STIPULATIONS DES MARCHES CONCERNANT LES DISPOSITIONS GÉNÉRALE
Coque. — La coque serait tout entière en fer, fer cornière et tôle, et ceinturée par des pièces de chêne.
Le bordé extérieur serait à recouvrement, à un seul rang de rivets.
Le pont de la coque serait bordé en bois bien calfaté, à rexception de Tentourage des machines qui pourrait être en tôle. Toute partie en tôle sur laquelle on devrait circuler ou seulement se tenir devrait être couverte d'un caiUebotis en chêne.
Appareil dragueur. — L'appareil dragueur ainsi que la charpente de support seraient, comme la coque, entièrement en fer, fer cornière et tôle.
11 comprendrait tout d'abord une élinde en fer et tôle permettant de draguer à toute profondeur, jusqu'à la profondeur de 8 mètres. L'élinde serait retenue à sa partie supérieure en un point de suspension distinct de l'axe du tourteau supérieur, et à sa partie inférieure par un palan en fer à chaîne dont le garant s'enroulerait sur le tambour d'un treuil disposé à cet effet à l'avant de la drague.
L'axe du tourteau supérieur serait à une hauteur telle que les matières pussent tomber dans le couloir destiné à les déverser dans les chalands et s'écouler sous une inclinaison d'au moins 80 centimètres par mètre pour toute la partie du couloir comprise entre les montants du bâti.
Le tourteau supérieur serait mis en mouvement par des engrenages en relation directe avec le pignon mû par les machines. Il serait à quatre pans et ses angles seraient garnis de bandes d'acier.
La chaîne à godets serait composée de maillons simples et de maillons doubles, de longueur uniforme, réunis par des boulons. Les trous des maillons seraient garnis de bagues en acier.
Les godets seraient, pour cinq dragues, d'une contenance de 330 litres, et pour les cinq autres, de 220 litres 2. Ils seraient en tôle avec becs en acier et rivés sur les maillons de la chaîne.
1. Voir, pour la description des dispositions principales de ces dragues, en exécution, au tome V,page 447, chapitre intitulé -.Renseignements sur le matériel employé aux travaux^ note de l'article concernant les grandes dragues. (Les dragues dont il est question dans ladite note sont, il est vrai, celles qui furent commandées un peu plus tard au nombre de dix-huit à la maison Gouin, pour MM. Borel, Lavalleyet C"; mais ces dernières dragues étaient semblables dans leurs dispositions générales à celles qui avalent fait l'objet des commandes de la Compagnie des 24 et 29 décembre 1862.)
2. En 1866, tous les godets des grandes dragues avaient une capacité de 400 litres.
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GRANDES DRAGCES 24»
Treuils de manœuvre. — Il serait établi, savoir :
Un treuil spécial destiné à rabaissement et au relèvement de Télinde ;
Un treuil pour ravancement placé à Pavant de la coque auprès du treuil de Télinde.
Ces deux treuils seraient mus par la vapeur ;
Un treuil à l'arriére, mû à bras, pour le recul de la drague ;
Un treuil quadruple mû par la vapeur pour les manœuvres d'oscillations et dont les leviers de commande seraient placés au plus près du dragueur;
Enfin, deux petits treuils à bras pour manœuvrer la partie mobile du déversoir, et une grue pour la manœuvre des godets.
Appareil moteur. — L'appareil moteur serait composé de deux cylindres • verticaux accouplés de 50 centimètres de diamètre et de 80 centimètres de course, dimension correspondant pour une vitesse de 50 tours par minute, à. la force nominale de 34 chevaux de 225 kilogrammètres. Les machines composant l'appareil moteur marcheraient avec détente et condensation.
Les tiroirs d'introduction seraient conduits par une coulisse Stephenson servant à manœuvrer la machine et à régler l'introduction.
11 serait établi une pompe à vapeur, dite petit cheval, pouvant à la fois alimenter la chaudière, jeter l'eau sur le pont et l'extraire de la cale. En outre, la machine devrait mettre en mouvement une pompe alimentaire et une petite pompe spéciale destinée à lancer de l'eau dans le couloir pour en lubréfier les parois.
Les cylindres seraient munis d'une enveloppe en feutre et en bois destinée à empêcher autant que possible le refroidissement.
Toutes les pièces composant l'appareil moteur seraient suffisamment rigides pour ne présenter aucune vibration nuisible pendant la marche de& machines.
Générateur^. — Les chaudières, réparties en deux corps (dragues des Forges et Chantiers), ou eii trois corps (dragues Gouin), auraient ensemble une surface de chaufife de 81 mètres carrés.
Elles seraient timbrées à 2**'",75.
Chaque chaudière serait munie de deux robinets de jauge et d'un tube de niveau d'eau, d'un robinet d'extraction continue, d'un robinet de vidange, de deux soupapes de sûreté, d'un manomètre Bourdon et de tous les accessoires nécessaires à leur fonctionnement.
Le tuyautage serait en cuivre rouge.
DIMENSIONS PRINCIPALES DES DRAGUES (eN EXÉCUTION)
Longueur 30 mètres
Largeur 8 —
Coque < Creux 3 —
i Longueur du puisard du pont 13 —
[ Largeur 1"*,70
Tirant d'eau de la drague 1 35
Hauteur de l'axe du tourteau supérieur au-dessus
du niveau de l'eau 8 50
Longueur de Télinde 19 25
^Longueur 90
Maillons j Largeur 18
(Épaisseur 06
Diamètre des boulons d'articulations 05
1. L-îs dragues Gouin, munies de trois chaudières, marchaient normalement avec deux chaudières seulement, ce qui permettait les réparations sans arrêt
DU DÉBUT DES TRAVAUX
Le nombre des godets était de 25, et il devait passer sur le tourteau supérieur 12 godets par minute.
Tourteau inférieur pentagonal.