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Lk Canada Ii.i.istrk
Franrc. il rt.iil julmis que le piii (l'Ain('n(|iic est très inférieur à celui de la Baltique parre que ]iliis mou. moins durable et sujet à la pourriture sèche; on ne remiilo\-ait pas dans la construction. Mais ces |ircjut^"és ont maintenant disparu, le ]iin blanc du Canada est admis aujourd'hui dans les arse naux et dans les chantiers de la marine anglaise; le commerce le recherche de |ilus en plus et ses prix ont beaucouji monté. Le pin rouge, le pitchpin, le s.qiin. le jieujilier ont conquis les marchés des Etats-l^nis et de l'Angleterre, tandis qu'en France ils sont très souvent vendus comme bois de la Baltique. T.es Compagnies anglaises et canadiennes de navigation ont des steamers qui font le service de Montréal, Saint-John et Halifax à Liverpool en six à huit jours; si les armateurs y trouvent un avantage, les bois chargés dans les ports du Canada vont jusque dans les fjords de Norvège chercher un cachet d'authenticité qui leur donne une valeur plus grande. Ces manœuvres n'auront qu'un temps. Les bois du Canada sont tout aussi bons que ceux de Xorvège; les mêmes
espèces y ont les mêmes (jualités et le ((Hinnerce commence à le re<"onnaître. Quand les Compagnies anglaises et américaines n'auront plus le monr)|)ole du transport des bois, ce qvù doit résulter bientôt des rapports directs établis entre le Havre et Québec par la Compagnie Allan et stirlout ])ar la Compagnie Générale Transatlantique, la r^ualité des bois canadiens sera reconnue par le commerce mondial et tout le monde y gagnera, surtout les commerçants français qui actuellement paient les bois canadiens lo o/o de trop h cause des frais de voyage et de transit.
Pendant les dernières années du dix-neuvième siècle, le commerce des bois canadiens se modifia ]irofondément par l'adoption universelle du papier de cellulose ou de pâte de bois. Le commerce d'exportation qui ne recherchait jusqu'alors que les bois de construction ou d'ébénisterie eut à répondre à des demandes de plus en plus considérables de bois de pulpe. La partie la moins estimée des forêts canadiennes, et aussi de beaucoup la plus vaste, i^uisque dans le Nord elle règne d'un océan
Toitures et planchers métalliques
Mica coupé
^fonument- et pierres tombales
Instruments de musique
Instruments de musique, matériaux ....
Médicaments brevetés
Huiles
Peintures et vernis..
Papier
Outils de plombiers .
Plomberie et ferblanterie
Imprimerie et reliure
Imprimerie et publications
Pompes et moulins à vent
Glacières
Rizeries
Toiture et matériaux de toiture
Vêtements en caoutchouc
Caoutchouc et articles élastiques
Nettoyage et prép. de graines de semences.
^Machines à coudre...
Xombre
Capital
Valeur
1 1 .Si 1 .730
Nombre (Capital
Navires, construction et radoub
Soie et articles en soie
Argenterie
Abattoirs et salaisons de viandes
Abattoirs, non compris les salaisons de viandes
Métallurgie
Savons
Empois
Articles de librairie. . .
Taille de la pierre...
Raffineries de sucre..
Fils
Tabac à chiquer, fumer et priser
Tabac, cigares et cigarettes
Vinaigre et marinades
Tapisserie
Jalousies et rideaux..
Fil de fer
Fil de fer à clôture..
Pulpe de bois, procédés chimiques et mécaniques
Ouvrage et tournage de bois
Lainages
Vali'ur
l.K Canada Ii.i.i sirT:
il l'autro, prit iiiu" \,ilcnr iii.ir ImikIc (lu'ini n'.iv.ut iik'I( c
( ;iii;i(hi |)('ii(l.iiil l'cxcrcne i8y6-
111 |ui''\U(' m j, un, lis osprirc les Ixms de (onslnu- iS(); lui de ."f. j|(j iiuIIk.iis, ( (unprciiant les impor-
tK'ii (le 1,1 ('(il.iiiil)ir 15ntiiniii(iuc, 1rs hois 'l'c'-ljcnis- (allons cl les cxporlat ions ; (]iril déliassa 300 mil-
icnc (In \ou\(Mn Hiniiswic k c[ de l'Ontario passé- lions on 189g, 4CX) millions en 1902, 500 millions
roui au second pi. m cl l,i (|ueslion de la ])ulpc |)ril en Kjod, 'xk» millions ])endaiil les deux exercices
telleuienl d'imporl.iiu c ([ue les lùats-l'nis cl la Jijo; cl KjnS, pour retomber a 5''<' millions en I9(xj,
province de Québec en \inieiil à ce propos à une remonlcr à, (>// millions en ]()i() et atteindre
véritable querelle. Nous (wamiiuM-ons cet é])isode 759 millions en 1910-191 l. L'année Kjl I-1912, pas-
commerci.il dans le (liapilrc (|iie nous consacrons sanl à 862 nnllions, accuse un nouveau ])rogrès et
plus loin à 1,1 pulpe cl au papier, celte industrie les neuf ])remiers mois de 1912-1913 arrivent à
can.ulienne ([u'on a iKniimée, à pisle litre, industrie SoS millions, faisant prévoir, ])our l'année entière,
ii'i'i""'ilp un total dépassant pour la jjrcmière fois le
Le commerce des blés se développa ])arallèle- milliard
Port de Montréal.
ment au commerce des bois et, dès qu'il y eut dans la vaste prairie une population suffisante, il prit rapidement la première place. En parlant du blé, nous avons donné, dans une note de la page 30, la statistique de l'exportation des blés et des farines de 1906 à 191 1. Nous ne répéterons pas ces chiffres ici et nous ne voulons pas surcharger notre travail, où il y a déjà beaucoup de statistiques arides (i). Nous dirons seulement que le com-
(1) Jusqu'en 1907, les statistiques officielles vont du i^"" juillet au 30 juin. En 1908, on fit partir l'année fiscale nouvelle du i«'' avril, de sorte que Tannée 1907-1908 n'a que neuf mois et depuis les années fiscales finissent le 31 mars.
En seize ans, le commerce général du Canada s'est quadruplé et, dans cet accroissement, les importations figurent parallèlement pour les trois quarts et les exportations pour un quart. II est à noter que, parmi les exportations canadiennes, celle des machines agricoles arrive à un chiffre assez important. Les fabriques de l'Ontario reçoivent des demandes de toute l'Europe, mais, dans les pays importateurs, les machines canadiennes sont souvent portées dans les statistiques comme machines américaines, parce qu'elles sont parties du port de New-York.
Le gouvernement du Dominion ne néglige rien pour seconder les efforts individuels, pour ouvrir
Le Canada Illisïré
de innivciles relations commerciales et pour élargir celles qui existent; ainsi. M. Fostcr, ministre du connnerce, est parti le lo février 191 3 pour la Nouvelle-Zélande, oii il doit assister aux réunions de la Commission du Commerce impérial, puis il ira en Australie pour y déterminer, avec le gouvernement, les conditions de réciprocité d'un traité de douanes en négociation depuis un certain temps. D'Australie, il compte revenir par la Chine et le Japon, où il veut étudier de près l'essor commercial qui suivra probablement, pour l'une l'établissement d'un nouveau régime politique et pour l'autre le déveloiipement remarquable de sa puissance.
ensuite attendus, car le Japon a importé d'Australie, en 191 2. 200,000 tonnes de céréales, et il a intérêt à s'adresser au Canada ])lutôt qu'à l'Australie à cause de la plus grande régularité de sa récolte, de sa qualité supérieure et de la |)roximité. Il est d'autant plus opportun, pour le Dominion, de rechercher de nouvelles voies commerciales qu'une des voies anciennes disparaît. Une compagnie de navigation de Montréal qui faisait, depuis j:)lusieurs années, un service régulier entre les principaux ports du Canada et Mexico va abandonner ce service parce que le gouvernement mexicain n'a pas pu, depuis deux ans. au milieu des crises qu'il
Centre de la ville ue Montréal.
Des négociations importantes sont entamées entre le Canada et le Japon pour le renouvellement du traité de commerce qui existe entre l'Angleterre et le Japon et qui prend fin en juin 191 3. Le traité sera très probablement renouvelé, mais la balance commerciale entre le Canada et le Japon est tout à l'avantage de ce dernier, qui a exporté au Canada pour $ 2,899,000, tandis que le Canada n'a vendu au Japon que pour $ 489.568. M. Poster espère arriver à augmenter beaucoup les exportations du Canada dans ce pays, et les circonstances s'y prêtent, car la dernière récolte de blé a été si faible en Australie que le Japon ne peut pas y puiser comme il le faisait chaque année; il doit faire venir de Vancouver de grandes quantités de blé et le premier vapeur, le Fiikï-Maru, est parti de \okohama. le 9 fé^Tier 191 3, pour charger 5,000 tonnes de blé dans le grand port de la Colombie Britannique ; de nombreux steamers sont
traverse, payer la subvention convenue et qu'il ne renouvellera sans doute pas le traité.
Le gouvernement canadien s'efforce d'encourager et d'aider les initiatives individuelles qui se multiplient tous les jours. L'œuvre la plus importante, au point de vue français, créée au Canada, a été la Chambre de commerce française de Montréal. Le 27 mai 1886, M. G. Dubail. consul général de France à Québec, réunissait à ^Montréal les principaux commerçants français et leur exposait l'utilité d'une Chambre de commerce française au Canada; un comité fut nommé et, le 26 juin suivant, ce comité convoquait une nouvelle réunion à laquelle il soumettait un projet qui fut accepté. M. Dubail déclara officiellement fondée la Chambre de commerce française de Montréal.
Intermédiaire naturel entre le commerce du Canada et celui de la France, la Chambre française de Montréal s'efforce de favoriser l'expansion
Lk Canada Im.i si ri
|irati()U(' (les tMpports coninuTcinux (|ui r.vistciil «Mil If le ( ,111,1. 1,1 et 1.1 l' r.inir.
l-.ll(> .1 |)Ml)li('' 011 it)ii, il rdcciisHui (lu \ iiif^l- < uuiuu-iur amii\orsaiic" de sa loiulal kui, un livre intitulé l.i ( iiiiddii et la hraitcc, (\\\\ renferme beaucoup tie documents très utiles.
La Chanihrc de coiiiiuerce Iranc^aise fait |)ar<'utre un hullcliii hkmisucI (nn, tout en iiuMtant au ])reniier ranj^' son prin(ii)al objet, l'industrie et le commerce, public des études {générales d'autant plus intéressantes (lu'elles s'occupent, la ])lupart du temps, de sujets neufs flans un ])ays qui recèle de •.grandes ressources cl lait apjicl à toutes les initiatives.
Les Grands ^Fagasins Eaïoxs a Win.nipeg.
C'est à la Chambre de commerce française de Montréal qu'est due l'idée de réunir en congrès périodiques les Chambres de commerce françaises de l'étranger. Le premier congrès, réuni à Bordeaux en igop, a fondé V Union des Chambres ■de covnnerce françaises à V étranger.
Mais son action la plus utile est la campagne intéressante qu'elle poursuit pour diriger et stimuler l'initiative des commerçants de France. Dès sa fondation, elle insistait sur la création d'un service maritime entre la France et le Canada. Plusieurs tentatives furent faites en i886, en 1893 et en 1902, qui n'eurent pas de succès; en 1905, une compagnie canadienne-anglaise a inauguré un service direct qui a pu vivre et prospérer, mais c'est seulement en 191 2 que la Compagnie Générale Transatlantique a inauguré un service de naviga-
tion entre le lla\r(; et yiiébei . Le Kiagara a fait H m |)reiiiier voyage en mai ]<ji2, et, lorsfjue le Saint Laurent a été fermé ])ar les glaces, les départs mensuels se sont f.iits régulièrement par Halifax.
La C'hambre de commerce française nndtiplie les recommandatif)ns aux commerçants de l'rance, leur |)rou\ant par une longue observation que les représentants de commerce au Canada sont très difficiles à trouver et que leur action reste, la plnp.iif (lu temps, inefficace pour beaucoup de raismis qu'il serait tro]) long cJe passer ici en revue.
Le meilleur moyen est celui qu'ern])l oient presque toutes les maisons allemandes : l'envoi au Canada de voyageurs expérimentés parlant bien anglais. Sauf dans le commerce de Québec, qui re])résente à peine le cinquième du commerce canadien, la langue commerciale est l'anglais. Le commerçant, ie manufacturier allemands savent se plier aux exigences de la clientèle; il faut qu'en France on sache en faire autant, car, après l'Angleterre et les Etats-Unis, la France et l'Allemagne se disputent la troisième place sur la liste des importations canadiennes 'i).
Actuellement, le commerce français commence à s'intéresser davantage au Canada; il a repris la troisième place parmi les pays importateurs, tandis que l'Allemagne semble stationnaire. Il reste au
(i) Pour les neuf premiers mois de l'année fiscale finissant le 31 mars 1913 :