanc et Royal, de ce qui a été fait jusqu'à notre départ de cette dernière ville. Avant d'entrer dans les détails, je me hàle de dire à votre Comité qu'il n'a qu'à se féliciter de sa belle entreprise et qu'il doit se réjouir et même s'enorgueillir du succès qui a couronné la première partie de sa belle et grande œuvre. On disait au Canada avant notre départ que le Comité des Zouaves Pontilicaux Canadiens travaillait à écrire une des belles pages de l'histoire de notre pays ; ah ! lorsqu'on saura tout ce qui s'est passé en France et surtout, ici, à Rome; quand on connaîtra l'impression qu'a fait le passage des Zouaves Canadiens dans la vieille PVance et la brillante réception dont on les a honorés dans la Ville- Eternelle, tous seront bien, en efTel, obligés de s'écrier : i Voilà un des plus beaux faits de notre histoire !'

Rendons mille actions de grâces à Dieu qui, non-seulement, nous a exemptés do tout accident fâcheux durant notre long voyage, mais môme nous a ménagé des joies et des honneurs auxquelles nous ne devions pas nous attendre. Mais je m'aperçois que je commence par où je devais linir ; je retourne à New-York et me reporte sur notre vaisseau, le Sainl-Lauirnl, qui nous a rendu si heureusement au Havre; et là, auprès du grand mât, entourés de tous nos Zouaves Canadiens, je vous prie de nous laisser vous dire que vous ne pouviez choisir un meilleur vaisseau, ni tomber sur un meilleur équipage ; depuis le dernier employé jusqu'au commandant du vaisseau, tous furent polis et pleins d'égards jiour les membres delà compagnie des Zouaves; le médecin, surtout, fut rempli d'attention pour nos malades ; les soins les plus délicats leur furent prodigués; on alla jus(|u'à porter du vin de Champagne au plus atlligés du mal de mer. « Vraiment, se disai'^nt ceux qui se portaient bien, vaut autant, ici, être malade qu'être en bonne santé. » La traversée fut des plus heureuses ; les voiles se montèrent à la sortie du Suiuly Hook et ne furent descendues des niàts qu'à

Brest. Nous enlrâmes dans ce port le 3 mars, à quatre heures du matin ; la traversée avait été rapide comme vous le voyez. Plusieurs fois, le long de la traversée, nos jeunes gens s'étaient dit entr'eux, en voyant les voiles continuellement gonflées par une légère brise qui venait du cùlé du Canada : «Ce sont les Ave Maria de nos parents et « amis qui soufflent dans nos voiles. » Ainsi vous voyez qu'en priant pour nous, on n'a pas prié pour des ingrats.

A Brest, je crus «levoir me séparer de mes chers Zouaves, pour prendre de suite le chemin de Paris, afin d'y arriver Javance et de tout préparer pour larrivée et le séjour de la Compagnie dans cette ville ; M.Victor Hudon eut la complaisance de m'accompagner dans ce trajet. A mon arrivée à. Paris, j'allai voir le R. P. Aubert, ancien supérieur des Obials à Montréal, à qui nous avions écrit au sujet de notre passage à Paris : je retrouvai dans le bon Père Aubert un vieil ami des Canadiens, qui se donna beaucoup de trouble et de peine pour m'aider ; déjà il avait parlé de notre arrivée prochaine à M. de Keller, ancien députe de France. Ce Monsieur qui, dans les années dernières, a défendu si brillamment les droits de lEglise par ses écrits et par ses discours au Corps Législatif, ne s'occupe plus maintenant que de l'œuvre des Zouaves Ponlificau.K. Il est Président d'un Comité formé dans le but de favoriser l'enrôlement dans les armées pontificales et d'aider les caravanes de volontaires en route pour Rome. M. de Keller fut bon et gracieux pour moi, au-delà de toute expression ; il se chargea de trouver des hôtels pour loger nos hommes, de négocier des demi-places pour le trajet de Paris à Marseille, et, de plus, il écrivit à son agent dans celte dernière ville, pour qu'il fil de même pour notre passage de Marseille à Civita-Vecchia. Mais ceci est bien loin d'être tout ou iilulùt Ceci n'est encore rien.

On doit se rappeler qu'à Montréal, au lieu de me donner une lettre dj crédit qui m'auloiisàt à retirer de l'argent en Europe, on aima mieux envoyer celte lettre directemont à Paris, ra'assuraiil que je la trouverais rendue à Paris chez lus MM. de Rolschild. Je me rendis à cette banque pour y retenir les sommes nécessaires pour les frais de voyage jusqu'à Rome ; or, jugez, s'il est possible, quels durent être mon trouble et mon mquielude, lorsqu'on me dit que la dite lettre n'était pas arrivée. Je me voyais à Paris sur le point de recevoir mes cent trt-.nte-six hommes, obligé de les défrayer et de les conduire jusqu'à Rome, et cela avec quelques centaines de francs qui me restaient.

Las premiers moments qui suivirent la réponse donnée par la banque, lurent terribles pour moi, peut-être ne me trouverai-je jamais, «le ma vie, dans une angoisse plus cruelle. Après être allé prier à leglise de la Madeleine, qui est la i)lus rapprochée de la maison Rolschild, j'eus l'inspiration d'allerexposer ma position à M. de Keller. Ce Monsieur sourit à la vue de mon embarras, el me reprocha mon peu de confiance en son Comité : • Soyez sans inquiélude, me dit-il, je

• me charge de vous rendre à Rome avec tous vos braves, et je vous

• donnerai pour Rome, une lettre par laquelle vous ]iourrez obtenir les . sommes i|ui vous seront nécessaires dans la Ville-Et"rnelle. » Comme ces bonne? ])aroles me soulagèrent ! C'est donc aux frais du Comité de Paris que les Zouaves Canadiens ont voyagé de Paris à Rome. Nous n'aurons qu'à rembourser, sans intérêt, lorsque sera arrivée ici cette lettre que j'attends de jour en jour.

Le quatre mars, la compagnie arrivait à Paris à six heiu'es el demi

(Ju soir ; elle fut dirigée vers la place St. Sulpice et là, fut partagée en trois divisions pour les trois hôtels autour de cette place, l'Hùtel Fénelon, rilôlel du Vatican et l'Hôtel St. Joseph. Le 5 au matin, tous se rendirent à l'église St. Sulpice, oii M. le Curé Hamon eut la bienveillance de nous dire la Sainte Messe et de nous adresser un petit discours en termes très-chaleureux et très-sympathiques. MM. Louis Veuillot et Loth, du journal V Univers, M. Lamentré, rédacteur de V Union, M. Keller et plusieurs autres catholiques distingués, assistèrent à cette messe et vinrent faire visite à nos Zouaves réunis, après déjeuner, dans la cour d'un de leurs hôtels: puis ils s'ollrirentà les accompagner dans la visite des plus intéressants endroits de la capitale. A trois heures de l'après-midi nous quittions Paris. Le lendemain, à huit heures du matin, nous arrivions à Lyon, où nous attendait l'élite de la société de cette ville si éminemment catholique ; en tète étaient Monseigneur de Gharbonnol et le H. P. Bertrand, qui montraient avec éclat qu'ils étaient encore remjilis d'alTection pour les Canadiens. Après un déjeuner qui nous fut ollcrt à la gare, (le seul repas, soit dit en passant, que nous n'avons pas payé, durant tout notre voyage,) on nous conduisit au palais du Cardinal de Bonald qui nous donna audience et voulut tien nous bénir ; son grand âge ne lui permit pas de nous parler. Notre drapeau que nous promenions déployé, excitait grandement Tadmiration des bons Lyonnais ; de toute part on le saluait par les cris : • Vive le Canada ! Vive Pie IX ! •

Avant notre déjiart, la Compagnie étant rcndue,à la gare du cheniin de fer, plusieurs dames, la mar({uise île Laqueuille en télé, vinrent offrir aux Zouaves Canadiens un immense bouquet do cinq pieds et .demi de contour; M. Taillofer répondit galamment à ces dames, et Monseigneur de Charbonnel de s'écrier de suite : « Bravo, M. le Com- I mandant, bravo ! pour /ai7/er le fer, il faut savoir tailler dans le cœur.» On remercia aussi tous les citoyens de Lyon pour leur bienveillant accueil, et il leur fut rappelé que souvent, le vénérable évêque de Montréal, pour exciter ses lidèles aux bonnes et grandes œuvres, avait proposé pour modèle Lyon, connu au Canada sous le nom de « Ville aux bonnes œuvres» etc. Après plusieurs hourrahs, plusieurs « Vive le Canada ! Vive la France ! > échangés de part et d'autre, Tengin nous enleva à ces bons amis de Lyon.

A neuf heures et demie du soir du même jour, nous arrivions à Marseille ; là aussi nous attendaient des frères ; la Compagnie fut partagée dans quatre hôtels. Le lendemain à dix heures et demie de l'avant midi, nous montions au célèbre pèlerinage de Notre-Dame de la Garde, où M. Lussicr et moi dîmes la Sainte Messe en même temj)s à nos bons enfants; enchanta pendant celte messe les cantiques du pays. Dans Taprès midi, nous allâmes faire visite à Monseigneur Place qui nous accueillit avec la |)lus grande bonté, nous adressa des paroles très-bienveillantes et Irès-llalteuses, embrassa les aumôniers, le commandant, le porle-drapeau, et nous bénit en pleurant. A Marseille aussi notre drapeau fut salué avec enthousiasme : « Vive le Canada ! « Vive les braves Canadiens ! Vive Pie IX ! » tels étaient les cris qui s'élevaient de tout côté.

Le huit, à six heures du matin, nous entendîmes la messe dans l'antique église des Auguslins et à huit heures nous étions au port, nous préparant à embarquer dans le paquebot Ville-de- Marseille, qui devait nous conduire à Civita-Vecchia. Là survint un petit incident qui déjà a du vous être rapporté par les journaux de France — il est

exact. Une foule assez consifiérablo nous environnail, on nous pressait la main, on nous faisait les plus beaux souhaits, etc., lorsqu'un sifflet se lit entendre. M. Taillefer, en se retournant, découvre le coupable, le saisit de suite par le collet et lui d-^mand'î raison de sa conduite. • Ce n'est i)asles hommesque je siffle, dit-il, c'est le drapeau. • M. Taillefer, sans le làchor, lui répliqua : « Nous te pardonnerions si tes sifflets n'allaient quà nou.s, mais nous ne permettrons pas que tu insultes à notre drapeau, je veux que tu fasses n;paralion sur le champ !i Et sous le bras de fer du commandant, le siffleur s'agenouilla, et fut ensuite vigoureusement repoussé derrière les rangs de la foule indignée.

Les dames marseillaises aussi offrirent à nos volontaires un bouquet colossal. A dix heures et demie, lancre était levée. La Médilerrannée fut pour nous au.ssi bénigne que lavait été l'Atlantique. Etait-ce encore les.^!? Maria du Canada qui calmaient les flots , ou bien Notre-Dame de la Garde à qui nous chantâmes un fervent Ave Maris Stella, on quittant le port '? Je ne sais, mais toujours est-il que nous nous crûmes sur notre beau fleuve St. Laurent, tant la mer était calme ; la traversée se lit au milieu d'un ontram et d'une joie magnifique. Le répertoire de chansons canadiennes étant épuisé, les joyeux zouzous se passèrent la fantai.'^ie, le second jour, de simuler les élections du faubourg St. Roch de Québec ; le second pont devint le husting, et grand nombre d'orateurs y montèrent : linaiemenl les élections furent annulées.

Lundi, le neuf mars, à huit heures et demie du soir, nous entrions dans le port de Civita-Vecchia ; lorsque notre vaisseau eut mouillé au beau milieu de la rade, nous chantâmes avec dévotion et reconnaissance le cantique Magnificat. Comme nous avions à glorifier et à remercier Marie qui nous avait protégé si visiblement durant tout notre voyage !

Les lois militaires ne permeîtant pas le débarquement après \' Angélus du soir, il fallut nous résigner à passer la nuil à bord. Environ uneheure après notre arrivée, on vit se détacher du rivage une chaloupe ; nous ne tardâmes point à reconnaître nos amis du Canada qui avaient obtenu des autorités militaires la ijermission de venir nous souhaiter la bienvenue : c'étaient MM. Desautels et Hicks, MM. les chevaliers Murray et LaKocque et MM. Désilets, Prendergast, Hainault et Têtu. Inutile de vous dire quelles furent les explosions de joie et d'amitié durant une couple d'heures à bord de notre vaisseau. A onze heures il fallut se séparer, nos compatriotes visiteurs pour retourner à terre, nous pour descendre dans nos cabines que nous aurions autant aimés laisser veuves<ce soir-là.

Le lendemain, à cinq heures, tout le monde était sur pied à bord et se préparait au débarquement. A six heures, M. l'adjudant Caulier arrivait à notre bord avec des chaloupes |)our effectuer le transbordement. A huit heures, le 10 mars, jour mémorable pour les Zouaves (Janadions, nous étions tous sur le territoire pontifical ; nos compatriotes qui étaient venus nous saluer la veille, nous attendaient. Après être allé prendre un déjeuner avec le meilleur ap|>étit du monde, la Compagnie se rendit à la gare, d'où nous devions partir par un train spécial. Tous étaient en parfaite santé. Avant de quitter Civita-Vecchia, une grande marque de considération fut donnée aux Volontaires Canadiens. Après avoir fait ranger la Compagnie sur une double ligne, un officier du gouvernement militaire i)nisenta, par ordre du Commandant de place, un drapeau pontifical, que le cajiitaine Taillefer reçut au milieu des acclamations de nos volontaires. On confiait ce dra-

APPENDICE. 25r

peau aux Canadiens pour faire leur entrée à Rome ; tous nos jeunes zouaves comprirent quel honneur on leur faisait, aussi de toutes les poitrines s'échappa un cri vigourtiux «Vive Pie IX!» Et les yeux baignes de larmes, ils contemplèrent pendant quelques instants cet étendard, le premier du monde, qui devenait, à partir de ce moment, leur proj)re étendard, et que déjà, ils se promettaient bien de défendre au prix de leur vie. A dix heures et demie, le sifllet de l'engin annonçait notre départ pour Rome, pour Rome, le terme de notre longue course, pour Rome, dont nous avions prononcé le nom durant le voyage, peutêtre aussi souvent que celui du Canada. A midi et demi, le train s'arrêtait et nous étions dans la Ville-Eternelle.

Ah ! on a bien raison de dire que Rome est la ville de tous les catholiques, car certes, nous n'y fûmes pas reçus comme des étrangers. En descendant sur le territoire de la ville mère de la catholicité, on a voulu nous faire comprendre que nous étions chez nous ; bien plus, on a accordé aux Volontaires Canadiens dos honneurs tels qu'on n'en a jamais prodigués à aucun corps de volontaires entrant dans Rome.

Le général Kanzlcr, pro-niinislre des armes, le colonel Allet, le lieutenant-colonel de Charetle, grand nombre d'autres ofliciers, plusieurs centaines de zouaves et une bande de musique étaient rendus sur les lieux pour nous souhaiter la bienvenue. Pour couronner le tout, leurs Majestés le Roi et la Reine de Naples avaient aussi daigné se rendre à la gare pour faire honneur aux Canadiens. Aussitôt que M. Taillefer eut pu mettre sa Compagnie en rang, M. de Charette s'empara du commandement, et nous dit que nous allions de suite nous rendre à la Basilique St. Pierre, nous agenouiller sur le tombeau du premier des apôtres et ensuite nous jeter aux pieds du Saint-Père. Pouvait-on nous olfrir quelque chose de i)lus doux et de plus capable de nous remettre de nos fatigues. Le corps de musique donna le signal du départ en exécutant la Marche de Menlana, et la compagnie canadienne escortée de l'état-major du corps des Zouaves Pontificaux, et suivie d'une foule nombreuse de militaires et de civiliens, se mit en marche à travers les principales rues de Rome se dirigeant vers St. Pierre ; le drapeau pontifical donné à Civilta-Vecchia Qottait à côté du nôtre ; nos jeunes volontaires avaient une apparence magnifique sous leurs uniformes; et les bons Romains, si démonstratifs de leur nature, s'exclamaient sur leur bonne tenue, sur leur belle mine. Arrivés à la grande place de St. Pierre, quelques uns s'aperçurent qu'une des croisées du Vatican s'ouvrait, et aussitôt y apparut la tète auguste de notre bienaimé Pontife Pie IX ; un courant électrique parcourut les rangs de la Compagnie, on aurait voulu se jeter à genoux, mais la musique jouant à ce moment et M. le lieutenant-colonel de Charette, ne pouvant faire entendre son commandement, on continua la marche qui fut bien un peu dérangée par la vision du Vatican.

L'entrée dans la Basilique s'exécuta dans l'ordre militaire : M. de Charetle fit défiler la Compagnie autour de la Confession de St. Pierre et tous ayant pris place, nous nous prosternâmes à genoux. Ah ! comme tous étaient vivement impressionnés ! Et comme nous étions heureux, de nous voir trois semaines après avoir quitté notre pays, tous réunis sous la grande coupole de St. Pierre ; nous n'étions pas les seuls à verser des larmes, plusieurs des spectateurs pleuraient aussi. Il était bien touchant, en eiïet, le spectacle de ces cent trente-six jeunes gens venant de l'autre extrémité du monde, agenouillés sur le tombeau du premier des apôtres, lui offrant leur vie pour la défense de-

son (leux-cenl-cinquanle-sepUème successeur, et lui demandant la vertu ol le courage nécessaire au soldat chrétien !

T.a seconde partie du programme,' je veux dire l'audience du Saint- Père, ne put être remplie, vu une indisposition momentanée survenue à Sa Sainteté. De St. Pierre, nos jeunes gens furent conduits, toujours précédés par la musique, à leur caserne située au delà du Tibre; dès qu'ils furent rendus, on leur ^distribua à chacun un franc, pour leur diner : c'était le gouvernement qui déjà commençait à les payer comme s'ils fussent enrôlés. C'est que déjà on les considérait comme tels, quoiqu'ils ne signassent leur engagement que le lendemain. C'est donc du 10 mars que date l'engagement des Zouaves Canadiens du premier détachement. C'est uu monastère de Capucins 5. Francaco a ripa qui leur sert de caserne. Ils y sont très-comfortablement logés ; depuis leur arrivée, c'est leur compatriote, M. Drolet, qui est leur caporal de cuisine, et qui leur fait accomodor, je ne dirai pas des plats, mais des gamelles dans le style canadien ; aussi est-il aimé, le bon cai)oral ! Leurs ofTiciers sont tous des hommes très-recommandables et pleins <l'éganls pour eu.\. De toute part on manifeste de vives sympathies pour les Canadiens, et, de l'avis de tous, on fait plus pour eux, qu'il n'a jamais été fait psur aucun corps de volontaires.

Son Emmence le Cardmal Barnabe, à qui j'avais l'honneur d'être présente ces jours derniers, me dit en me voyant : • C'est vous qui avez eu le bonheur d'être l'aumônier de ces jeunes braves qui ont ravi tous les cœurs ici ! Je vous en félicite, on ne parle que des Canadiens, à Rome, de ce temps-ci.» Si le compliment était llatteur pour moi, il l'était encore plus pour nos Zouaves Canadiens et pour vous surtout, Messieurs du Comité.

Je croirais être injuste si je ne rendais pas la part de louange due au mérite de MM. Desautels et Hicks, qui avaient tant travaille auprès des autorités, pour que les Canadiens fussent, à leur arrivée à Home, bien vus et bien accueillis. Ces Messieurs s'étaient donné beaucoup de peine, et certes ils ont bien réussi, et ils méritent la reconnaissance de leurs compatriotes. Ce n'est que lundi dernier, le 16 du courant, qu'on fit quitter à nos jeunes militaires leur uniforme du Canada, pour leur faire endosser le beau et pittoresque costume de Zouave Pontifical. Nos jeunes gens n'y ont pas perdu, car le nouvel habit leur va admirablement bien, et ils le ]iortent fièrement.

Avant hier, le 17,' on leur annonça la grande et heureuse nouvelle de l'audience auprès du St. Père ; la joie fut grande, indicible parmi nos jeunes gers. A quatre heures de l'après midi, tous étaient rendus au jiied de l'cscalierd'honneur du Vatican. Monseigneur Desautels, M. le Chanoine Ilicks, et les sept Zouaves Canadiens venus avant les autres à Rome, n'avaient pas voulu manquer à cette audience, si mémorable pour le Canada. Un nous conduisit à la grande salle, dite Salle du Trône; nous y rencontrâmes son E.\cellence Iti général Kanzler, le colonel AUet, le lieulenant-culonel de Cliarette, le capitaine de Kermoël, qui étaient venus i)our faire honneur aux Canadiens. La compagnie fut rangée en trois lignes, formant comme trois côtés d'un carre.

Après environ un (piarl d'heure d'attetite. Sa Sainteté ontra en souriant et en iirumenanl ses regards sur la compagnie di'jà agenouillé : — Qnel beau carré, dit Sa Sainteté ; c'est à moi de le compléter.

Puis Elit; monta sur son trône, qui furmait, en eti'et, le quatrième côté du (puuiv et nous donna une première bénédiction. Le maître de .chambre de Sa Sainteté, Monseigneur llicci, qui avait été prié d'obtenir

pour les aumôniers la permission de lire une ailrcsse du clergé dont ils f-laient porteurs, nous donna alors le signal de nous approcher. Le bon Pontife nous permit, à M. Lussier «t à moi, de nous tenir à genoux au pied de son trône, pendant que je lui lus c^-tte adresse. Par ce document, vous le savez, le clergé de Montréal et de plusieurs autres diocèses du Canada, présentait au Saint-Père ses condoléances et lui faisait connaître le dévouement, l'esprit do foi et la grande prudence chrétienne qu'avaient déployés votre Comité dans toutes ses démarches.

Sa Sainl(îté daigna, après la lecture de notre adresse, prendre la parole, et se servant très-adroitement des paroles de l'adresse même comme de texte, Elle nous fil, du haut de son trône, une très-touchante allocution qui dura dix à douze minutes. J'esi)ère pouvoir vous envoyer ce précieux discours in exlmso, plus tard ; pour aujourd'hui je suis forcé de me borner à vous donner les princij)ales idées : . Si beaucoup de tribulations viennent assiéger mon ùme, c'est, d'un autre côté, une grande consolation pour moi de voir tant de bons chrétiens, de tous les points de l'univers catholiiiue, prêts à défendre la cause du Sainl-Siego par la plume et par Vé\we. C'est pour moi une grande consolation de voir des jeunes gens, venus de l'Amérique pour m'ofTrir leur fidélité, leur foi et leur vie. Il y en a un parmi vous, je le sais, qui se nomme Gedéon, (allusion à M. Gédéon Désilets) son père m'a écrit une lettre pleine de confiance. Nous n'avons donc rien à craindre ; car si, avant Us siècles chrétiens, un Gédéon a pu avec trois cents hommes, mettre en déroule une armée formidable des ennemis du peuple de Dieu, que ne pourra pas faire une armée toute composée de Gédéons. Je vous bénis et que celte bénédiction vous foriitie dans les luttes que ce siècle pervers livre aux bons. Je vous bénis, vous, vos familles, vos amis, tous ceux qui ont contribué à votre envoi. Je vous bénis, afin que vous soyez toujours fidèles à la cause du Siège Apostolique et que vous soyez toujours de bons et fervents chrétiens. Je vous bénis, au nom du Père tout-puissant, afin qu'il vous communique quelque chose de sa toute-puissance, pour vous soutenir dans les combats contre les ennemis de la sainte Eglise. Je vous bénis au nom du Fils, afin qu'il vous donne part à sa sagesse infinie, pour vous faire éviter les pièges qui3 vous tendront les méchants. Je vous bénis au nom du Sainl-iiispril, pour qu'il vous confirme dans les sentiments élevés qui vous ont portés à vous sacrifier pour son épouse la sainte Eglise. Que celte bénédiction vous accompagne dans la paix comme dans la guerre, à Rome comme au Canada, et que cette bénédiction soit toujours avec vous tous, pendant toute votre vie. »

Tous s'agenouillèrent, et notre bien-aimé Pontife, levant vers le ciel ses mains et ses yeux baignés de larmes, prononça d'une voix forte et émue les belles paroles de la bénédiction : Beneclictlo Dei omnipolenlis, Palris et Filii et SpiJHlus Sancti descendal super vos et nianeat semper. Puis, descendant de son trône, il parcourut les rangs de la compagnie, distribuant à chacun, de sa propre main, de magnifiques médailles d'argent ; de temps en temps, pendant la distribution, il s'arrêtait pour dire à nos jeunes gens des paroles bienveillantes ; il rappela à M. Taillefer son incident de Mareeille, et badinant comme un père avec ses enfant, il lui dit : t C'est comme cela que vous avez • voulu vous battre avec un de nos ennemis, avant même d'arriver à « Rome ; et il parait même que vous allez jusqu'à les prendre par la

« gorge, • et, on disant ces derniers mots, le bon Père porta la main i la gorge de notre commandant. Il e.xamina très-altenliveraent l'uniforme du Canada qu'on avait laissé à dessein à six de nos jeunes gens, prit dans ses mains le béret blanc apporté du pays ; puis, par un doux badinage, reprocha au.\ Canadiens de vouloir s'habiller comme le Pape et d'em[)i('ter sur ses droits II alla jus(|u"à détacher de sa tète sa calotte, qui est blanche, comme vous le savez, et la tenant d'une main et de Tautre le bonnet blanc du zouave, il lit remarquer la ressemblance et posa de sa main le bonnet sur la léte de notre soldat. Ce bonnet sera conservé, vous ne devez pas en douter. Tous sortirent enivrés de bonheur. Je m'arrête, car je m'aperçois que j'ai été trop long ; j'aurais eu pourtant beaucouj) d'au'res choses à vous dire, il me semble ; je remets à ma prochaine lettre de vous parler des sentiments religieux de nos jeunes gens qui, presque tous, médilièrent beaucoup. 'Veuillez recevoir l'assurance des sentiments de res|)ect et d'amitié pour votre Comité de la part de celui qui a l'honneur d'être

Votre tout dévoué serviteur,

Edmond Moi'.kai;, Prêtre.

LISTE GÉNIÎHALE DE TOUS LES CANADIENS ENRÔLÉS DANS L'AUMÈE PONTIFICALE JUSQU'A LA DATE OU 31 OCTOBIiE 18(18. (I)

Ai;momi;u iIu i)rf'iiiioi' dclaclicmonl, M. l'abbé Edmoinl Mureau, Monlréal.

Aissi.sTANT-Ai;.MÙMi;n (Ui |iiviiiici' (li'lachf'iiu.'tit, NL l'alil)'' Eiichfr Lussier, Monlrral.

AriMÙMKK (iu (Jeuxièine (lélaclifimoiit. M. l'abbé J. Mlcliau(J,,lolieU.v

AuMÙNiKit (lu troisièmo délacliement, M. Tabbé Joseph Oucsinie Roulhior, Montréal.

AtJMÙNiiiH du (jualrième délacliemeul, M. l'abbé Pli. IL Suzor, Si. Christophe d'Arlhabaska.

Assistant- .\i;.\iùNiKR du quatrième détachement, M. l'abbé P. Roy, St. Norbert d'.\rlhabaska.

Alary, Joseph, Ste. Anne-des-Piaines. 4

AUard, lioctor, Québec. 1

Allard, Tancrède Zotique, Chàteauguay. 'i

Arsenault, Thomas, Baie-def-'Jhalears. l

Auger, Onésimc, Montréal. 1

Auray, Telesphore d', Coteau-du-Lac. I

Baby, AU'rod, Joliettc. '2

Barnard, Jacques, arpenteur, Drummondville. 1

Bastien, Alfred, Montréal. 1

Bazinet, Louis, St. Vincent-de-Paul. 3

Beauchanip, Edouard. Montréal. ' * '

Beauchesne, Joseiih Ulric, Bécancourt. l

Beaudoin, Mo'ise, Montréal. 1

Beaulieu, J. Napoléon Iludon dit, Yaniachiche. 2

Bédard, Jean-Baptiste, St. Uémi. 1

Bégin, Théodule, Lévis. I

Bélanger, Grégoire, St. Martin, i

Bélanger, Maurice,. Rigaud. 3

Bellef-'uilie, Liculenani Charles Henri Lelebvre de, St. Eustache. 1

(1) Pour pennettrf^ ;iu iniblic de di.stinguer l'époque de renrôlenient de chîWiuo homme, voiri les .signes (juL ont iHé adoptes.

Licscliitlres J, 2, 3, -1, après le nom d'un homme, indiquent que cetlïomme faisait partie du premier, du second, ihi iroisième ou du quatrième détacliemeut, suivant le cas.

Le signe ♦ ludique que l'homme s'est enrôlé avant le premier détachement.

lie signe • • indique qu'il s'est enrôlé après le premier et avant le quatrième détachement, mais en dehors des déUicliemeuts envoyés jmr le Comité.

Le signe • • * qu'il s'est enrôlé après les quatre détachements.

Enfin, les hoiumes dont les noms sont en italiques, sont revenius au Canada.

Bellemare, Ferdinand, Si. Antoine, Rivière-du-Loup. 4

Benoit, Joseph, St. André d'Aclon. 4

Benoit, Stanislas, St. Cyprien de Napierville. I

Bernier, Rorauald, Lévis. 1

Bertrand, Charles George, avocat, Québec, l

Bigonessc, Charles Alexandre, Chambly. 3

Bissette, Eugène, Ste. Elizabeth. 1

Blackburn, Jean Fraser, Btauport. I

Blanchard, Louis, St. Hyacinthe. 4

Boilleau, François-Xavier, Ste. Thérèse de Blainville. 4

Bondy, Agapite, Lavallrie. 4

Bourget, Achille, Lèvis. 1

Bourget, Alphonse, Lévis. 1

Bourget, Marcel, notaire, village Lauzon. 1

Bourgeois, Benjamin, St. Grégoire (Trois-Rivières.) * * *

Branchaud, Eusèbe, Huntingdon. .3

Brisebois, Ephrem A., South Durham. 2

Brousseau, Alexandre, Belœil. 3

Brunet, Léonidas, Montréal. I

Brunelle, Edouard, Batiscan. 1

Brunelle, Elie Pierre, Pointe-Lévis. I

Bruneau, Zacharie, St. Hughes. 3

Cabana, Napoléon, Sherbrooke. 4 Campbell, Emery, Malmaison. I Caron, Charles, Lennoxville. I Cassegrain, L. Arthur, St. Césaire. 2 ..Gazes. Capitaine Charles de, Sherbrooke. 1 Champagne, Aristide, Lanoraie. 4 Champagne, Arthur, étudiant, Berthier. 4 Champagne, Joseph, commis, Montréal. I Chalut, Joseph, Sault-au-Récollet. 1 Charbonncau, George, St. Vincent-de-Paul. 1 Chaurette, Alfred Domptail, Nicolet. 3 Cherrier, Benjamin, St. Hyacinthe. 1 Chouinard, Pierre, Lévis. 1 Cioutier, Elzéar, Ste. Julie de Somerset. 1 Cloutier, Emery, St. Norbert d'Aithabaska. 4 Collin, Charles, Longueuil. 4 Comte, Pascal, Montréal. 1 Comtois, Zéphirin, St. Hughes. 3 Connolly, Félix Edouard, Danville. 1 Cormier, Moïse, Bécancourt. 1 Côté, François-Xavier, Ste. Geneviève de Batiscan. 2

Courteau, Québec. '

Courval, Charles Marie Louis Barthélémy, Terrebonne. t

Coullée, Cyprien, St. Polycarpe. 1

Couture, Alphonse, Ste. Thérèse de Blainville. 1

Daignault, Alphonse, Sic. Thérèse de Blainville. 2 Décarie, Léon, Notre-Dame de Grâce. 1 Décarie, George, Notre-Dame do Grâce, i

Demers. Godfroy, Ste. Generiève de Monln-al. 4

Demers, Louis David, étudiant, Monti-éal. I

Désilols, Gédéon. Bocancourt. '

Desjardins, Guillaume Iloriri, Terrebonne, I

Desjardins, Sifroy, Gran<lft Cùte, Terrebonne. 3

Desormeau, Eusèbe, St. Martin. 4

Desnoyers, Charles Henri Benjamin, Montréal, i

Despatis, Adolphe Forget, Montn-^al. l

Despalis, Alphonse Marie Forget, Terrebonne. 1

Dostaler, Raymond, Fierthier 4

Dostak'T, L. Alfred, St. Narcisse. 4

Drolet, Gustave, avocat, Montréal. *

Drolet, Jean-Baptiste, St. Paulin. 4

Dufresne, David, St Barthélémy. 1

Duguay, Norbert, Nicolet. 4

Dumais, Paul, Kamouraska. 3

Dupras, Pierre Urgel, avocat, Montréal. 1

Dupras, Stanislas, étudiant, St. Laurent, l

Dupré, Evarisle, Contrecœur. * ' "

Dupuis, Barthélémy, St. Constant. 1

Durocher, L. Jean-Baptiste, St. Aimé. 2

Dusseaull, Ejiiphaue François-Xavier, Trois-RiiAèros. I

Dusseaull, Louis, Trois-Rivières. 3

Estimauville, Arthur d', Montréal, l (I)

Faucher. Jean François Henry, Montréal. 3

Fauteu.\, Théodore, Montréal. 3

Favreau, Feniinand, Montréal. 4

Féron, Maxime, St. Léon. 4 .

Forget, Lucien, Ste. Marie de Monnoir. I

Fortin, Augustin, Islet. l

Fournier, George, Si. Thomas de Monlmagny. 4

Francœur, Alfred, Sorel. 1

Francœur, Joseph, Sorel. 4

Fréchette, Edmond, Arthakaska. l

Gadbois, Alphonse, St. Césaire. I

Gadbois, André Vandandaigne, St. Hilaire. 3

Gagnier, Calixte, l'Anse-à-Gilles (Québec.) 4.

Gagnier, Joseph, Rimouski. 4

Garceau, Louis Thomas, Ti-ois-Rivières. 3

Garneau, Elzéar, Québec, l

Gaudet, Ludger, St. Christophe d'Arthabaska. 4

Gaumont, Alfred, Ste. Julie de Somerset. 1

Gelinas, Benjamin Pierre, Si Aimé. 2

Gendron, François Xavier, Si. Théodore d'Acloa. I

Germain, Germain, St. Vincent-de-Paul. 3

Gérin-Lajoie, Denis, Nicolet. 3

Gervais, Gualberl, Montréal, l

Giasson, Honoré, L'Islet. 3

(1) Dédédé a Rome le 'M août 1868.

Girard, Jean-Bapti?lc, Si. Aimé. 4 Gosselin, Louis, St. Lauronl de Québec. I Gouin, Moïse, La Baie du Fchvre. 1 Grosleau, Alhanase. Montréal. I

Hainault, Gaspard, B'Tthier. * ffardi/, Elzéar. Québec, i Hubert. Ernest, Laprairie. 2 Hempel, Casimir de, Montréal. I Hughes, George Ed., St. Maurice. I Hurlubise, Edwin, Montréal. I

Irvine, Guillaume, Ile Verle. i.

Jauron, Napoléon, St. Joseph d'Ely. 1 Jodoin, Eucher, Boucherville. .3

Labelle, Joseph Toussaint, notaire, Montréal. (

Lachai)e]le, Sevérin, St. l-témi. I

Lachapelle, Elzéar, Ejiiphanie. 2

La Croix de Creitz, .\le.\andre de, St. Charles. I

Lamarre, Basile, Longuenil. I.

Lamarche, .Vdolphe, Montréal. I

Lamontagne, Charles. St. Antoine, Rivière-du-Loup. 4

L'Anglais. (Iharles François-Xavier, Karaouraska. 1

Langevin. Théophile A., St. Isidore, l

Laporte, Jérémie Denis, Sorel. I

LaRocque Alfred, Chevalier de Pie IX, décoré de la médaille d'orel

de la Croix de Mputana, Montréal. * Lavallée, Aristide, St. Aimé. 4 Lavigne, Théophile. Montréal. 1 Larivière, Joseph, St. Alexandre. I Leblanc, Louis Joseph, Montréal, l (1) Leblanc, Edouard, commis, Montréal, l Lebel, Charles, f'aspébiac. I Lebel, Florian, Kamouraska. 2 Leclaire, Elifnne, St. Hyacinthe. I Leclaire, Damien, Stp. Thérèse de Blainville. I Lefebvre. Arthur, St. Vincenl-de-Paul 4

Lefebvre, Louis, **

Lerort, Jéiéinie, l'tudiant, IWssomption. 1 Legrif, Joseph, St. Franrois-de-Salles. 1 Lemieiix, Edouard, Québec. I L'Heureux, Thomas, St Hyacinthe, l Lionais, George. Montréal. .3 Loranger, Adélard, Yamachiche. 2 Lupien, Adelard, Bécancourt. I

Marcliand, Alfred H., St. Jean-Dorchestér. I Marion, Auguste, Jolielle. 3

(1) Cet excellent Jeune liomme s'est noyC' en se baignant dans le Tibre, le 7Jainls«<.

Marioii, Placido, Sto. Scliolastique. I Martin, Ailcodat, Moiilrral, i Mai-lin, Alplioiisp, Hiiiiousiii. 4 Murliiioau, HiTinaii, Katnoiirask-i. 1 Marlim.'aii, .1. Aipiioiisc, Ollawa. 4 MassicoUe, Aiphi'ft, ble. Goiieviève de Hatipcan. I Mazurclle, Napoli^on, St. Viiicenl-de-l'aul. 4 M(;(}fnvaii, Joseph, St. Hocli du rAclii},'an. 4 McKeiizie, Jacqiu'S Josopli Efloiiard, Terrebonne. I MelarK.'ori, Louis Isaïe Oscar, Joiielle. 3 M(!iinier, Laurent, St. Jean-Dorcliesler. l Michaud, Thomas, Kamouraska. 3 Hoiiasb'sse, Denis, Verchères 2

Monliyni/, lienJaDÙii Anluine Tcstard de, avocat, Monlival. Moreau, Uiric, Montréal. 1 Moiisclle, Jean-Bdi)liste, Québec. I Morisotte, Théophile, Québec. I Munro, Charles Napoléon, Montréal. 4.

Munro, Henry, commis, Montréal, l Muiray, Alphonse, Qviébec. ' ' Murray, Guillaum*^, Québec, l ]

Murray, Huj^h, Lioulenanl aux Zouaves Pontilicaux, Chevalier de Pie IX, décore de la Croix de Meulana, Québec. *

Normanilin, Thomas, Boucherville. 1

Olivier, Louis, St. Nicholas. I O'Meara, Alfred, Québec. 1

Palardy, François-Xavier, Verchères. *" Panneton, George, Joliette. 2 Papillon, Rémi, Ste. Anne de la Pérade. l Papillon, Siméon, Outaouais l

Paquet, Charles, **

Paquet, Louis, St. Henri de Lauzon. 1

Paré, Louis Gédéon, Lotbinière. l

Paré, Pierre, L'Ange-Gardien. 1

Paré, Stanislas A., Lachine. l

Pare, Ulric, St. Vincenl-de-Paul. 4

Pattenaucie, François, St. Rémi. I

Pelland, Joseph, St. Norbert. 2

Pelletier, Evarisie, Nicolet. l

Peloquin, Adelard, St. Jude. l

Pennée, Arthur, Québec 4

Perreaull, Gilbert, Montréal. 1

Perrin, Emery, avocat, Ste. Scholastique. 1

Pe])in, Emile, St. Césaire. I

Plamondon, Anaslase. St. Césaire. 2

Pouiin, Elzear, Ste. Famille de Tlsle d'Orléans. 2

Poulin, Eugène, Ste. Famille de l'Ile d'Orléans. 2

Pouliot, Louis, Rimouski. 4

Préibnlaine, Fulgence, Belœil. 3

Prendergast, Alfred, avocat, Nicolet. *

Prince, J. E. C, Nicolel. 4

Prince, Louis Josejili, marcliand, Si. Pi(3iTC de Durliam. i

Provost, Leandre, Monlréai. I

Raymond, Narcisse Noé, St. Hyacinthe. I

Hcnaud, Alfred, Montri'al. ' '

Renaua, Alphonse, St. Rcmi. 1

JJheault, Luc, St. Grégoii-e. l

Ricard, FranejoisJ. Uamase, avocat, Montréal. 3

Kichor, Euclido Ilonri, Montréal. 1

Kosseling, Etienne, Lavallrie. 1

Rouleau, Charles, ' *

Rousseau, Oscar, Nicoiet. I

Roy, Capitaine Cyrille, Lévis. 1

Roy, Jean-Baptiste. St. Féli.x de Kinsey. 1

Roy, Franeois Xavier, Somerset. 1

Schiller, Louis Guillanie Charles, Montréal, l

Seg'.in, Auguste, Montréal. 2

Senécal, Alfred, St. Césaire. I

Sincennes, Félix, Montréal. 1

St. Germain, Léopold Napoléon Lemaire, St. Eustache. 1

St. Laurent, Aimé, Rimouski. 4

Stella dit L'Etoile dit l'Italien, Joseph, Sherbrooke. I

Surprenant, Alphonse, St. Constant. 1

Taillefcr, Capitaine Joseph, Ste. Martine. 1

Tdschereau, Ant. Charles, Ste. Marie de la Beauce. 1

Tassé, J. Emmanuel, Ottawa. 2

Têtu, Alphonse, Québec. *

Têtu, Jean Etienne, Trois-Pistoles. 1

Thérien, Hilaire, Montréal. 2

Thomas, Sidney, Berthier. 3

Tilly, Ernest Noël de, Arthabaska. 4

Toussaint, Franrois-Xavier, Québec. I

Trudellc, Charles, Québec. 1

Vallée, Charles, St. Roch de Québec. I Varin, Joseph Eugène Adélard, Terrebonne. I Verreault, Jules E., Lévis. 1 Villeneuve, Léon Gilbert, Lachenaie. 1 Vincent, Joseph, Ottawa. 2 Violelti, Fernand, Montréal. 3 Vohl, Cyitricn, Québec. I

Watters, Edouard, St. Augustin de Québec. 4

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