PAROISSE DE
Autant que je puis en juger, après avoir pris des renseignements préliminaires, je suis porté à croire que ma paroisse pourra fournir aux « Zouaves Pontificaux Canadiens :»
Cadets des écoles militaires provinciales.
Volontaires et autres, connaissant les exercices militaires.
Autres personnes qui ne connaissent point ces exercices.
J'espère que nous pourrons prélever les sommes de
P—— 00 d'ici à six mois.
00 comptant.
$——— 00 d'ici à un an.
pe $——__ total probable pour cette paroisse.
Signalure,
HO beau dde ban ae de TNT LAN N ONE D EE Un
RAPPORT DU VOYAGE DU PREMIER DÉTACHEMENT DES ZOUAVES CANADIENS, ADRESSÉ AU COMITÉ PAR M. L'ABBÉ EDMOND MOREAU, AUMONIER DU DÉT CHE- MENT.
Rome, 19 mars 1868.
A M. Ouvier BERTHELET, PRÉSIDENT DU COMITÉ CAN:DIEN DES ZOUAVES PoNTIFICAUX.
Mon cher Monsieur,
Les Zouaves Cunadiens sont rendus à Rome, casernés, enrégimentés ;—l’œuvre dont m'a chargé votre Comité étant accomplie, je me hâte de vous envoyer un petit compte-rendu, aussi exact que succint, du voyage de New-York à Rome; je is de New-York, parceque déjà votre Comité a dû être instruit, par MM. Leblanc et Royal, de ce qui a été fait jusqu’à notre départ de cette dernière ville. Avant d'entrer. dans les détails, je me hâte de dire à votre Comité qu'il n’a qu'à se féliciter de sa belle entreprise et qu’il doit se réjouir et même s’énorgueillir du succès qui a couronné la première partie de sa belle et grande œuvre. On disait au Canada avant notre départ que le Comité des Zouaves Pontificaux Canadiens travaillait à écrire une des belles pages de l’histoire de notre pays; ah! lorsqu'on saura tout ce qui s’est passé en France et surtout, ici,à Rome; quand on connaitra l'impression qu'a fait le passage des Zouaves Canadiens dans la vieille France et la brillante réception dont on les a honorés dans la Ville- Eternelle, tous seront bien, en effet, obligés de s’écrier : « Voilà un des plus beaux faits de notre histoire !»
Rendons mille actions de grâces à Dieu qui, non-seulement, nous a exemptés de tout accident fâcheux durant notre long voyage, mais même nous a ménagé des ve et des honneurs auxquelles nous ne devions pas nous attendre. Mais je m'aperçois que je commence par où je devais finir; je retourne à New-York et me reporte sur notre vaisseau, le Saint-Laurent, qui nous a rendu si heureusement au Hâvre; et là, auprès du grand mât, entourés de tous nos Zouaves Canadiens, je vous prie de nous laisser vous dire que vous ne pouviez choisir un meilleur vaisseau, ni tomber sur un meilleur équipage ; depuis le dernier employé jusqu’au commandant du vaisseau, tous furent polis et pleins d’égards pour les membres de la compagnie des Zouaves; le médecin, surtout, fut rempli d'attention pour nos malades ; les soins les plus délicats leur furent prodigués; on alla jusqu'à porter du vin de Champagne au plus affligés du mal de mer. « Vraiment, se disaient ceux qui se portaient bien, vaut autant, ici, être malade qu'être en bonne santé.» La traversée fut des plus heureuses ; les voiles se montèrent à la sortie du Sandy Hook et ne furent descendues des mâts qu'à
Brest. Nous entrâmes dans ce port le 3 mars, à quatre heures du matin; la traversée avait été rapide comme vous le voyez. Plusieurs fois, le long de la traversée, nos jeunes gens s'étaient dit entr'eux, en voyant les voiles continuellement gonflées par une légère brise qui venait du côté du Carada : «Ce sont les Ave Maria de nos parents et « amis qui soufflent dans nos voiles.» Ainsi vous voyez qu’en priant pour nous, on n’a pas prié pour des ingrats.
A Brest, je crus devoir me séparer de mes chers Zouaves, pour prendre de suite le chemin de Paris, afin d’y arriver l’avance et de tout préparer pour l’arrivée et le séjour de la Compagnie dans cette ville ; M. Victor Hudon eut la complaisance de m'accompagner dans ce trajet. A mon arrivée à Paris, j'allai voir le R. P. Aubert, ancien supérieur des Oblats à Montréal, à ; nous avions écrit au sujet de notre passage à Paris ; je retrouvai dans le bon Pêre Aubert un vieil ami des Canadiens, qui se donna beaucoup de trouble et de peine pour m'aider ; déjà il avait parlé de notre arrivée prochaine à M. de Keller, ancien député de France. Ce Monsieur qui, dans les années dernières, a défendu si brillamment les droits de l’Eglise par ses écrits et par ses discours au Corps Législatif, ne s'occupe plus maintenant que de l’œuvre des Zouaves Pontiticaux. Il est Président d’un Comité formé dans le but de favoriser l’enrôlement dans les armées pontificales et d'aider les caravanes de volontaires en route pour Rome. M. de Keller fut bon et gracieux pour moi, au-delà de toute expression ; il se chargea de trouver des hôtels pour loger nos hommes, de négocier des demi-places pour le trajet de Paris à Marseille, et, de plus, il écrivit à son agent dans cette dernière ville, pour qu’il fit de même pour notre passage de Marseille à Civita-Vecchia. Mais ceci est bien loin d'être tout ou plutôt ceci n’est encore rien.
On doit se rappeler qu’à Montréal, au lieu de me donner une lettre d2 crédit qui m'autorisät à retirer de l’argent en Europe, on aima mieux envoyer cette lettre directement à Paris, m'assurant que je la trouverais rendue à Paris chez les MM. de Rotschild. Je me rendis à cette banque pour y retenir les sommes nécessaires pour les frais de voyage jusqu'à Rome ; or, jugez, s’il est possible, quels durent être mon trouble et mon inquiétude, lorsqu'on me dit que la dite lettre n’était pas arrivée. Je me voyais à Paris sur le point de recevoir mes cent trente-six hommes, obligé de les défrayer et de les conduire jusqu’à Rome, et cela avec quelques centaines de francs qui me restaient.
Les premiers moments qui suivirent la réponse donnée par la banque, furent terribles pour moi, peut-être ne me trouverai-je jamais, de ma vie, dans uve angoisse plus cruelle. Après être ailé prier à l’église de la Madeleine, qui est la plus rapprochée de la maison Rotschild, j'eus l'inspiration d'aller exposer ma position à M. de Keller. Ce Monsieur sourit à la vue de mon embarras, et me reprocha mon pe de confiance en son Comité: «Soyez sans inquiétude, me dit-il, je « me charge de vous rendre à Rome avec tous vos braves, et je vous « donnerai pour Rome, une lettre par laauelle vous pourrez obtenir les « sommes qui vous seront nécessaires dans la Ville-Eternelle. » Comme ces bonnes paroles me soulagèrent! C’est donc aux frais du Comité de Paris que les Zouaves Canadiens ont voyagé de Paris à Rome. Nous n'aurons qu’à rembourser, sans intérêt, lorsque sera arrivée ici cette lettre que j'attends de jour en jour. :
Le quatre mars, la compagnie arrivait à Paris à six heures et dem
du soir ; elle fut dirigée vers la place St. Sulpice et là, fut partagée en trais divisions pour les trois hôtels autour de cette place, l'Hôtel Fénelon, l'Hôtel du Vatican et l'Hôtel St. Joseph. Le 5 au matin, tous se rendirent à l'église St. Sulpice, où M. le Curé Hamon eut la bienveillance de nous dire la Sainte Messe et de nous adresser un petit discours en termes très-chaleureux et très-sympathiques. MM. Louis Veuillot et Loth, du journal l'Univers, M. Lamentré, rédacteur de l’Union, M. Keller et plusieurs autres catholiques distingués, assistèrent à cette messe et vinrent faire visite à nos Zouaves réunis, après déjeuner, dans la cour d’un de leurs hôtels; puis ile s’offrirent à les «ccompagner dans la visite des plus intéressants endroits de la capitaie. A trois heures de l'après-midi nous quittions Paris. Le lendemain, à huit heures du matin, nous arrivions à Lyon, où nous attendait l'élite de la société de cette ville si éminemment catholique ; en tête étaient Monseigneur de Charbonnel et leR, P. Bertrand, qui montraient avec éclat qu'ils étaient encore remplis d'affection pour les Canadiens. Après un déjeuner qui nous fut offert à la gare, (le seul repas, soit dit en passant, que nous n'avons pas payé, durant tout notre voyage,) on nous conduisit au palais du Cardinal de Bonald qui nous donna audience et voulut bien nous bénir ; son grand âge ne lui permit pas de nous parler. Notre drapeau que nous promenions déployé, excitait grandement l’admiration des bons Lyonnais; de toute part on le saluait par les cris : « Vive le Canada! Vive Pie IX !:
Avant notre départ, la Compagnie étant rendue à la gare du chemin de fer, plusieurs dames, la marquise de Laqueuille en tête, vinrent offrir aux Zouaves Canadiens un immense bouquet de cinq pieds et demi de contour, M. Taillefer répondit galamment à ces dames, et Monseigneur de Charbonnel de s’écrier de suite: «Bravo, M. le Com- « mandant, bravo ! pour {ailler le fer, il faut savoir tailler dans le cœurs On remercia aussi tous les citoyens de Lyon pour leur bienveillant accueil, et il leur fut rappelé que souvent, le vénérable évêque de Montréal, pour exciter ses fidèles aux bonnes et grandes œuvres, avait proposé pour modèle Lyon, connu au Canada sous le nom de . Ville aux bonnes œuvres» etc. Après plusieurs hourrahs, plusieurs 4 Vive le Canada ! Vive la France !» échangés de part et d'autre, l’engin nous enleva à ces bons amis de Lyon.
A neuf heures et demie du soir du même jour, nous arrivions à Marseille ; là aussi nous attendaient des frères ; la Compagnie fut partagée dans quatre hôtels. Le lendemain à dix heures et demie de l’avant midi, nous montions au célèbre pélérinage de Notre-Dame de la Garde, où M. Lussier et moi dimes la Sainte Messe en même temps à nos bons enfants; on chanta pendant cette messe les cantiques du pays. Dans l'après midi, nous allâmes faire visite à Monseigneur Place qui nous accueillit avec la plus grande bonté, nous adressa des paroles très-bienveillantes et très-flatteuses, embrassa les aumôniers, le commandant, le porte-drapeau, et nous bénit en pleurant. A Marseille aussi notre drapeau fut salué avec enthousiasme : 4 Vive le Canada ! « Vive les braves Canadiens! Vive Pie IX!» tels étaient les cris qui s'élevaient de tout côté.
Le buit, à six heures du matin, nous entendimes la messe dans l'antique église des Augustins et à huit heures nous étions au port, nous préparant à embarquer dans le paquebot Ville-de-Marseille, qui devait nous conduire à Givita-Vecchia. Là survint un petit incident qui déjà a du vous être rapporté par les journaux de France—il est
exact. Une foule assez considérable nous environnait, on nous pressait la main, on nous faisait les plus beaux souhaits, etc., lorsqu'un sifflet se fit entendre. M. Taillefer, en se retournant, découvre le coupable, le saisit de suite par le collet et lui demand: raison de sa conduite. «Ce n’est pas les hommes que je sifle, dit-il, c’°st le drapeau. » M. Taillefer, sans le lâcher, lui répliqua : « Nous te pardonnerions si tes sifflets n'allaient qu'à nous, mais nous ne permettrons pas que tu insultes à notre drapeau, je veux que tu fasses réparation sur le champ!» Et sous le bras de fer du commandant, le siffleur s'agenouilla, et fut ensuite vigoureusement repoussé derrière les deg & de la foule indignée.
s dames marseillaises aussi ofrirent à nos volontaires un bouquet colossal. À dix heures et demie, l'ancre était levée, La Méditerrannée fut pour nous aussi bénigne que l'avait été l'Atlantique. Etait-ce encore les Ave Maria du Canada qui calmaient les flots, ou bien Notre-1)ame de la Garde à qui nous chantâmes un fervent Ave Maris £lella, en quittant le port ? Je ne sais, mais toujours est-il que nous nous crûmes sur notre beau fleuve St. Laurent, tant la mer était calme ; la traversée se fit au milieu d'un entrain et d’une joie magnifique. Le répertoire de chansons canadiennes étant épuisé, les joyeux zouzous se passèrent la fantaisie, le second jour, de simuler les élections du faubourg St. Roch de Québec ; le second pont devint le husling, et grand nombre d'orateurs y montèrent : finalement les élections furent annulées.
Lundi, le neuf mars, à huit heures et demie du soir, nous entrions dans le port de Civita-Vecchia ; lorsque notre vaisseau eut mouillé au beau milieu de la rade, nous chantämes avec dévotion et reconnaissance le cantique Magnifical. Comme nous avions à glorifier et à remercier Marie qui nous avait protégé si visiblement durant tout notre voyage !
Les lois militaires ne perme‘tant pas le débarquement après l'Angelus du soir, il fallut nous résigner à passer la nuit à bord. Environ une heure après notre arrivée, on vit se détacher du rivage une chaloupe ; nous ne tardâmes point à reconnaitre nos amis du Canada qui avaient obtenu des autorités militaires la permission de venir nous souhaiter la bienvenue : c'étaient MM. Desautels et Hicks, MM. les chevaliers Murray et LaRocque et MM. Désilets, Prendergast, Hainault et Têtu. Inutile de vous dire quelles furent les explosions de joie et d'amitié durant une couple d'heures à bord de notre vaisseau. À onze heures il fallut se séparer, nos compatriotes visiteurs pour retourner à terre, nous pour descendre dans nos cabines que nous aurions autant aimés laisser veuves ce soir-là.
Le lendemain, à cinq heures, tout le monde était sur pied à bord et se préparait au débarquement. A six heures, M. l’adjudant Caulier arrivait à notre bord avec des chaloupes pour effectuer le transhordement. A huit heures, le 10 mars, jour mémorable pour les Zouaves Canadiens, nous étions tous sur le territoire pontifical ; nos compatriotes qui étaient veuus nous saluer la veille, nous attendaient. Après être allé prendre un déjeuner avec le meilleur appétit du monde, la Compa-
nie se rendit à la gare, d'où nous devions partir par un train spécial.
ous étaient en parfaite santé. Avant de quitter Civita-Vecchia, une grande marque de considération fut donnée aux. Volontaires Canadiens. Après avoir fait ranger la Compagnie sw une double ligne, un oflicier du gouvernement militaire présenta, ar ordre du Commandant de place, un drapeau pontifical, que le capitaine Taillefer reçut au milieu des acclamations de nos volontaires. On confiait ce dra-
peau aux Canadiens pour faire leur entrée à Rome ; tous nos jeunes zouaves comprirent quel honneur on leur faisait, aussi de toutes les: itrines s’échappa un cri vigoureux «Vive Pie IX!» Et les yeux aignés de larmes, ils contemplèrent pendant queiques instants cet étendard, le premier du monde, qui devenait, à partir de ce moment, leur propre étendard, et que déjà, ils se promettaient bien de défendre au prix de leur vie. A dix heures et demie, le sifflet de l’engin annonçait notre départ pour Rome, pour Rome, le terme de notre longue course, pour Rome, dont nous avions prononcé le nom durant le voyage, peut-être aussi souvent que celui du Canada. A midi et demi, le trairm s’arrêtait et nous étions dans la Ville-Eternelle.
Ah! on a bien raison de dire que Rome est la ville de tous lescatholiques, car certes, nous n’y fûmes pas reçus comme des étrangers. En descendant sur le territoire de la ville mère de la catholicité, on æ voulu nous faire comprendre que nous étions chez nous; bien plus, on a accordé aux Volontaires Canadiens des honneurs tels qu’on n’en & jamais prodigués à aucun corps de volontaires entrant dans Rome.
Le général Kanzler, pro-ministre des armes, le colonel Allet, lelieutenaut-colonel de Charette, grand nombre d'autres officiers, plusieurs centaines de zouaves et une bande de musique étaient rendus surles lieux pour nous souhaiter la bienvenue. Pour couronner le tout, leurs Majestés le Roi et la Reine de Naples avaient aussi daigné se rendre à la gare pour faire honneur aux Canadiens. Aussitôt que M. Taillefer eut pu mettre sa Compagnie en rang, M. de Charette s'empara du commandement, et nous dit que nous allions de suite nous rendre à la Basilique St. Pierre, nous agenotiller-sur le tombeau du premier des apôtres et ensuite nous jeter aux pieds du Saint-Père. Pouvait-on nous offrir quelque chose de plus doux et de plus capable de nous remettrede nos fatigues. Le corps de musique donna le signal du départ en exécutant la Marche de Mentana, et la compagnie canadienne escortéede l'état-major du corps des Zouaves Pontificaux, et suivie d’une foule: nombreuse de militaires et de civiliens, se mit en marche à travers les principales rues de Rome se dirigeant vers St. Pierre; le drapeau pontifical donné à Civitta-Vecchia flottait à côté du nôtre; nos jeunes volontaires avaient une apparence magnifique sous leurs uniformes ; et les bons Romains, si démonstratifs de leur nature, s'exclamaient sur leur bonne tenue, sur leur belle mine. Arrivés à la grande place de St. Pierre, quelques uns s'aperçurent qu’une des croisées du Vatican s’ouvrait, et aussitôt y apparut la tête auguste de notre bienaimé Pontife Pie IX ; un courant électrique parcourut les rangs de la Compagnie, on aurait voulu se jeter à genoux, mais la musique jouant à ce moment et M. le lieutenant-colonel de Charette, ne pouvant faire entendre son commandement, on continua la marche qui fut bien un peu dérangée par la vision du Vatican.
L'entrée dans la Basilique s’exécuta dans l’ordre militaire; M. de- Charette fit défiler la Compagnie autour de la Confession de St. Pierre-
‘et tous ayant pris place, nous nous prosternâmes à genoux. Ah"
comme tous étaient vivement impressionnés! Et comme nous étions heureux, de nous voir trois semaines après avoir quitté notre pays, tous réunis sous la grande coupole de St. Pierre; nous n'’étions pasles seuls à verser des larmes, plusieurs des spectateurs pleuraient aussi. Il était bien touchant, en effet, le spectacle de ces cent trente-six Jeunes gens venant de l’autre extrémité du monde, agenouillés sur le toml eau du premier des apôtres, lui offrant leur vie pour la défense de-
son deux-cent-cinquante-septième successeur, et lui demandant la vertu at le courage nécessaire au soldat chrétien !
Ta seconde partie du programme, je veux dire l'audience du Saint- Père, ne put être remplie, vu une indisposition momentanée survenue à Sa Sainteté, De St, Pierre, nos jeunes gens furent conduits, toujours précédés par la musique, à leur caserne située au delà du Tibre; dès pe furent rendus, on leur distribua à chacun un franc, pour leur
iner : c'était le gouvernement qui déjà commençait à les payer comme s’ils fussent enrôlés. C’est que dejà on les considérait comme tels, quoiqu'ils ne signassent leur engagement que le lendemain, C'est donc du 10 mars que date l'engagement des Zouaves Canadiens du premier détachement, C'est un monastère de Capucins S, Francesco a ripa qui leur sert de caserne. Ils y sont très-comfortablement logés ; depuis leur arrivée, c'est leur compatriote, M. Drolet, qui est leur caporal de cuisine, et qui leur fait accomoder, je ne direi pas des plats, mais des amelles dans le style canadien; aussi est-il aimé, le bon caporal ! urs officiers sont tous des hommes très-recommandables et pleins d’égards pour eux. De toute part on manifeste de vives sympathies pour les Canadiens, et, de l'avis de tous, on fait plus pour eux, qu'il n'a jamais été fait peur aucun corps de volontaires.
Son Eminence le Cardinal Barnabo, à qui j'avais l'honneur d'être présenté ces jours derniers, me dit en me voyant: « C'est vous qui avez eu le bonheur d'èws l’aumônier de ces jeunes braves qui ont revi tous les cœurs ici ! Je vous en félicite, on ne parle que des Canadiens, à Rome, de ce temps-ci.» Sile compliment était flatteur pour moi, il l'était encore plus pour nos Zouaves Canadiens et pour vous surtout, Messieurs du Comité,
Je croirais être injuste si je ne rendais pas la part de louange due au mérite de MM. Desautels et Hicks, qui avaient tant travaillé auprès des autorités, pour que les Canadiens fussent, à leur arrivée à Rome, bien vus et bien accueillis. Ces Messieurs s'étaient donné beaucoup de
ine, et certes ils ont bien réussi, et ils méritent la reconnaissance de eurs compatriotes. Ce n'est que lundi dernier, le 16 du courant, qu'on fit quitter à nos jeunes militaires leur uniforme du Canada, pour leur faire endosser le beau et pittoresque costume de Zouave Pontifical. Nos jeunes gens n’y ont pas perdu, car le nouvel habit leur va admirablement bien, et ils le portent fièrement.
Avant hier, le 17, on leur annonça la grande et heureuse nouvelle de l'audience auprès du St. Père; la joie fut grande, indicible parmi nos jeunes gens. A quatre heures de l'après midi, tous étaient rendus au pied de l'escalier d'honneur du Vatican. Monseigneur Desautels, M. le Chanoine Hicks, et les sept Zouaves Canadiens venus avant les autres à Rome, n'avaient pas voulu manquer à cette audience, si mémorable pour le Canada. On nous conduisit à la grande salle, dite Salle du Trône; nous y renconträmes son Excellence le général Kanzler, le colonel Allet, le lieutenant-cclonel de Charette, le capitaine de Kermoël, qui étaient venus pour faire honneur aux Canadiens. La compagnie fut rangée en trois lignes, formant comme trois côtés d’un carré.
Après environ un quart d'heure d'attente, Sa Sainteté entra en souriant et en promenant ses regards sur la compagnie déjà agenouillé : —Quel beau carré, dit Sa Saiuteté ; c'est à moi de le compléter,
Puis Elle monta sur son trône, qui formait, en elfet, le quatrième côté du querré et nous donna une première bénédiction, Le maitre de chambre de Sa Sainteté, Monseigneur Ricci, qui avait été prié d'obtenir
pour les aumôniers la permission de lire une adresse du clergé dont ils #taient porteurs, nous donna alors le signal de nous approcher. Le bon Pontife nous permit, à M. Lussier et à moi, de nous tenir à genoux au pied de son trône, pendant que je lui lus cette adresse. Par co document, vous le savez, le clergé de Montréal et de plusieurs autres diocèses du Canada, présentait au Saint-Père ses condoléances et lui faisait connaitre le dévouement, l'esprit de foi et la grande prudence chrétienne qu'avaient déployés votre Comité dans toutes ses démar-
ches.
Sa Sainteté daigna, après la lecture de notre adresse, prendre la parole, et se servant très-adroitement des paroles de l'adresse même comme de texte, Elle nous fit, du haut de son trône, une très-touchante allocution qui dura dix à douze minutes. J'espère pouvoir vous envoyer ce précieux discours in extenso, plus tard ; pour aujourd'hui je suisforcé de me borner à vous donner les principales idées : « Si beaucoup « de tribulations viennent assiéger mon âme, c’est, d’un autre côté, « une grande consolation pour moi de vuir tant de bons chrétiens, de « tous les points de l'univers catholique, prêts à défendre la cause du « Saint-Siège par la plume et par l'épée. C’est pour moi une grande « consolation de voir des jeunes gens, venus de l’Anérique pour « m'offrir leur fidélité, leur foi et leur vie. Il Le a un parmi vous, je « le sais, qui se nomme Gédéon, (allusion à M. Gédéon Désilets) son : ds m'a écrit une lettre pleine de confiance. Nous n'avons donc rien ‘à craindre; car si, avant les sièeles chrétiens, un Gédéon a pu avec «trois cents hommes, mettre en déroute une armée formidable des ‘ ennemis du peuple de Dieu, que ne pourra pas faire une armée toute « composée de Gédéons. Je vous bénis et que cette bénédiction vous « fortilie dans les luttes que ce siècle pervers livre aux bons. Je vous « bénis, vous, vos familles, vos amis, tous ceux qui ont contribué à « votre envoi. Je vous bénis, afin que vous soyez toujours fidèles à la «cause du Siège Apostolique et que vous soyez toujours de bons et « fervents chrétiens. Je vous bénis, au nom du Père tout-puissant, afin «qu'il vous communique quelque chose de sa toute-puissance, pour » vous soutenir dans les combats contre les ennemis de la sainte Eglise. « Je vous bénis au nom du Fils, afin qu'il vous donne part à sa sagesse: “infinie, pour vous faire éviter les piéges que vous tendront les «méchants. Je vous bénis au nom du Saint-£sprit, pour qu'il vous « confirme dans les sentiments élevés qui vous ont portés à vous « sacrifier pour son épouse la sainte Eglise. Que cette bénédiction « vous accompagne dans la paix comme dans la guerre, à Rome comme « au Canada, et que cette bénédiction soit toujours avec vous tous,. « pendant toute votre vie.»
Tous s’agenouillèrent, et notre bien-aimé Pontife, levant vers le ciel ses mains ot ses yeux baignés de larmes, prononça d'une voix forte et émue les belles paroles de la bénédiction : Benedictio Dei omnipo-tentis, Palris et Filiiet Spirilus Sancli descendal super vos et maneat semper. Puis, descendant de son trône, il parcourut les rangs de la compagnie, distribuant à chacun, de sa propre main, de magnifiques. médailles d'argent; de temps en temps, pendant la distribution, il s'arrêtait pour dire à nos ri gens des paroles bienveillantes ; il rappela à M. Taillefer son incident de Marseille, et badinant commeun père avec ses enfant, il lui dit: « C'est comme cela que vous avez « voulu vous battre avec un de nos ennemis, avant même d'arriver à. « Rome; et il parait même que vous allez jusqu’à les prendre par le
« gorge, » et, en disant ces derniers mots, le bon Père porta la main à la gorge de notre commandant. [l examina très-attentivement l’uniforme du Canada qu'on avait laissé à dessein à six de nos jeunes gens, prit dans ses mains le béret blanc apporté du pays ; puis, par un doux badinage, reprocha aux Canadiens de vouloir s'habiller comme le Pape et d’empiéter sur ses droits Il alla jusqu'à détacher de sa tête sa calotte, qui est blanche, comme vous le savez, et la tenant d'une main et de l'autre le bonnet blanc du zouave, il {it remarquer l° ressemblance et posa de sa main le bonnet sur la tête de notre soldat. Ce bonnet sera -conservé, vous ne devez pas en douter. Tous sortirent enivrés de bonheur. Je m'arrèle, car je m'aperçois que j'ai été trop long; j'aurais eu pourtant beaucoup d'autres choses à vous dire, il me semble; je remets à ma prochaine lettre de vous parler des sentiments religieux de nos jeunes gens qui, presque tous, m'édifièrent beaucoup. Veuillez recevoir l'assurance des sentiments de respect et d'amitié pour votre Comité de la part de celui qui a l'honneur d’être
Votre tout dévoué serviteur,
Evmoxp Moreau, Prêtre,
LISTE GÉNÉRALE DE TOUS LES CANADIENS ENROLÉS DANS L'ARMÉE PONTIFICALE JUSQU'A LA DATE DU 31 OCTOBRE 1868. (1) |
AuuôxiEn du premier détachement, M. l'abbé Edmond Moreau, Montreal.
ASssisTANT-AUMÔxIER du premier détachement, M. l'abbé Eucher Lussier, Montréal,
Aumôxier du deuxième détachement, M. l'abbé J. Michaud, Joliette.
Auuôxier du troisième détachement, M. l'abbé Joseph Onésime Routhier, Montréal.
AGMÔNIER du quatrieme détachement, M. l'abbé Ph. IH. Suzor, St. Christophe d'Arthabaska.
ASSISTANT: AUMÔNIER du quatrième détachement, M. l'abbé P. Roy, St. Norbert d'Arthabaska.
Alary, Joseph, Ste. Anne-des-Plaines. 4 Allara, Hector, Québec. 1
Allard, Tancrède Zotique, Châteauguay. 4 Arsenault, Thomas, Baie-des-Chaleurs. { Auger, Onésime, Montréal.
Auray, Telesphore d', Côteau-du-Lac. |
Baby, Alfred, Joliette. ? .
Barnard, Jacques, arpenteur, Drummondville, { Bastien, Alfred, Montréal. |
Bazinet, Louis, St. Vincent-de-Paul, 3 Beauchamp, Edouard, Montréal. * **
Beauchesne, Joseph Ulric, Bécancourt. 1 Beaudoin, Moïse, Montréal. 1
Beaulieu, J. Napoléon Hudon dit, Yamachiche, ? Bédard, Jean-Baptiste, St. Rémi, |
Bégin, Théodule, Lévis. |
Bélanger, Grégoire, St. Martin. 4
Bélanger, Maurice, Rigaud. 3
Bellefouille, Lieutenant Charles Henri Lefebvre de, St. Eustache. 1
{i) Pour permettre au public de mors Lo l'époque de l’enrôlement de ue homme, voici les signes qui ont été ado À
Les chittres ], 2, 8, 4, après 1e nom d’un homme, indiquent que cet homme faisait partie du premier, du second, du trsistème ou du quatrième détachement, suivant le cas
Le sa gts * indique que l’homme s’est enrûlé avant le premier détachement. :
Le signe * * indique qu’il s’est enrôlé après le premier et avant le quaérares détachement, mais en dehors des détachements envoyés par le
mité.
Le signe * * * qu’il s’est enrôlé après les quatre détachements, Rene les loi mtes dont les noms sont en italiques, sont revenus au
Bellemare, Ferdinand, St. Antoine, Rivière-du-Loun. 4 Benoit, Joseph, St. André d’Acton. 4
Benoit, Stanislas, St. Cyprien de Napierville. 1 Bernier, Romuald, Lévis.
Bertrand, Charles George, avocat, Québec. !
Bigonesse, Charles Alexandre, Chambly. 3
Bissette, Li ri Ste, Elizabeth. |
Blackburn, Jean Fraser, Beauport. !
Blanchard, Louis, St. Hyacinthe. 4
Boilleau, François-Xavier, Ste. Thérèse de Blainville. 4 Bondy, Agapite, Lavaltrie. 4
Bourget, Achille, Lévis. 1
Bourget, Alphonse, Lévis. 1
Bourget, Marcel, notaire, village Lauzon. {
Bourgeois, Benjamin, St. Grégoire (Trois-Rivières.) * *” Branchaud, Eusèbe, Huntingdon. 3
Brisebois, Ephrem A., South Durham. 2
Brousseau, Alexandre, Belæil, 3
Brunet, Léonidas, Montréal. 1
Brunelle, Edouard, Batiscan. !
Brunelle, Elie Pierre, Pointe-Lévis, {
Bruneau, Zacharie, St, Hughes. 3
Cabana, Napoléon, Sherbrooke. 4
Campbell, Emery, Malmaison. 1
Caron, Charles, Lennoxville. 1
Cassegrain, L. Arthur, St. Césaire, 2
Cazes, Capitaine Charles de, Sherbrooke. 1 Champagne, Aristide, Lanoraie. 4 Champagne, Arthur, étudiant, Berthier. 4 Champagne, Joseph, commis, Montréal. 1 Chalût, Joseph, Sault-au-Récollet. 1 Charbonneau, George, St. Vincent-de-Paul, 1 Chaurette, Alfred Domptail, Nicolet. 3 Cherrier, Benjamin, St. Hyacinthe. 1 Chouinard, Pierre, Lévis. 1
Cioutier, Elzéar, Ste. Julie de Somerset. !
Cloutier, Emery, St. Norbert d'Arthabaska. 4 Collin, Charles, Longueuil. 4
Comte, Pascal, Montréal. 1
Comtois, Zéphirin, St. Hughes. 3
Connolly, Félix Edouard, Danviile. 1 Cormier, Moïse, Bécancourt. 1
Côté, François-Xavier, Ste. Geneviève de Batiscan. 2 Courteau, ébec. *
Courval, Charles Marie Louis Barthélemy, Terrebonne. 1 Coutlée, Cyprien, St. Polycarpe. {
Cuuture, Alphonse, Ste. Thérèse de Blainville. 1
Daignault, Alphonse, Ste. Thérèse de Blainville. ? Décarie, Léon, Notre-Dame de Grâce. 1 Décarie, George, Notre-Dame de Grâce. 3
Demers, Godfroy, Ste. Geneviève de Montréal. 4 Demers, Louis David, étudiant, Montréal. !
Désilets, Gédéon, Bécancourt. *
Desjardins, Guillaume Henri, Terrebonne, !
Desjardins, Sifroy, Grande Côte, Terrebonne. 3 Desormeau, Eusèbe, St. Martin. 4
Desnoyers, Charles Henri Benjamin, Montréal. ? Despatis, Adolphe Forget, Montréal. 1 Despatis, Alphonse Marie Forget, Terrebonne. 1 Dostaler, Raymond, Berthier. 4
Dostaler, L. Alfred, St. Narcisse. 4
Drolet, Gustave, avocat, Montréal, *
Drolet, Jean-Baptiste, St. Paulin. 4
Dufresne, David, St Barthélemy. 1
Duguay, Norbert, Nicolet. 4
Dumais, Paul, Kamouraska. 3
Dupras, Pierre Urgel, avocat, Montréal. !
Dupras, Stanislas, étudiant, St. Laurent. 1 Dupré, Evariste, Contrecœur. * * *
Dupuis, Barthélemy, St. Constant. 1
Durocher, L. Jean-Baptiste, St. Aimé. ?
Dusseault, Epiphane François-Xavier, Trois-Rivières. | Dusseault, Louis, Trois-Rivières. 3
Estimauville, Arthur d’, Montréal. 1 (1)
Faucher, Jean François Henry, Montréal. 3 Fauteux, Théodore, Montréal. 3
Favreau, Ferdinand, Montréal. 4
Féron, Maxime, St. Léon. 4 Forget, Lucien, Ste. Marie de Monnoir. 1 Fortin, Augustin, Islet. 1
Fournier, George, St. Thomas de Montmagny. 4 Francœur, Alfred, Sorel. 1
FrancϾur, Joseph, Sorel. 4
Fréchette, Edmond, Arthakaska. |
Gadbois, Alphonse, St. Césaire. 1
Gadbois, André Vandandaigne, St. Hilaire. 3 Gagnier, Calixte, l'Anse-à-Gilles (Québec.) 4. Gagnier, Joseph, Rimouski. 4
Garceau, Louis Thomas, Trois-Rivières, 3 Garneau, Elzéar, Québec. 1
Gaudet, Ludger, St. Christophe d'Arthabaska. 4 Gaumont, Alfred, Ste. Julie de Somerset. 1 Gelinas, Benjamin Pierre, St Aimé. 2 Gendron, François Xavier, St. Théodore d’Acton. ! Germain, Germain, St. Vincent-de-Paul. 3 Gérin-Lajoie, Denis, Nicolet. 3
Gervais, Gualbert, Montréal, 1
Giasson, Honoré, L'Islet. 3
(1} Dédédé à Rome le 2% août 1868.
Girard, Jean-Baptiste, St. Aimé. 4 Gosselin, Louis, St. Laurent de Québec. 1 Gouin, Moïse, La Baie du Febvre. 1 Grosleau, Athanase, Montréal, 1
Hainault, Gaspard, Berthier. * Hardy, Elzéar. Québec. 4
Hébert, Ernest, Laprairie. 2 Hempel, Casimir de, Montréal. 1 Hughes, George Ed., St. Maurice. Î Hurtubise, Edwin, Montréal. 1
Irvine, Guillaume, Ile Verte. 4.
Jauron, Napoléon, St. Joseph d’'Ely. 1!
Jodoin, Eucher, Boucherville. 3
Labelle, Joseph Toussaint, notaire, Montréai. 1
Lachapelle, Sévérin, St. Rémi. 1
Lachapelle, Elzéar, Epiphanie. 2
La Croix de Creitz, Alexandre de, St. Charles. 1
Lamarre, Basile, Longueuil. 1.
Lamarche, Adolphe, Montréal. 1
Lamontagne, Charles, St. Antoine, Rivière-du-Loup. 4
L’Anglais, Charies François-Xavier, Kamouraska. 1
Langevin, Théophile A., St. Isidore. 1
Laporte, Jérémie Denis, Sorel. 1
LaRocque Alfred, Chevalier de Pie IX, décoré de la médaille d’or et de la Croix de Mentana, Montréal. *
Lavallée, Aristide, St. Aimé. 4
Lavigne, Théophile, Montréal. 1
Larivière, Joseph, St. Alexandre. 1
Leblanc, Louis Joseph, Montréal. 1 (1)
Leblanc, Edouard, commis, Montréal. 1
Lebel, Charles, Paspébiac. 1 :
Lebel, Florian, Kamouraska. 2
Leclaire, Etienne, St. Hyacinthe. 1
Leclaire, Damien, Ste. Thérèse de Blainville. 1
Lefebvre, Arthur, St. Vincent-de-Paul. 4
Lefebvre, Louis, ga
Lefort, Jérémie, étudiant, l’Assomption. !
Legris, Joseph, St. François-de-Sclles. 1
Lemieux, Edouard, Québec. 1
L'Heureux, Thomas, St Hyacinthe. !
Lionais, George, Montréal. 3
Leranger, Adélard, Yamachiche. 2
Lupien, Adélard, Bécancourt. 1
Marchand, Alfred H., St. Jean-Dorchester. !
Marion, Auguste, Joliette. 3
(D Cet excellent jeune homme s’est royé en se baignant dans le Tibre, le 7 juin 1868. ;
Marion, Placide, Ste. Scholastique. 1
Martin, Adéodat, Montréal, 4
Martin, Alphonse, Rimouski. 4
Martineau, Herman, Kamourask:. 1
Martineau, J. Alphonse, Ottawa. 4
Massicotte, Alphée, Ste. Geneviève de Batiscan. !
Mazurette, Napoléon, St. Vincent-de-Paul. 4
McGowan, Joseph, Si. Roch de l’Achigan. 4
McKenzie, Jacques Joseph Edouard, Terrebonne. 1
Melançon, Louis Isaïe Oscar, Joliette. 3
Meunier, Laurent, St. Jean-Dorchester. 1
Michaud, Thomas, Kamouraska. 3
Monastesse, Denis, Verchères. 2
Montigny, Benjamin Anloine Teslard de, avocat, Montréal.
Moreau, Ulric, Montréal. Î
Morisette, Jean-Baptiste, Québec. 1
Morisette, Théophile, Québec. 1
Munro, Charles Napoléon, Montréal. 4.
Munro, Henry, commis, Montréal. 1
Murray, Alphonse, Québec. * *
Murray, Guillaume, Québec. ! 1
Murray, Hugh, Lieutenant aux Zouaves Pontificaux, Chevalier de Lie IX, decoré de la Croix de Mentana, Québec. *
Normandin, Thomas, Boucherville. 1
Olivier, Louis, St. Nicholas. !
O’Meara, Alfred, Québec. 1
Palardy, François-Xavier, Verchères. * * * Panneton, George, Joliette. 2
Papillon, Rémi, Ste. Anne de la Pérade. 1 Papillon, Siméon, Outaouais 1
Pêquet, Charles, +
Pâquet, Louis, St. Henri de Lauzon. 1 Paré, Louis Gédéon, Lotbinière. 1
Paré, Pierre, L’Ange-Gardien. 1
Paré, Stanislas A., Lachine. 1
Paré, Ulric, St. Vincent-de-Paul. 4 Pattenaude, François, St. Rémi. 1
Pelland, Joseph, St. Norbert. 2
Pelletier, Evariste, Nicolet. 1
Peloquin, Adélard, St. Jude. 1
Pennée, Arthur, Québec. 4
Perreault, Gilbert, Montréal. 1
Perrin, Emery, avocat, Ste. Scholastique. 1 Pepin, Emile, St. Césaire. !
Plamondon, Anas‘2se, St. Césaire. 2 Poulin, Elzéar, ÿte. Famille de l'Isle d'Orléans. 2 Poulin, Eugène, Ste. Famille de l’Ile d'Orléans. 2 Pouliot, Louis, Rimouski. 4
Préfontaine, Fuigence, Belœæil. 3 Prendergast, Alfred, avocat, Nicolet. *
Prince, J. E. C., Nicolet. 4 Prince, Louis Joseph, marchand, St. Pierre de Durham. 4 Provost, Leandre, Montréal. 1
Raymond, Narcisse Noé, St. Hyacinthe. 1 Renaud, Alfred, Montréal. *
Renaud, Alphonse, St. Rémi. 1
Rheault, Luc, St. Grégoire. 1
Ricard, François J. Damase, avocat, Montréal. 3 Richer, Euclide Henri, Montréal. 1
Rosseling, Etienne, Lavaltrie. }
Rouleau, Charles, Rousseau, Oscar, Nicolet. 1
Roy, Capitaine Cyrille, Lévis. 1
Roy, Jean-Baptiste, St. Félix de Kinsey. 1 Roy, François Xavier, Somerset. 1
Schiller, Louis Guillame Charles, Montréal. 1 Ség..in, Auguste, Montréal. 2 Senécal, Alfred, St. Césaire. 1 Sincennes, Félix, Montréal. 1 St. Germain, Léopold Napoléon Lemaire, St. Eustache. 1 St. Laurent, Aimé, Rimouski. 4 Stella dit L'Etoile dit l Italien, Joseph, Sherbrooke. 1 - Surprenant, Alphonse, St. Constant. !
Taillefer, Capitaine Joseph, Ste. Martine. 1 Taschereau, Ant. Charles, Ste. Marie de la Beauce. 1 Tassé, J. Emmanuel, Ottawa. 2
Têtu, Alphonse, Québec. *
Tétu, Jean Etienne, Trois-Pistoles. 1
Thérien, Hilaire, Montréal. 2
Thomas, Sidney, Berthier. 3
Tilly, Ernest Noël de, Arthabaska. 4
Toussaint, François-Xavier, . 1
Trudelle, Charles, Québec. !
Vallée, Charles, St. Roch de Québec. 1
Varin, Joseph Eugène Adélard, Terrebonne. 1 Verreault, Jules E., Lévis. 1
Villeneuve, Léon Gilbert, Lachenaie. 1 Vincent, Joseph, Ottawa. 2
Violetti, Fernand, Montréal. 3
Vohl, Cyprien, Québec. 1
Watters, Edouard, St. Augustin de Québec. 4