‹ Le Canada sous la domination française [microforme]Chapitre 103 sur 122 · ERRE · texte numérisé non relu

ERRE

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10 mai, m'a remis les dépêches dont vous m'avez honoré en date du 23 septembre 1758 et 19 février de cette année, avec les expéditions contenant les grâces que S. M. a bien voulu accorder à nos bataillons, et le remplacement aux emplois vacants, avec l’ordre de S. M. pour y pourvoir à l’avenir; je puis vous assurer de mon attention scrupuleuse à suivre l'ordre et la justice.

Je suis aussi comblé que reconnoissant de la grâce que S. M. m'a accordée en m'avançant au grade de lieutenant général; cette grâce ajoutcroit à mon zèle pour son service, si la chose étoit possible.

Je ne suis pas moins pénétré de reconnoissance pour toutes celles que vous avez procurées à MM. de Lévis, de Bourlamaque, de Senezergues, de Montreuil, de Bougainville et au corps de troupes que j'ai l'honneur de commander; nous ne sommes vraisemblablement pas éloignés d'événements qui nous mettront à portée de mériter de plus en plus les bontés de S. M., et j'ose vous répondre d’un entier dévouement à sauver cette malheureuse colonie ou périr. Je vous prie d’en être le garant auprès de $S. M., ct de l'assurer de toute mon attention à concourir avec M. le marquis de Vaudreuil, son gouverneur général, et à écarter les plus petites choses qui pourroient altérer l'union et l'émulation entre les deux corps chargés de la défense de cette colonie et qui pourroient nuire au service de $. M. Je lui suis trop dévoué, par devoir, par affection et par amour-propre pour sa sacrée personne, pour n'avoir pas toujours présent devant les yeux tout ce qui peut intéresser la gloire de ses armes.

M. de Bougainville est arrivé comblé de vos bontés ; et dès le lendemain, nous avons appris que la plus grande partiede la flotte partie de Bordeaux, sous les ordres du capitaine Canon, est en rivière ; c’est toujours quelques vivres, quelques munitions, quelques hommes, des bâtiments dont on peut tirer parti si l'ennemi vient à Québec, et le peu est précieux à qui n’a rien.

I ne me reste, en vous adressant les duplicata et triplicata de mes dépêches des 12 avril et 8 mai, que de vous renou-

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