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d'homme politique de son prédécesseur, mais il était reconnu pour être très-modéré, laborieux et plein de conciliation. Il avait rempli avec beaucoup d'habileté plusieurs ambassades en Amérique et dans les cours européennes ; il s'était surtout distingué dans les négociations de la question hollando-belge. Les Canadiens attendaient de lui une admin'stration juste. Ses premiers actes firent augurer favorablement de sa conduite future ; ils prouvèrent que de bons gouverneurs seraient encore donnés au pays. Aux nombreuses adresses qui lui furent présentées, lors de son arrivée, par toutes les classes et les différentes origines de la province, il répondit qu'il ne reconnaîtrait aucune distinction de races ni aucun parti politique, et que son vœu le plus ardent était de se concilier à la fois l'approbation et l'appui de tous les sujets du pays.
[l travailla d’abord en silence à se mettre au courant des affaires générales du pays. Il put bientôt constater qu'il existait des mécontentements parmi une partie considérable de la population, et que cette population avait à se plaindre de nombreux et justes griefs, dont un des principaux était son éloignement du conseil exécutif, où ses intérêts n'étaient nullement représentés. Il montra tout de suite des dispositions bienveillantes envers les Canadiens- Français; il leur distribua plusieurs places importantes, entres autres, celle de surintendant de l’éducation pour le Bas-Canada à M. le Dr. Meilleur, et celle de juge en chef de Montréal à M. Vallières de Saint-Réal, homme qui faisait la gloire et l'orgueil de ses compatriotes. M. Vallières fut le premier canadien appelé à remplir une charge aussi élevée. La