‹ Le cancerChapitre 15 sur 18 · NÉCROLOGIE · texte numérisé non relu

NÉCROLOGIE

L.e physiologiste Eliede Cyon. — La semaine dernière est mort, à Paris, Elie de Cyon, qui fut à la fois un homme de science et un homme politique. En 1867, le physiologiste s’était révélé au monde savant par la découverte des nerfs du cœur.

Elie de Cyon était né en Russie, à Telsch, en 1843. Docteur en médecine, il fut appelé comme professeur de physiologie à l’Université de Saint-Pétersbourg, puis il devint conseiller d’État en 1877.

Il a rempli un rôle politique considérable dans son pays, et il a collaboré à la Gazette de Moscou, de Katkoff. E. de Cyonfut envoyé à Pariscomme délégué du ministre

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des finances russes; mais il fut exilé de la Russie pour avoir attaqué la gestion financière du ministre Witte. Il résida alors en France, où il fut directeur du Gaulois et de la Nouvelle Revue . Elie de Cyon a été l’un des plus actifs protagonistes de l’alliance franco-russe.

Les travaux du phyiologiste sont importants et embrassent un domaine étendu. Quelques faits nouveaux, mis en évidence dans ses expériences, lui onQpermis d’introduire dans la Science des vues générales et des théories nouvelles, souvent hardies.

L’Académie des Sciences de Paris décernait à de Cyon le prixMontyon, en 1867, pour ses premiers découvertes sur la neurologie du cœur, et, en 1870, pour son Traité cV Electrothérapie. Nous rappellerons quelques-uns de ses ouvrages :les Méthodes physiologiques (1876); les Canaux semi-circulaires et le sens cle l'espace (1878); les Fonctions ■cle la Glande thyroïde (1898); les Fonctions de l' hypophyse (1899); les Nerfs du cœur ( 1905); L’Oreille, organe d'orientation (1911). R. L.

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Séance du lundi 28 octobre 1912.

ANALYSE [YiATHÉMATIQUE- — Paul Appelt. Le théorème du dernier multiplicateur de Jacobi, rattaché à la formule dite d’Ostrogradsky ou de Green.

— Michel Plancherel (prés, par M. Emile Picard). Les problèmes de Cantor et de Dubois-Reymond danslathéorie des séries des polynômes de Legendre.

ASTRONOMIE- —Fayet et Schaumaspe (prés, par M. Bassot). Eléments elliptiques de la comète (1912 b) Schaumasse ; identité de cet astre avec la comète Tuttle.

Les éléments de la comète découverte par M. Schaumasse ont pu être précisés, grâce à cle nouvelles observations effectuées les 28 octobre et 1er novembre ; si on tient compte des perturbations dues à l'action de Jupiter, les nombres obtenus coïncident avec ceux de la comète Tuttle. Aucun doute n’est maintenant possible sur l’identité des deux astres.

— Borrelly , (prés, par M. B. Baillaud). Découverte et observations de la comète c 1912, faites à l’Observatiore de Marseille.

Cette comète, observée le 2 novembre, est de neuvième grandeur ; elle apparaît ronde avec un noyau, sans queue; elle couvre une étendue de2L

ASTRONOMIE PHYSIQUE- — Kr. Birlceland. Sur l'origine des planètes et de leurs satellites.

Diversesanalogies expérimentales'ont conduitl’auteur à admettre que tous les soleils ont, par rapport à l’espace de l’Univers, une énorme tension électrique qui différerait d'une étoile à l’autre, et qui serait pour notre Soleil de l’ordre 600 millions de volts. Il en résulterait, dans le vide, une émission de particules négatives {rayons £>) et de particules positives (rayons a). Ainsi, la plus grande partie des masses matérielles du Monde se trouverait répartie dans l’espace vide, à l’état de corpuscules électriques volants.

— L. Idrac (prés, par M. Deslandres). Observations spectroscopiques de la comète 1912 a (Idrac) faites à l’Observatoire de Meudon.

Ces observations ont été faites avec l’équatorial de huit pouces ; les clichés obtenus le 1er novembre,

après une pose de 1 h. 45 minutes, montrent le spectre ordinaire des comètes, et présentent les raies des hydrocarbures et du cyanogène.

— G. Bigourdan et Ch. Lallemand. La Conférence internationale de l’Heure.

MM. Bigourdan et Lallemand rendent compte des conclusions adoptées paria conférence internationale de l’heure (Voir Revue Scientifique, 26 octobre 1912 p. 513 et9novembre 1912, p. 592).

PHYSIQUE- — G. Ribaud (prés, par M. J. Violle). Sur le

spectre de rotation magnétique de la vapeur de brome.

Tous les essais effectués jusqu’à ce jour pour observer le phénomène de Zeeman avec la vapeur de brome ont échoué (Cotton, Wood); l’auteur a repris cette étude en utilisant un champ magnétique intense (électro-aimant Weiss), un analyseur perfectionné de lumière elliptique etc...

Aucun effet Zeeman n’a pu être observé; mais le phénomène de polarisation rotatoire magnétique intervient et l’aspect du spectre change complètement si l’on modifie la pression.

— Léon et Eugène Bloch ( prés. parM. E. Bouty). Sur Uioni-

sation des gaz par les rayons de Schumann.

Tandis que les rayons ultra-violets ordinaires, pour lesquels l’air et le quartz sont très transparents, ne possèdent pas la faculté d’ioniser les gaz, les rayons ultraviolets, ou rayons de Schumann, qui sont pratiquement arrêtés par 1 millimètre de quartz, déterminent l’ionisation gazeuse ; celle-ci est d’ailleurs très sensible à des traces infimes d’impuretés dans le gaz. Ces rayons déterminent en outre, dans le vide, un effet Hertz au moins cinq fois supérieur à celui provoqué par les rayons ultra-violets ordinaires.

— Georges Meslin. Sur les couples thermo-électriques.

La courbe représentative de la variation, avec la température, de la force électromotrice d’un couple thermoélectrique peut servir à l’évaluation de la part qui revient à l’effet Peltier et de celle due à l’effet Thomson ; il suffit d’associer à cette courbe une seconde courbe ayant même origine, et réduite homothétiquement de

• moitié ; on peut aussi prévoir, dans chaque cas, le signe des dégagements de chaleur.

— A. I^educ (prés, par M. E. Bouty). Nouvelle méthode pour déterminer le rapport 7 des deux chaleurs spécifiques des gaz.

Un grand ballon contenant une masse connue y- de gaz à 0° sous la pression atmosphérique p0 est fermé. On le porte dans une enceinte à t° ; la pression passe alors

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