INTRODUCTION
Le cancer de l’Ampoule de Vater qui, il y a quelques années seulement, était considéré comme une affection dont le diagnostic clinique était impossible, est devenu maintenant, grâce aux examens de laboratoire, une lésion que l’on peut reconnaître cliniquement, le plus souvent. C’est ainsi que, au cours de l’année 1937, dans le service de notre Maître, le Docteur FAROY, nous avons observé deux cas de cancer vatérien que nous avons pu diagnostiquer grâce aux résultats du tubage duodénal.
Ce sont ces deux observations qui, jointes à une troisième que notre Maître, M. le Professeur Agrégé SÉNÈQUE a bien voulu nous communiquer, nous ont donné l’idée d'écrire notre thèse sur le cancer de l’Ampoule de Vater.
Ayant parcouru les observations publiées dans la littérature française, nous nous proposons d'étudier, après un bref rappel de l’historique et de quelques généralités :
1° L’anatomie et l’histologie de la région vatérienne ;
2° L’anatomie pathologique de l’ampullome vatérien ;
3° Les diverses-formes cliniques.
Nous verrons que, si dans l’immense majorité des cas, il se traduit par un ictère chronique par rétention, intermiitent ou continu ; il peut, cependant, revêtir trois autres aspects cliniques : simulant d’une façon absolue un calcul du cholédoque, comme dans le cas de M. FIESSINGER ; ou bien se manifestant d'emblée par des signes d’angiocholite, comme
dans l’observation de MM. BLocn, CAROLI et LAFFITE ; ou bien encore, se traduisant uniquement par un melaena abondant et répété.
4° Les examens de laboratoire, susceptibles de fournir des éléments utiles au diagnostic. Nous insisterons surtout sur l'examen des selles et sur le tubage duodénal.
5° Les renseignements que l’on peut tirer parfois de l’examen radiologique du duodénum et de l’angiocholégraphie.
6° Le diagnostic.
7° Le traitement.
8° Nous terminerons par la publication de nos trois observations personnelles et de quelques autres empruntées à la littérature française.
Qu'il nous soit permis ici, de remercier M. le Docteur Faroy, de son précieux enseignement et des conseils qu’il nous a prodigués pendant l’élaboration de ce travail.
Nous adressons également nos remerciements à M. le Professeur Agrégé SÉNÈQUE qui a bien voulu nous communiquer une de ses observations personnelles et nous autoriser à la publier.