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RECRUTEMENT DES OUVRIERS INDIGENES

Les ouvriers indigènes libres employés dans Tisthme pendant les derniers mois de Tannée étaient au nombre d'environ 1.700 répartis comme suit :

A Port-Saïd 600

A Damiette et au canal de communication du Nil avec

le lac Menzaleh 900

A Kantara 100

Dans les divers campements de Maxama, Bir-abou- Ballah, Timsah, seuil d'El Guisr 100

Nombre total 1 .700

Tout se préparait, à la fin de 1860, pour entreprendre à bref délai les terrassements du seuil d'El Guisr. Il importait donc de prendre à Tavance les dispositions nécessaires pour s'assurer le recrutement d*un nombre suffisant ^i'ouvriers.

D'après le second traité passé avec Tentrepreneur général et accepté par ïui, la Compagnie n'était plus dans robligation de fournir les ouvriers égyptiens au salaire >de 1 franc. L'entrepreneur devait rechercher lui-même les moyens de se procurer, au meilleur prix possible, la main-d*Œuvre indigène ; l'aide de la Compagnie lui était d'ailleurs assurée. La situation de la Compagnie à l'égard de L'entreprise était déterminée k ce sujet par l'article 15 du traité ainsi conçu : « La Compagnie s'engage à procurer par tous les moyens possibles au régisseur tous les ouvriers indigènes promis par S. A. le Vice- Roi d'Egypte ».

Le Président de la Compagnie jugeait nécessaire d'avoir sur les chantiers, pour la fin de janvier 1861, 10 000 ouvriers. Il savait que le Vice-Uoi avait déjà donné le mot d'ordre à tous les gouverneurs; mais il était nécessaire •de s'entendre avec ceux-ci ainsi qu'avec les chefs des villages pour que le recrutement fût libre autant que possible. Le Président, dans ce but, arrêta les dispositions suivantes : on ferait parcourir les chefs-lieux et les villages de la Basse-Egypte par un employé de la Compagnie (M. Joseph Vernoni) parlant parfaitement l'arabe, auquel l'entrepreneur adjoindrait un délégué accompagné de deux ou trois ouvriers indigènes choisis parmi ceux qui s'étaient le plus distingués sur les travaux et qui avaient particulièrement aidé à organiser les brigades de terrassiers à la tâche. Le rapport de l'agent de la Compagnie à la suite de sa mission devait servir, s'il y avait lieu, à demander une intervention plus active du Vice-Roi, intervention que Son Altesse avait promise dans le cas où les propres moyens de la Compagnie ne ■suffiraient pas.

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