GRANDES TOILES SANS FIN A POLTRE INCLINÉE
•d'accord entre les constructeurs, l'entrepreneur général et les ingénieurs de la Compagnie.
La livraison de la totalité des appareils devait être faite dans les délais suivants : 10 appareils, le 31 janvier 1861 ; 20, le 20 février et ^0, le 10 mars.
Entîn, un appareil devait être complètement monté et essayé à l'usine avant réception en présence de M. Hardon et des ingénieurs •de la Compagnie et de l'Entreprise. L'essai de cet appareil type eut lieu dans les premiers jours de février. Le marché n'ayant pas imposé aux constructeurs l'obligation de faire cet essai à l'aide d'un moteur à vapeur et pendant plusieurs jours consécutifs, on dut se contenter de faire marcher l'appareil à la manivelle et pendant quelques heures seulement. Toutefois, la manière dont l'appareil se comporta pendant •cet essai de quelques heures, parut suffire pour démontrer pratiquement qu'une toile sans fin à galets, d'un développement total de 147 mètres, pouvait être facilement entraînée sur une poutre d'environ 73 mètres de longueur présentant un coude assez prononcé. L'essai fit voir également que la toile se comportait bien aux tambours extrêmes, ceux-ci n'étant plus formés que de simples couronnes pour porter les chaînes latérales, et tout l'espace intermédiaire permettant le libre passage et un facile renversement de la poche de la toile ; que le système établi pour tendre la toile était satisfaisant; enfin, que malgré un montage très précipité, le parallélisme des arbres se maintenait bien sur ce grand développement. Bref, la conviction fut acquise alors
Evrard et C^* étaient effectivement les mêmes que celles du type qui avait été expérimenté avec succès le mois précédent aux buttes Chaumont; mais il y avait malheureusement, dans les détails d'exécution, des différences capitales :
Ainsi, au lieu de deux poutres métalliques indépendantes, on avait fait une seule et même poutre coudée de près de 70 mètres de développement; au lieu de ne faire porter la partie inclinée que sur trois points, le premier au fond de la fouille, le deuxième sur le terrain naturel et le troisième au sommet du cavalier, et au lieu d'articuler cette poutre pour permettre, en vue ^es tassements dans le cavalier, le changement de position de ces trois points dans le plan vertical, l'appareil était formé de longueurs de 6 mètres portant sur le sol, obligeant à un montage des plus précis et rendant presque impos- -sible son déplacement sur rails ou madriers.
Un article du marché imposait l'essai d'un premier appareil monté dans les ateliers du fournisseur en fin janvier 1861 ; et la totalité, soit les 49 autres, devait être livrée le 10 mars suivant.
Comme pour leurs dragues, voulant remplir les engagements relatifs au délai très court de livraison, MM. Evrard et C^* chargèrent à Anvers des bois •et fers à peine assemblés, laissant, sous le nom de montage & faire au seuil d'El Guisr, alors inhabité, la presque totalité du travail d'exécution.
C'était une impossibilité, et une notable partie de cet immense matériel dut -s'arrêter à Port-Saïd, s'ajoutant à celui des dragues qui y était arrivé depuis quelque temps.
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DU DÉBUT DES TRAVAUX
que Tappareil était conçu et construit de telle sorte qu'il pourrait marcher convenablement, même dans Thypothèse d'un montage imparfait en Egypte, hypothèse qu'il était sage de prévoir par suite du défaut de montage préalable à l'usine et de numérotage spécial de toutes les^ pièces devant constituer chaque appareil .
Le prix de revient des appareils rendus et montés à pied d'œuvre, en Egypte, devait être d'environ 10.000 francs par appareil, conformément au détail ci-dessous :
Francs