‹ Le cancer considéré comme souche tuberculeuse (volume 2)Chapitre 43 sur 81 · VINGT-DEUXIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

VINGT-DEUXIÈME OBSERVATION

FAMILLE CHAR . -

Dans cette famille très-nombreuse, qne j’ai pu suivre pendant trente ans et que mon père avait suivie avant moi, cette dégénérescence se renouvelle un si grand nombre de fois, que, pour ne pas reproduire avec détail toutes mes observations, je rapporte sommairement les faits qui se sont passés dans chaque fraction de la famille. Dans cette famille, je le répète, le tubercule sort du cancer ; mais cela, d’une façon si évidente, qu’il faudrait être aveugle, ou avoir un parti pris d’avance pour ne pas le reconnaître.

Le père Gh.. .. a été vu par mon père ; cet homme meurt en 1826, d’un cancer à l’estomac (ulcération carcinoma-

OBSERVATIONS

teuse). Il laisse quatre fils : le premier meurt à cinquantehuit ans, d'un cancer à V estomac , le second à trente-sept ans, de tubercules pulmonaires, le troisième à cinquantequatre ans, de tumeurs carcinomateuses envahissant et englobant toute la masse intestinale.

Ces trois frères ont vu successivement leurs enfants et petits-enfants succomber à la tuberculisation à presque tous les âges de la vie, c’est-à-dire que sur onze enfants, sept sont morts tuberculeux, les uns à neuf ans, treize ans, trois ans, sept ans , et les autres à dix-neuf ans , dix-sept ans et vingt- trois ans .

Quatre sont encore vivants et mariés, et chacun de ces quatre enfants a perdu plusieurs enfants de méningites tuberculeuses, tubercules mésentériques et pulmonaires.

Enfin, le dernier fils du père Ch..., survivant |de|[ses quatre enfants, vient de s’éteindre aujourd’hui atteint de la cachexie cancéreuse au plus haut degré. Cet homme

OBSERVATIONS

avait trois enfants; deux sont morts il y a onze ans et cinq ans atteints de tubercules pulmonaires et de méningite tuberculeuse.

Reste une fille : quel sort lui est-il réservé? l’avenir seul nous l’apprendra.

Pour rendre plus saisissante la dégénérescence cancéreuse, dont cette observation peut être considérée comme un des spécimen les plus complets, j’établis ainsi par une figure représentant un arbre généalogique, toutes les lignes de cette dégénérescence (voy. p. 87).

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