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Le matériel de service comprenait 3 grues à vapeur, 3.000 mètres courants de voies de fer et 50 wagons. Dans le courant d'août, 2 ponts à bascule furent commandés pour le mesurage des blocs envoyés à Port-Saïd.
L'utilité fut alors reconnue d*avoir un remorqueur pour faire sortir les navires du port et les conduire jusqu'à une certaine distance en rade. Ce remorqueur, VAlberty fut acheté en juillet. D'importantes modifications ayant dû y être faites, il ne fut prêt à prendre la mer qu'en mars 1862. Son prix total de revient avait été de 139.000 francs.
L'exploitation de la carrière devint plus active pendant les six derniers mois de l'année, qui furent employés à la construction du musoir et au renforcement et à la régularisation du talus du large de la jetée Est. Cette jetée avait éprouvé pendant la nuit du 11 mai, par suite de gros temps, d'assez graves avaries dont la réparation avait exigé remploi d'environ 700 mètres cubes de blocs.
Le personnel ouvrier augmenta progressivement. A la un de l'année il se composait de 60 européens et 180 arabes.
L'eau douce pour Talimen talion du chantier provenait de fontaines publiques situées à proximité.
La carrière expédiait à Port-Saïd des blocs d'enrochements pour les jetées et des moellons à bâtir.
Dans le courant d'août on s'était mis à fabriquer de la chaux pour Port-Saïd. Un four avait été construit. En outre l'Entreprise avait passé un marché avec un fournisseur qui, de son côté, avait établi 3 fours et lui vendait la chaux.
A la fin d'octobre, la préparation de moellons à bâtir à destination de Port-Saïd fut suspendue; les briques achetées au Gouvernement, à Damiette, au prix très modéré de 5 francs le mille, et expédiées régulièrement par mer à Port-Saïd, suffisaient désormais à tous les besoins des constructions de la ville.
Les nouveaux bâtiments construits dans le campemenC au cours de l'année, consistèrent en une infirmerie et en un grand bâtiment destiné au service de la marine et au logement du capitaine de port. En août, on avait répandu et nivelé le dépôt formé par les découverts et les déchets de la carrière, pour établir sur ce terrain les ateliers de charronnage, de menuiserie et de charpente.
Les résultats de l'exploitation de la carrière à la fin de Tannée 1861,. sont résumés dans le tableau suivant :
AN^Él!: 1861-i862 495
lètrct eabes lètns nImi
fiàtiments de l'exploitation Moellons 708
1 *x .j ^A XM \ Jetée Est.... Blocs 30.948(,- ^.,
Jetées du port du Mex. j ^^^^^ 4.100^^*^"
/ Moellons 2.665 j
Envois à Port-Saïd.. .s ;;•;•;;;•;•• 5!erresdê toine*. ^'13( ^'^^^
{ Chaux 4161
p . ,. ( A Alexandrie. Blocs 134/ .^^
Envois divers J a Zagazig. . . . Pierres de taille. sj "^
n * J ftx •« „ iMahonne coulée... 8"« / „. ^„ . -,0
Pertes de matériaux. . j ^^^^^ ^^^^^ , gg^ , Blocs 1 .572
CCBE TOTAL EFFECTIF 45 . 849
Déblais de découverts) Mis en remblai i2.5i0(^. ^.(,
et déchets ) Jetés à la mer 1! .805 r
Cube total des déblais et des extractions de pierres... 70.164
Appontement en charpente {Jetée Ouest), — Pendant les deux premiers mois de 1861, par suite des mauvais temps qui régnèrent presque constamment, les enrochements de Tappontement de Port-Saïd furent à peu près complètement interrompus.
Au commencement de mars, Tappontement se trouvait en très mauvais état. Il eût été extrêmement coûteux d'en renouveler les charpentes et Ton dut se contenter de le consolider au moyen d'enrochements et par Tinstallation successive de pieux de renfort sur le devant de Touvrage.
Les engins installés sur Tappontement pour le déchargement des mahonnes consistaient alors en deux grues doubles à chariot et en une forte bigue servie par deux treuils pour les pièces les plus lourdes. Quelques mois plus tard on adjoignit à ce matériel une nouvelle bigue plus petite que la précédente, munie d*un palan et fonctionnant à bras.
Dans le courant de mai, on essaya d'enfoncer par le vide deux pieux creux en tôle de 30 centimètres de diamètre ; malheureusement ces pieux creux n'étaient pas assez étanches et les moyens d'aspiration étaient imparfaits, ce qui empêcha l'expérience de réussir.
En juillet, la nécessité fut reconnue de prolonger sans délai l'appoutement d'une cinquantaine de mètres, au besoin de 100 mètres : Il s'était formé, à l'avant de son extrémité, une barre sur laquelle on ne trouvait plus, suivant le vent et la marée, qu'une profondeur d'eau de 60 centimètres, tout-à-fait insuffisante pour les mahonnes. En vue de ce prolongement, on confectionna quatre pieux creux en tôle de 10 mètres de longueur, dont deux de 1 mètre de diamètre et deux de 60 centimètres, afin de pouvoir reprendre les essais d'enfoncement par le vide. Les nouveaux essais furent faits en septembre pour l'installation de la palée n^ 36 et n'eurent malheureusement pas, au point de vue pratique, plus de succès que l'essai précédent. On dut donc se résigner
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à en revenir aux pieux en bois, et Ton prépara pour le prolongement de Tappontement des pieux en sapin, sabotés, goudronnés jusqa*aa niveau deTeau, et qui, après le battage, devaient être garnis de zinc à la partie supérieure.
Le prolongement de Tappontement s'eiïectua comme suit : dans le courant d'octobre, battage de 2 palées ; en novembre 5 palées ; en décembre, également 5 palées; soit, en tout 12 palées, distantes de 4 mètres comme sur la première partie de Touvrage. L^appontement, dont la longueur était précédemment de 136 mètres, se trouva donc avoir à la fin de Tannée une longueur totale de 184 mètres.
Pendant que s'exécutaient les travaux de prolongement de Tappontement on avait continué les enrochements de consolidation de Touvrage. A la fin de Tannée, Tappontement se trouvait enroché, jusqu'à une hauteur de 2 mètres au-dessus du niveau de la mer, sur une longueur de 150 mètres. On avait employé à ces travaux d'enrochements 3.800 mètres cubes de blocs provenant de la carrière du Mex, ce qui représentait un cube moyen de 25 mètres cubes par mètre courant.
A mesure que s'achevait Tenrochementà la hauteur sus-indiquée, on construisait une chaussée empierrée sur la plate-forme de couronnement du massif.
Travaux de défense de la plage Est, — Depuis la construction de Tappontement et à mesure qu'on le garnissait d'enrochements, en même temps que la plage Ouest s'engraissait, la plage Est, au contraire, s'amaigrissait, en sorte qu*il avait fallu, dès les derniers mois de 1860, y exécuter quelques travaux de défense en pilotis pour protéger le village arabe contre les attaques de la mer. A la suite des tempêtes de l'hiver, de nouveaux travaux de défense furent nécessaires pour échapper à la menace incessante de voir le cordon littoral coupé par les eaux, d'importantes constructions compromises, parmi lesquelles la troisième machine distillatoire alors en voie de montage, enfin, le village arabe complètement séparé de la ville.
On a vu à la description des projets (t. IV, p. 301), que ce ne fut qu'en novembre 1865 que la Compagnie décida, sur l'avis conforme d'une Commission nautique, que Tenracinement de la jetée Est serait reporté à une distance de 1.400 mètres de Tenracinement de la jetée Ouest, au lieu de la distance de 400 mètres du projet primitif. Jusqu'à cette décision, on ne pouvait évidemment, en ce qui était de la jetée Est, avoir en vue que la réalisation du projet primitif.
Malgré les travaux déjà exécutés pour la défense de la plage Est, la destruction de l'étroit lido sur lequel se trouvait le village arabe était toujours à craindre. Pour parer à ce danger, on résolut de construire de suite, — naturellement sur la direction primitivement fixée, c'està-dire à 400 mètres de distance de la jetée Ouest, — une amorce de la jetée Est, de manière à constituer ainsi un épi de protection delà plage.
AMNÉE 18bi-l8û2 197
Cet ouvrage fut exécuté pendant les mois de septembre et octobre et Tony employa 885 mètres cubes de blocs provenant de la carrière du Mez. L*épi avait une longueur d*enviro a 50 mètres.