TRAVAUX DIVERS EXÉCUTÉS DIRECTEMENT EN RÉGIE PAR LA COMPAGNIE
(Voir pour les détails concernant ces travaux, tome V, de la page 148 à la page 152.)
A Port-Saïd : Enrochements des quais du port et de l'avant-port et enracinement de la jetée Est en blocs naturels de la carrière du plateau des Hyènes;
Démolition de Tappontement en charpente;
Raccordement de la rampe du débarcadère du quai Eugénie avec le niveau du quai abaissé en cet endroit de 0'°,45 ;
Régalage du terre-plein à l'est du grand bassin pour nouveau dépôt de charbon ;
Gonstruction d'une cale de halage pour les canots de la Gompagnie ;
Battage de pieux d'amarrage le long des quais;
Déplacement de la première conduite d'eau établie sur pilotis sur une longueur de 800 mètres.
Sur le canal maritime. Enrochement des berges du canal à Ras-el- Ech;
Renforcement des berges à la traversée des lacs Ballah ;
Ripage de la première conduite d'eau entre les kil. 42 et 58 et sur divers points de la traversée du seuil d'El Guisr.
CANAL D'EAU DOUCE
On se rappelle que, par la convention du 22 février 1866, qui précéda le firman de concession rendu le 19 mars suivant, la Gompagnie
398 HISTORIQUE DE l'eXÉCUTION DES TRAVAUX
avait rétrocédé au Gouvernement égyptien la partie du canal d'eau douce construite par elle, d'Abascé à Ismaïlia et Suez, comme elle lui avait déjà concédé précédemment la première partie, du Caire à Abascé; et que, par Tun des articles de ladite convention, la Compagnie était tenue de terminer les travaux restant à faire pour mettre le canal dans les dimensions convenues et en état de réception.
De grands efforts furent faits par la Compagnie pour activer le plus possible les travaux de la portion du canal d*Abascé à Gassassioe et les curages nécessaires sur toute la longueur du canal.
Les trois dragues à vapeur d'entretien étaient en activité, deux sur la branche principale de Gassassine à Ismaïlia et une sur la branche de Suez. On avait, en outre, en service, plusieurs dragues à treuil manœuvrées à bras d'homme et environ 800 ouvriers répartis sur les deux canaux.
En même temps, des haies sèches étaient construites sur les points les plus menacés de chaque canal : par exemple, sur la branche principale, au kil. 2, près de Gassassine, et entre Néfiche et le canal de ceinture d'Ismaïlia, sur une longueur de 3.000 mètres; sur plusieurs points de la branche de Suez, une longueur ensemble de 2.250 mètres. D'autre part, on développait les plantations le long des canaux : c'est ainsi, notamment, que l'on avait fait sur la branche principale, près du kil. 34, des plantations de boutures de saules sur une longueur de 1.000 mètres ; que les terrains bordant la branche de Suez à la traversée du Sérapéum avaient été plantés sur plusieurs kilomètres de largeur; entin, que, pendant le seul mois d'avril, 25.740 boutures de tamarix avaient été plantées sur les berges de la branche de Suez.
Les travaux étaient partout en pleine activité, mais loin encore d'être achevés, lorsque, sur la demande du Gouvernement, la remise du canal lui fut faite par la Compagnie le 12 juillet 1866. Le procèsverbal de remise constata (Voir t. IV, p. 372), qu'à la dite date, le Gouvernement aurait à exécuter au lieu et place de la Compagnie pour la mise du canal en état de réception, savoir :
54.374 mètres cubes de terrassements pour achever le canal d'Abascé à Gassassine ;
394.705 mètres cubes sur la branche principale de Gassassine à Ismaïlia pour les curages du canal et l'exhaussement des banquettes;