CREUSEMENT DU CANAL A LA TRAVERSÉE DU SEUIL D*EL GCISK
Dans les chantiers de régie d'ElFerdane, indépendamment des déblais à sec exécutés dans l'intérieur des profils, on eut à enlever 13.655 mètres cubes provenant tant d'apports de sable amenés parle vent que du percement de cuvettes en dehors des profils pour voies de décharge.
Dans les mêmes chantiers, l'enlèvement des produits des dragages déposés sur la plate-forme furent continués jusqu'à la fin de l'année.
Le chantier de régie des travaux d'amélioration de la rigole s'étant chargé d'une nouvelle partie du lot Couvreux s'étendait maintenant de 60'',500 à 70'S400. L'amélioration de toute cette partie de la rigole fut terminée dansles derniers jours d'août. A cette date, pour que la rigole dans toute l'étendue du Seuil eût les dimensions nécessaires pour assurer le libre passage des grandes dragues de l'entreprise Borel Lavalley et C'«, il ne restait plus à faire disparaître que quelques hauts fonds existant encore au milieu du chenal entre 70*^,400 et 74^,00 (lot Couvreux), et, surtout à enlever un banc de pierre de 50 mètres environ de longueur régnant de 71^,220 à 71^,270 : ce banc de pierre n'avait jamais été attaqué par les excavateurs Couvreux qui relevaient leurs élindes en arrivant sur son emplacement; son existence n'ayant été signalée que tardivement, on n'avait pu prendre à temps les mesures nécessaires pour son extraction, et il en résulta naturellement un léger retard dans la mise en état de la rigole. Une autre cause de retard fut l'impossibilité d'utiliser, à cause de son mauvais état, une nouvelle drague mise à la disposition de la régie par l'entreprise Borel Lavalley et C^". Enfin, la petite drague du canal d'eau douce mise précédemment à la disposition de M. Couvreux, se trouvant presque hors de service lorsqu'elle fut rendue par l'entrepreneur à la régie, avait exigé beaucoup de réparations et n'avait pu faire que peu de travail.
L'enlèvement du rocher mentionné plus haut s'est fait à la drague. Divers accidents survenus à la drague retardèrent l'achèvement du travail. On profita du temps d'arrêt occasionné par l'un des accidents pour briser la roche à coups de mines.
L'élargissement et approfondissement de la rigole dans des conditions permettant le passage des grandes dragues Borel Lavalley et G'* fut terminé le 15 octobre. Toutefois, dans l'étendue du lot Couvreux, quelques points n'étant pas encore à la profondeur de 2 mètres par suite d'ensablements produits par le passage des embarcations, les deux petites dragues du canal d'eau douce furent maintenues en service pour continuer le curage.
On a vu au chapitre de la description des profils en travers d'exécution du canal que, par une décision du mois de septembre 1866, l'administration, sur la proposition des ingénieurs, avait approuvé pour le talus de la rive Asie, dans la partie de la tranchée du seuil d'El Guisr comprise entre les points 74*^,544 et 75*^,334, soit sur une longueur de 790 mètres, une modification du profil type n^ 1 de 1863 ayant pour
CHANTIER DE RÉGIE d'ëL FERDANE
principal objet d'adoucir rinclinaison de la berge dans la zone d'action du batillage. Cette modification de profil devait occasionner un supplément de cube d'environ 41.000 mètres cubes. A l'appui de leur proposition, les ingénieurs avaient fait remarquer qu'une occasion favorable se présentait alors pour faire le travail puisque Ton pourrait profiter pour son exécution des installations déjà établies dans cette région du canal par les tâcherons de M. Couvreux pour les travaux de rectification de la courbe sud du Seuil.
Effectivement, le moment venu, c'est-à-dire après l'achèvement de la tâche qu'ils avaient entreprise pour le compte de M. Couvreux, les tâcherons, MM. Poilay et Menneton, prirent à la tâche pour compte de la Compagnie l'exécution des travaux de modification du talus de la rive Asie.
Les travaux commencèrent en août 1867 et furent de suite vigoureusement attaqués. Ils étaient terminés en novembre. Le cube total exécuté avait été de 38.200 mètres cubes.
Les mêmes tâcherons furent chargés de transporter dans le lac Timsah les déblais de curage de la rigole extraits par M. Couvreux et par la régie et provisoirement déposés sur la plate-forme de la rive Asie dans l'étendue de la rectification de la courbe Sud (de 73^,460 à 74*^,540). Le cube à exécuter était de 8.247 mètres cubes.
MARCHE DES TRAVAUX PENDANT l'aNNEE 1868
(fin des travaux de la régie)
Cubes exécutés pendant Tannée 1868
DÉBLAIS
A SBC
DÉBLAIS sous l'eau
Mètres cubes
Mètres cubes
Cubes renseignés à la fin de 1867
Cubes totaux à la fin de 1868 (Fin des travaux).
Les travaux de curage de la rigole entrepris dès le mois de mai 1867 avaient notablement augmenté le cube des terres à transporter au wagon, en sorte que les terrassements à sec du chantier de régie d'El Ferdane ne purent être terminés qu'au commencement de 1868.
Les travaux d'enlèvement des produits des dragages déposés sur la plate-forme se continuèrent pendant les premiers mois de 1868. Ils étaient terminés le 1" mai.
La tâche concernant ces travaux fut augmentée dès le début de l'année :
1° Du travail à faire pour descendre la banquette de 3 mètres de largeur du talus Afrique, figurant au profil type de 1863 à une hauteur
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de 3 mètres (cote 21 ",20) au-dessus du niveau de l'eau, à une hauteur de 1 mètre seulement (cote 19^,20) au-dessus du même niveau. Cette modification du profil avait été récemment décidée (en décembre 1867) par l'Administration.
2° Du rétablissement du profil type dans certains endroits où les apports de sable l'avaient déformé, par exemple près du kilomètre 65, où, en quelques points, les apports dépassaient 12 mètres cubes par mètre courant : ces apports s'étaient produits depuis deux années environ que le chantier avait été évacué par M. Couvreux.
L'ensemble de ces travaux devait exiger un cube de déblais d'environ 54.000 mètres cubes. Les travaux se poursuivirent pendant toute l'année.
Pour essayer de combattre de nouveaux apports de sable, on construisit au sommet des tranchées, des haies sèches disposées en épis et s'étendant jusqu'à 100 et 150 mètres de distance de la crête des talus.
Près du kilomètre 65 on eut à faire le ripage des deux conduites d'eau : l'une de ces conduites, celle du plus grand diamètre, était placée sur la banquette à la cote 21™,20, et si on l'eût abaissée en même temps que la banquette, elle eut trop couru le risque d'être enfouie sous les sables d'apports; l'autre conduite se trouvait bien à la crête du talus, mais dans l'intérieur du profil type qui n'avait pu en cet endroit, être rigoureusement exécuté.
Les travaux de curage de la rigole maritime avaient dû cesser dans la première quinzaine de janvier pour ne pas gêner la circulation, chaque jour plus active, des gabares de l'entreprise Borel Lavalley et C*«, qui avait commencé ses travaux de dragages dans le Seuil dès le mois de novembre 1867.
Tous les travaux de la régie étaient terminés à la fin de l'année 1868. Ainsi que l'indique le tableau ci-dessus, ils avaient comporté les cubes de déblais suivants :
Déblais à sec 604.975 mètres cubes.
Déblais sous l'eau 382.980 —
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