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du quotient respiratoire — -. Cette méthode présente
toutefois un certain nombre de points intéressants qu’il a paru utile aux auteurs de mettre en lumière par une étude théorique et expérimentale approfondie dont les résultats font l'objet de cette Note.
Deux méthodes, l’une dite de retournement , l’autre de prise de gaz instantanée , peuvent être employées pour la détermination des coefficients respiratoires apparents.
A toute température et pour les espèces étudiées (fusain, oseille, chrysanthème), le coefficient d’absorption de l’acide carbonique par les feuilles se montre, en nombre rond, à peu près double du coefficient de solubilité du même gaz dans l’eau pure. La sursaturation des tissus qui respirent se trouve ainsi largement démontrée.
GÉOLOGIE. — W. Kilian et Ch. Pussenot. Sur l’âge des Schistes lustrés des Alpes franco-italiennes.
Si l’on peut appliquer, avec M. Termier, aux Schistes lustrés l’expression suggestive de série compréhensive , importe de spécifier, disent les auteurs, que, dans
les Alpes franco-italiennes, cette série n’est réellement compréhensive que pour les assises mésozoïques (Trias- Marbres en plaquettes) et que la portion de ces Schistes, s vraisemblablement plus restreinte et plus localisée (environs de Briançon) qui appartient au Tertiaire n’a été confondue avec les précédents que par suite d’une analogie toute superficielle et en est probablement sé- ; parée par une lacune stratigraphique et une discordance importante dont les dislocations subséquentes ont sans doute effacé la trace.
BOTANIQUE. — Paul Vuillemin (prés, par M. Guignard). Variation périodique des caractères spécifiques.
Dans les phénomènes périodiques dont l’être vivant , est le siège, il faut distinguer la part qui revient à la constitution actuelle de l’espèce et celle qui dépend du milieu. En prenant le Phlox subulata L. comme sujet j d’expérience, l’auteur montre qu’il estfacile de séparer, dans la périodicité d’apparition des types rares de fleurs, < les facteurs spécifiques des facteurs accidentels. C’est ainsi que les fleurs hétéromères de cette plante rentrent dans le cycle normal de la floraison vernale et reparaissent chaque année à la même période.
La même loi de périodicité se vérifie dans l’apparition des lobes interpétalaires dans les générations successives de Pétunia, tant que la sélection n’a pas exagéré ce caractère en rendant pleines la plupart des fleurs.
CHIMIE AGRICOLE. — A. Petit (prés, par M. Schlœsing fils), j Non-fixation de l'acide phospborique par une terre acide de forêt.
Dans les conditions où l’auteur a employé la solution .• de phosphate monocalcique, la terre de forêt, malgré sa grande richesse en humus, s’est toujours montrée incapable de lui enlever de l’acide phosphorique, mais lui i en a constamment cédé, au contraire, une proportion à peu près constante.
11 résulte de ces expériences que les horticulteurs qui emploient, dans la culture des végétaux calcifuges, des terres de forêt plus ou moins acides, ne doivent pas compter, d’une manière générale, sur un pouvoir fixateur de l'humus de ces terres pour les phosphates solubles qu’ils peuvent se trouver dans la nécessité de leur appliquer en vue d’en accroître la productivité.
CHIMIE BIOLOGIQUE. — L. Lindet (prés, par M. Th. Schlœsing père). Sur les formes que le phosphore et le calcium affectent dans la caséine du lait.
La moitié environ du phosphore contenu dans la caséine d’emprésurage est bien à l’état de phosphate de chaux, mais l’autre moitié est engagée dans une com- j binaison organique où il figure à l’état de P205. Les 3/5 du calcium saturent l’acide phosphorique, les deux autres cinquièmes saturent l’acidité libre de caséine.
— Marcel Mirande (prés, par M. Guignard). Sur l’existence de principes cyanogénétiques dans une nouvelle Centaurée ( Centaurea Crocodylium L.) et dans une Commélinacée ( Tinantia fugax Scheidw).
L’auteur signale, chez une espèce originaire de Syrie, le Centaurea Crocodylium L., la présence, dans ses organes verts, d’un glucoside du groupe de l’amygdaline, qui, sous l’influence cl’une enzyme contenue aussi dans la plante, donne, parmi ses produits de dédoublement, de l’acide cyanhydrique. La moyenne de plusieurs dosages a donné, en grammes et pour 100 parties d’organes frais, 0.0238 pour les feuilles et 0.0131 pour les tiges.
Chez le Tinantia fugax Scheidw., l’acide cyanhydrique