Arracacha esculenta
16. Erylhroxylon coca. Sur les flancs des montagnes élevées de Ghiriqui et de Véragua, il existe des représentants de quelques espèces de quinquinas (rubiacées), depuis le cascarilla oblongifolia jusqu'au cinchona lancifoUa, qui croit encore à 3000 mètres d'altitude. On y trouve aussi des érythroxylées analogues à la coca du Pérou et au hayo, dont les propriétés toniques et excitantes sont si remarquables. En mâchant les feuilles de cet arbrisseau, on peut rester plusieurs jours en mangeant peu ou prou et presque sans boire, tout en supportant de grandes fatigues. Son action se dissipe assez vite et cause des insomnies lorsqu'on n'y est pas habitué. Les Indiens Goajiros mâchent les feuilles de hayo, comme les Boliviens la coca, et ils les saupoudrent de chaux de coquilles marines ; cette sorte de bétel américain noircit les dents et rend la bouche sanguinolente, presque autant que celui employé chez les peuplades d'origine malaise.
1 7 . Piper angustifolium ,