‹ Le Canada, son présent et son avenir [microforme]Chapitre 1 sur 8 · A L’'HONORABLE G. E. CARTIER · texte numérisé non relu

A L’'HONORABLE G. E. CARTIER

Procureur Géneral pour le Bus-Canada.

Monsieur LE MINISTRE,

Etranger au Canada, mais y possédant depuis plusieurs années des intérêts de premier ordre, qui me forcent à m'occuper activement des grandes questions politiques, sujet de sollicitude pour tous les hommes qui veulent la prospérité des Provinces de l’Amérique Britannique du Nord, j'ai cru devoir céder aux conseils, peut être trop bienveillants de quelques-uns de mes amis qui sunt aussi les vôtres, et j’ai livré à la publicité les modestes pages qui n'étaient destinées qu’à renseigner les honorable: négociants avec lesquels j’entretiens mes relations d’affaires en Europe.

La crise commerciale et financière qui sévit en ce moment en Amérique et plus spécialement au Canada ; les projets d’umion des Provinces qui seront votre ouvrage, votre gloire d’homme d’état, et celle de vos illustres collègues, votre plus belle récompense dans l'avenir pour quelques ennuis du présent ; la situation financière surtout, eu égard aux événements qui s’accomplissent dans ceite partie du nouveau monde, dont les économistes et les hommes d’état se préoccupent de plus en plus ; les difficultés sans nombre de se procurer des capitaux en rapport avec les besoins des crédits commerciaux, ces motifs et bien d’autre encore, qui ont engagé l’un des principaux hommes politiques du pays et le chef honoré d’une des plus

portantes maisons de commerce des deux Canadas à publier un ouvrage yant pour but de propcser des réformes et d’introduire des modifications dans notre système financier, m’ont fait naitre le désir de compléter les principales idées émites par l’Hon. I. Buchanan, et c’est pourquoi je viens, sous le patronage de votre nom si justement estimé, vous offrir les prémices de ce travaii écrit bien à la hâte, mais qui je l’espère, ne manquera ni d’utiles enseignements, ni de suggestions pratiques pour tous ceux qui s'intéressent aux destinées de leur pays et à la prospérité publique.

Connaissant, monsieur le Ministre, votre indépendance et votre libéralisme excessif quand il s’agit du bonheur de vos concitoyens, je n’ai pas hésité à placer cette étude sous votre patronage distingué, bien persuadé que rien ne peut vous être plus agréable que d’entendre, de comprendre et de satisfaire toutes les aspirations légitimes.

Et comme je viens à vous, indépendant et libre, vous offrir le fruit d’un travail consciencieux et débarrassé de tous préjugés, j'ai la pleine et entière certitude que vous pardonnerez à la présomption de l’auteur en faveur des intentions qui ont inspiré sa pensée.

Daignez agréer,

Monsieur le Ministre,

Phommage respectueux

de votre très humble serviteur,

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