HOPITAL SAINT-ANDRÉ
Tableau présentant pour chacune des années 1920 à 1929, le nombre et la proportion des décès par cancer par rapport au nombre total des décès.
ANNÉES DÉCÈS Prepertion toute nature par cancer %
PAIE PSS A RS ICS 907 88 9.70 RP ER RE RES 830 QUE 10.10 TOR PP ER Re La ces 814 91 11.20 RP) Done ob To en Eee 829 100 12.10 PAT NOR Peer 816 91 11.20 RP SORA PR AIO 1.006 144 14.30 TÉPAET CM E OO PI EITCE 1.110 115 10.04 DOTE re soie 1.022 140 13.80 OS RER ee een iare 971 113 11.60 O2 JR nie crane 1.129 125 11.10 DO En rabat te 9 .434 1.098 11.60
Cette statistique de la mortalité cancéreuse à l’hôpital Saint-André de 1920 à 1929 nous montre une progression irrégulière dans les taux de proportion. La progression est néanmoins indiscutable puisque dans les cinq premières
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années nous trouvons un seul chiffre (celui de 1923) supérieur au coefficient moyen (11, 60), alors que dans les cinq dernières années, trois chiffres se rapportant aux années 1925, 1927 et 1928, sont supérieurs ou égaux à la moyenne.
Un élément particulier vient fausser cette statistique hospitalière. Bien souvent un cancéreux quitte l'hôpital, emmené par sa famille, à la période terminale de sa maladie. Et si pour des raisons impossibles à connaître, la crainte de l’autopsie est plus grande, plus répandue, telle année que telle autre, le nombre des néoplasiques menacés d’une mort prochaine et quittant l'hôpital sera parallèlement plus important; ce qui fera baisser le chiffre correspondant de la mortalité à l’hôpital.
Il ne faut pas perdre de vue qu’un certain nombre de cas de cancer, précocement et convenablement traités guérissent. Le nombre de ces cas devient assez important pour faire diminuer d’une facon sensible le taux de la mortalité par néoplasie. En n’envisageant donc que la mortalité, comme nous venons de le faire, nous aurions laissé de côté les cas de cancers guéris.
Aussi avons-nous fait porter nos recherches sur l’ensemble des malades qui ont été admis dans tous les services de chirurgie (services de spécialités exceptés) de l’hôpital Saint- André. Les résultats de cette longue et minutieuse enquête se trouvent présentés dans le tableau ci-après.
On remarquera que les chiffres relatifs aux femmes paraissent marquer un léger recul de la morbidité cancéreuse. En effet, pour les cinq dernières années considérées un seul taux est égal à la proportion moyenne; les quatre autres sont inférieurs à cette moyenne. Dans les cinq premières années, au contraire, trois chiffres sont supérieurs au pourcentage moyen.
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Le taux de la morbidité cancéreuse chez les hommes oscille autour du taux moyen et indique une fréquence sensiblement stationnaire.
Par contre, le service de la consultation du Centre anticancéreux de Bordeaux et du Sud-Ouest enregistre une progression des plus importantes. Cette progression est due aux améliorations apportées inlassablement à son fonctionnement par M. le professeur Réchou, organisateur et animateur incomparable. En i920, le Centre anticancéreux de Bordeaux a reçu à la consultation 61 malades dont 126 seulement étaient atteints de cancérose. En 1929, il s’y est présenté 500 malades dont 324 étaient porteurs de néoplasmes. La spécialisation féconde de ce service s’accentue sans cesse et le rayonnement de son action bienfaisante s'étend chaque jour davantage.