‹ Le cancer d'estomac des jeunes sujets: Avant 40 ansChapitre 20 sur 50 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Essard écrivait en 1907, au début de son chapitre de traitement : «Il n’est guère d’affection où la thérapeutique médicale active se trouve plus désarmée que dans le cancer d'estomac ». Le question n’a pas changé depuis cette date, c’est pourquoi nous n’insisterons pas davan: tage sur le traitement médical proprement dit et nous aborderons immédiatement le traitement chirurgical.

Essard à recueilli vingt cas où il y eut intervention : la G. E. A. a été pratiquée dix fois, les survies consécutives ont été de trois, quatre, sept et douze mois ; dans huit cas il y eut gastrectomie suivie d'une survie de trois mois et demi, sept mois au moins, et einq ans et trois mois.

Dans la thèse plus récente de Marinoff, sur huit malades opérés, nous ne trouvons qu’une seule G. E. A., mais au contraire sept gastrectomies. Malheureusement, nous ne pouvons juger des résultats de ces gastrectomies, car à n'existe aucune indication sur la survie des malades.

Dans nos observations, nous avons recueilli douze cas avec intervention.

La G. E. A. a été pratiquée cinq fois (obs. 1, 5, », 6, 9,) ; dans un cas le malade n’a jamais été revu, mais les quatre autres ont pu être suivi : l’un est mort au bout de cinq mois, les autres ont été revus deux mois, onze mois, trois ans après leur intervention.

Dans tous les cas cette intervention a été suivie d'une amélioration très nette mais temporaire et deux de ces malades ont pu subir, l'un une nouvelle G. E. A., trois ans après, et l’autre une gastrectomie onze mois après.

Sur trois de nos malades, la gastrectomie a été pratiquée (obs. 3, 10, 18), l’un est mort de la rupture d’une ligature ‘quatre jours après ; les deux autres ont pu être suivis : l’un d'eux est mort un an après l'intervention, l’autre a été revu exactement 34 mois après pour un ictère par rétention.

Enfin, les quatre dernières de nos observations concernent des malades qui ont présenté à l'intervention, un cancer inopérable et qui n’ont subi ainsi qu’une simple lapa. rotomie. Aucun de ces malades n’a été revu.

Nous n'avons pas'un nombre d'observations assez grand, pour pouvoir tirer des conclusions de poids cependant, devant le nombre minime de nos gastrectomies inter. vention cependant la meilleure mais seulement praticab!en présence de tumeur peu étendue, il nous apparait que le diagnostic du cancer de l’estomac avant quarante ans, est fait encore trop tardivement.

La gastro-entéro-anastomose nous apparait justifiée dans tous les cas de tumeur inextirpable et comme pre-.

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mier temps dans tous lescas où la gastrectomie mettrait la vie du malade en danger. Mais en dehors de ces cas assez bien définis, la gastrectomie reste l'opération de choix, notammient en présence de toute ulcération qui peut faire soupçonner un cancer ulcériforme, et devant la fréquence de cette forme chez les jeunes il est bon de se rappeler la phrase de Leeène : «il faut traiter les ulcérations calleuses gastriques comme si elles pouvaient être des cancers, done par la résection. »

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