‹ Le Cancer au HavreChapitre 17 sur 18 · maisons dans lesquelles on a relevé 1 décès par cancer · texte numérisé non relu

maisons dans lesquelles on a relevé 1 décès par cancer

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219 fois les décès de cancer se sont produits dans deux maisons voisines, 39 fois, dans trois maisons voisines, 8 fois, dans quatre maisons voisines, 1 fois dans six maisons voisines.

Il est à remarquer qu'au Havre, le neuf dixième des maisons, ou co-existent deux décès par cancer, et toutes celles où il a été relevé trois, quatre et cinq décès par cancer, se trouvent comprises dans les quatre

zones que nous avons décrites.

D’après le caleul des probabilités, nous devions prévoir ce résultat. Si, dans un espace donné, pour un nombre de maisons déterminé, on note en effet 7 % de néos, et si, dans un espace égal avec un nombre de maisons égal, ou en compte plus de 33 %, il est fatal que nous rencontrions dans ces derniers immeubles 2, 3, 4 ou © cancers.

Pour préciser le nombre total des maisons élevées sur ces quatre zones est de 122. Ces 122 immeubles ont fourni 143 décès par cancer. En faisant jouer le hasard, il existera certainement des demeures sans aucun néo, alors que des habitations voisines en présenteront deux, trois cas, ou davantage.

Ce peut être là une des causes de ce qu'on a appelé « les maisons à cancer ». Nous pourrons toujours dire maisons à cancer, en ce sens, seulement, de maisons où l’on constate de nombreuses tumeurs malignes.

La répartition de ces maisons au Havre montre qu'elles se trouvent toutes dans des régions où les cancers abondent en constituant 33,89 % des décès.

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CANCER ET TUBERCULOSES

Nous avons parlé, au début, de la tuberculose, et, au cours de notre exposé, nous avons donné quelques chiffres à son sujet. On lui attribue, en France, 8 % des décès. Le cancer étant très voisin, avec un minimum de 6 %, on peut se demander s’il existe une relation entre les deux maladies. Quoique ce sujet semble résolu par la négative, jetons un rapide coup d'œil sur les chiffres observés au Havre.

On pourrait croire que cette ville moderne et de construction récente n'offre pas un terrain propice à la propagation de la tuberculose. Il n’en est rien et la statistique est formelle à ce sujet : 15 % des décès sont causés par cette terrible maladie. Là, comme pour le cancer, le chiffre n'est qu'un minimum.

Nous avons relaté les cas de tuberculose dans les zones étudiées. Pour les 428 décès enregistrés, à côté de 143 cancers, il n'existe que 53 décès par tuberculose. Cette dernière maladie n'offre dans ces quartiers privilégiés que le chiffre relativement faible de 8 %, inférieur de 7 % à sa moyenne générale au Havre, et qu'on ne peut comparer au 33,89 % de décès par cancers observés dans les zones.

De fait, le cancer semble évoluer dans des régions et des immeubles correctement tenus même, d’une pro-

preté souvent remarquable. La tuberculose, elle, appa-

y are

raît comme le fléau des taudis. Si nous prenons, par exemple, l’étude des trois quartiers humides ou nous avons relevé 19 % de décès par néoplasmes, nous constatons que les habitations sont déplorables quant à l'hygiène et nous trouvons plus de tuberculose que de cancer : 26 cas de cancer, 28 de tuberculose, pour le premier, 39 cas de cancer, et 43 de tuberculose pour l’autre, 53 cas de cancer et 55 de tubereulose pour dernier quartier.

La différence de 33 % du cancer à 8 % de la tuberculose, que nous avons constatée dans les zones bien tenues n’existe plus ici. Bien, au contraire, le pourcentage des tuberculeux l’emporte sur celui des néoplasiques. |

Les graphiques du cancer et de la tuberculose, suivant les immeubles et suivant les quartiers, ne se ressemblent donc nullement, il est même possible de dire qu'ils sont opposés l’un à l’autre.

Vu : Le Doxen : Vu : Le PRÉSIDENT DE THÈSE :

BALTHAZARD. L. TANON.

Le Recteur de l’Académie de Paris :

Vu et permis d’imprimer :

CHARLETY.

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