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DRAGUES EVRARD

MARCHÉ DU 20 NOVEMBRE 1859 — COMMANDE DU 3 FÉVRIER 1860 PRINCIPALES CONDITIONS DU MARCHÉ DE COMMANDE

Par l'article i"' du marché, l'entrepreneur général des travaux du •canal, M. Hardon, s'engageait à commander à, MM. Evrard et G^* qui acceptaient, aux clauses et conditions stipulées au marché, toutes les dragues mouillées qui pourraient être encore nécessaires (après les commandes précédentes faites à d'autres constructeurs) pour le percement du canal.

L'entrepreneur général n'a fait, en définitive, à MM. Evrard et C*', en exécution du marché, qu'une seule commande, datant du 3 février 1860, pour une fourniture de 12 dragues.

[M. Evrard, par lettre du 17 septembre 1862, moyennant l'allocation d'une certaine somme pour règlement de toutes les fournitures faites par lui jusqu'au dit jour, déclara renoncer à toutes les clauses de son marché du 20 novembre 1859.]

Les principales conditions du marché, en dehors des spécifications concernant les dispositions des diverses parties des dragues, étaient les suivantes :

Les dragues seraient à une seule élinde placée dans l'axe delà coque. Elles devraient produire 1.000 mètres cubes de déblai en sable, gravier ordinaire, ou terrain d'alluvion, en dix heures de travail consécutif, en dépensant 800 kilogrammes de charbon de bonne qualité.

La machine motrice devrait déveloper une force de 16 chevauxvapeur de 75 kilogrammètres pour une pression de 4 atmosphères dans la chaudière.

La fourniture comprenait la coque en fer, l'appareil moteur, l'appareil dragueur, les treuils de service avec leurs chaînes, ancres et

cordages, remballage et rembarquement, le transport à Port-Saïd et le débarquement sur la terre ferme, enfin le remontage de la drague en Egypte.

La toile de transport, non plus que sa transmission, ne faisaient partie de la fourniture et restaient, ainsi que la charpente et les boiseries en général, à la charge de Tentrepreneur général. Il était entendu, toutefois, que les constructeurs livreraient les bois d'une seule élinde avec la première drague, toutes les ferrures des autres •élindes devant pouvoir s'adapter sur cette première élinde.

Après le débarquement des différentes parties des dragues à Port- Saïd, pour lequel une grue de déchargement serait mise à la disposition des constructeurs, l'entrepreneur général serait chargé de faire à sesfrais le transport jusqu'au lieu de montage. Il serait chargé en outre de la préparation des chantiers ,.de montage, des bois, cordages et apparaux pour la mise à l'eau des coques montées, des apparaux et outils nécessaires pour la pose dans les coques des grosses pièces, de tous les ouvriers et manœuvres nécessaires pour aider au montage des appareils complets ; de la fourniture du charbon, des forges à rivets, du minium, blanc de céruse, huile et chanvre pour les joints. Les constructeurs, de leur côté, ne seraient chargés que des divers ouvriers spéciaux pour le montage, lesquels seraient logés et convenablement nourris par les soins de l'entrepreneur général moyennant un prix maximum de 60 francs par mois, ainsi que des fournitures et outils autres que ceux ci-dessus mentionnés.

Le prix de chaque appareil était fixé à 32.500 francs ^ Il était entendu que dans le cas où l'entrepreneur général voudrait se charger du transport en mer et du montage en Egypte, le tout à ses frais, le prix ci-dessus serait réduit de 6.000 francs.

Les commandes devaient se faire par séries de dix dragues 2. Il serait accordé pour les dix premières dragues un délai de cinq mois à dater du jour de la commande, et, pour les autres séries de dix dragues, un délai de quatre mois seulement. Ces délais comprenaient tout le temps du travail en Belgique et du remontage de la drague en Egypte. Le transport en mer était en dehors des délais fixés ainsi que le transport sur les ateliers de montage.

En cas de retard dans la livraison, le constructeur était passible d'une retenue de 40 francs par jour de retard et par drague.

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