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LA POPULATION DES BLANCS

Les divers établissements de l'Acadie, la Nouvelle A: terre, le Virginio et les bords du St-Laurent, eurent des dé pénibles. La première émigration qui vint d'Europe, et des établissements s'6 du Golfe St-Laurent, jusqu’au Golfe du Mexique. Ces émigrants s'établirent dans les régions voisines du littoral, pénétrant peu à peu dans l'intérieur des terres. Pendant ce mou vement, les fils de cette poignée de hardis émigrants Normands qui s'étaient assuré un pied à terre, au confluent des rivières Saguenay et St-Laurent, et Y avaient fondé leurs premiers établissements, sur Je $ol Canadien, avancèrent. vigoureusement en avant, explorant et colonisant le St-Laurent cb ses tributaires

Deux centres de populations se formérent sur ce continent. [56 si l'un d'eux obtennit quelque avantage, il attirait des colons de SON Côté. Ainsi ]n Sécession des Etats-Unis — le second grand pays sur ce continent, par l'Empire Britannique, fut la cause d’un grand population, depuis le littoral de Ste-Croix ct le Deleware, dizaines de milie

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son étendue de déplacement de l'Atlantique, entre les rivii Jusqu'au territoire anglais; des Hi Personnes partaient de New York et des autres ports, pour se rendre, par eau, À la Nouvelle F

2COsse et au Nouveau-Brunswick, et des milliers d'autres forçaient

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péniblement leur chemin, à travers les forêts, jusqu'aux régions inhabitées au nord des lacs Frié et Ontario.

La cession de l'Acadie à l'Angleterre, par la France, fut la cause de la dispersion des Français-acadiens et de leurs groupes d'établissements, depuis l'Etat du Maine jusqu'en Louisiane. Quelques-uns des centres établis plus au nord, quelques années après, attirèrent la population française, de cette partie du pays qu'on nomme aujourd’hui la province de Québec, vers l'est ou les Etats de Ja Nouvelle Angleterre, où par la seule agolomération des années ils se trouvent aujourd'hui en nombre considérable, employés, pour la plupart, dans les manufactures. Il est difficile de dire lequel de ces deux grands centres, dons le cours des années, a le mieux réussi à augmenter sa population, au dépens de l'autre, où à attirer l'émigration européenne. Jusquà 1840, le centre canadien avait obtenu la paime dans l'émigration européenne. C'est alors que pratiquement les Etats de l'Ouest commencèrent à prendre du développement, car déjà cette région avait attiré l'attention, dès 1830. Ce fait, joint au mouvement d'émigration qui se fit de l'Irlande, à cause de la famine, donna un nouvel élan extraordinaire au centre des Etats-Unis, et le Canada fut rapidement dépassé, dans sa course, pour la population.

Le désir ardent de posséder de nouvelles terres d’une incomparable fertilité était excessif, et plusieurs milliers de Canadiens émigrèrent dans les nouvelles régions, et ce mo-'vement 5° continua pendant plusieurs années. Les Territoires du Nord-Ouest du Canada, rivale redoutable, et sous plusieurs rapports, bien supérieure aux Etats-Unis de l’ouest, étaient sous clef et étaient destinés à rester ainsi fermés pendant trente ans, par la faute de la Compagnie de la baie d'Hudson, qui en étaient la gardienne.

Les droits territoriaux de cette Compagnie commerciale furent achetés par le Souvernement canadien en 1870, et le Canada, pour gagner le temps perdu, commença aussitôt à développer ce nouveau territoire, poursuivant l'arpentage des terres avec une telle énergie, que, dans l'espace de dix ans

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70,000,000 d'acres de terre avaient été complètement arpentés, auxquels on à encore ajouté depuis 10,000,000 d’acres pour satisfaire à toutes les demandes. De sorte que l'on compte aujourd'hui 80,000,000 d'acres de terre prêtes pour le défrichement, ce qui donne 500,000 fermes de 160 acres chacune.

Pendant toute une génération, la population s'était écoulée vers les Etats de l'ouest, à travers la ligne frontière du Canada. Après le renversement des barrières s’opposant à la colonisation, par suite de l'achat des Territoires, commença un mouvement d'immigration en sens contraire, des Etats- Unis au Nord-Ouest Canadien, égalant dans ces dernières années, les plus gros flots d'émigration du passé; ces allées et venues ont fini par mêler ces deux centres de population, et ce, pour leur plus grand bien réciproque,

En 1800, la population du Canada actuel était de moins de 400,000. D'après le recensement de 1891, elle était de 4,833,239, et d'après les dernières statistiques, à la fin du siècle, elle sera de 5,400,000, de sorte que le gain, pour le siècle, sera de 5,000,000, sur une population à l'origine de400,000.

Le Canada va commencer le siècle avec le même chiffre de population que les Etats-Unis, au commencement du siècle précédent.

Les deux principales races Gai se divisent le Canada, sont les races parlant le français et l’anglais, La première comptait, en 1891, 1,404,974, la plus grande partie, Pour ne pas dire toute, résidant dans la Province de Québec, excepté 218,698, dont 101,123 étaient dans la Province d'Ontario,et presque tous dans les comtés limitrophes de la Province.

La population de langue française est en progrès dans la province de Québec. De 78-8 pour cent, qu'elle était d'après le recensement de 1881, elle est montée à 79-7 pour cent, d'après celui de 1891, un gain de près de 1 pour cent, en dix ans.

Cette population bilinguale, vivant côte à côte et ayant à cœur d'accomplir la tâche de développer le vaste pays qui lui a été destiné, et de l’enrichir de tous les biens de la civili-

sation moderne, était d'après le dernier recensement divisée comme suit:

La population, en avril, le 5, 1891, était de 4,833,239.

Depuis cette date au 30 juin 1899, elle semble avoir atteint le chiffre de 5,312,000. La proportion des sexes, d'après le recensement de 1891, est de £,091 hommes et 5,080 femmes, par chaque 10,000 de population.

D'après le même recensement 86,52 par cent des habitants du Canada sont nés au pays, et 96.83 par cent sont nés sujets anglais, y compris, va sans dire, ceux qui sont nés Canadiens. Les natifs d'Irlande s'élevaient à 149,184; d'Angleterre, Wales et les Iles de ln Manche, 220,957, et d'Écosse, 107,594 Ceux nés aux Etats-Unis étaient de 80,915, en Allemagne, 27,752; en France, 5,380.

Les religions étaient reparties comme suit: Protestants, 2,745,453 ; Catholiques Romains, 1,992,017 : Juifs, 6,414: sans croyance et dont la croyance est inconnue, 89,355.

Les plus importantes dénominations protestantes, étaient : Méthodistes, 847,765 ; Presbytériens, 755,326 ; Eglise d'An gleterre, 646,059 ; Baptistes, 303,839.

Classant la population suivant l'âge et la dénomination suivante : Ænfaunts de moins d'un an ; enfants de L'un à 5 ans ; garçons et filles de 5 À 15 ans; jeunes gens de 15 à 20 ans; hommes et femmes, de 20 À 30 ans : Lommes et femmes de 30 à 50 ans: ct les vieillards de 50 ans et au-dessus, nous arrivons au résultat suivant :

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