‹ Le Canada [microforme]Chapitre 15 sur 51 · LU · texte numérisé non relu

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AUGMENTATION DE LA POPULATION EN CANADA, ET CETTE AUGMENTATION COMPARÉE A CELLE DES ETATS-UNIS.

Jusqu'à 1829 la population des deux Canadas n'étant que de 696,000 habitans, ils occupèrent une très humble position dans l’histoire industrielle de l'Amérique. Depuis, quoiqu'ils aient eu beaucoup moins que leur juste part de l'honneur accordé par l’Europe à l'avancement extraordinaire des Etats-Unis, ils n’en ont pas moins joui des avantages d'une prospérité qui ne le cède, comme j'aurai occasion de le faire voir, à aucune partie de ces Etats. En 1800, la population libre des Etats-Unis était de 5,305,925. En 1850, elle était de 20,250,000,—montrant une augmentation de près de quatre cent pour cent.

En 1811, la population du Haut-Canada était de 77,000, et en 1851 de 952,000, offrant un accroissement, en quarante années, de onze cent pour cent.

Durant les dix dernières années, dans un temps où il fut donné une impulsion extraordinaire à la population des Etats-Unis, à raison des ouvrages publics en voie de construction, et des gages très élevés payés aux travailleurs, leur taux d'augmentation a été de 35:27 pour cent. Dans la Grande-Bretagne, durant le même espace de temps, l'augmentation a été de 13-20 pour cent; dans le Haut-Canada, elle a été de cent-quatre pour cent.

Comme je l'ai remarqué, la population libre des Etats-Unis s’est accrue, de 1800 à 1850, de 14,944,075, ou d’un peu moins de quatre fois. La population du Ilaut-Canada, depuis 1811, qui est la première année que le recensement a été fait avec exactitude, jusqu’à 1851, s’est accrue de 875,000, ou de dix fois, approchant de près de trois fois l’accroissement des Etats-Unis pris en total.

Il n’y a peut-être aucune partie du monde connue à l’histoire moderne, à l'exception de la Californie et de l'Australie, où une plus grande augmentation ait eu lieu dans la population. Dans les derniers pays, la découverte de l’or a donné un stimulant contre nature à l’affluence d'étrangers; mais dans ces endroits, malheureusement, les principales choses que le travail laisse pour marquer son passage sont des creux et des buttes d’un aspect désagréable, trop souvent monumens de fatigues et de peines sans

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