TRAITÉ DE MONTRÉAL AVEC LES INDIENS
Indieus de la Nouvelle-France, pour lequel M. de Frontenac avait déjà fait de grands efforts, et dont les négociations avaient été simplifiées par ses victoires sur les Anglais et sur les Iroquois. Toutes les tribus de la Nouvelle-France, sans en excepter les Cinq-Nations, devinrent nos alliées.
M. de Callières fut particulièrement aidé dans cette importante affaire par un chef des Hurons de Michilimakinac, nommé Kondiaronk, que nous appelions « le Rat », et qui disposait de tous les Indiens des Paysd'en-haut. « C'étoit un homme d'esprit, extrêmement brave, et le sauvage du plus grand mérite que les François aient connu en Canada. »
Il était fort éloquent dans les conseils et ne parlait Jamais sans être applaudi, même de ses adversaires. «Il ne brilloit pas moins dans les conversations particulières, et on prenoit souvent plaisir à l’agacer pour entendre ses réparties, qui étoient toujours vives, pleines de sel, et ordinairement sans réplique. Il étoit en cela le seul homme du Canada qui püût tenir tête au comte de Frontenac, lequel l’invitoit souvent à sa table pour procurer cette satisfaction à ses offi- CIS? Cy
Ce fut le 8 septembre 1700 que se tint la grande assemblée de Montréal, où l’on adopta les préliminaires de la paix entre les Français et les Indiens; et en 1701 le traité définitif fut signé, aussi à Montréal, entre M. de Callières et les chefs des tribus.
Pendant l’une des séances, le Rat se trouva mal; M. de Callières le fit secourir avec empressement, car il fondoit sur lui sa principale espérance pour le
! Le P. Charlevoix.
1 Le P. Charlevoix.
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