IV. Les manifestations cliniques auxquelles donne le
plus fréquemment lieu le cancer du bassinet et de l’uretère consistent dans la douleur et surtout dans l'existence d'une tumeur, celle-ci pouvant d’ailleurs être formée non seulement par la masse néoplasique elle-même, mais encore par l'hydronéphrose.
L’hématurie et l’hématonéphrose intermittente (Tuffier) sont des symptômes très rares, mais d’une valeur diagnostique importante.
L'erreur ou l’insuffisance de diagnostic étant ordinaire non seulement parce que la physionomie clinique de Paffection et généralement assez mal caractérisée, mais encore parce qu'il s’agit d’une lésion rare, peu connue, à laquelle on ne songe pas, et d’autre part un diagnostic suffisamment précoce étant pourtant très important pour le traitement opératoire, les conclusions à retenir surtout de cette étude, au point de vue pratique, sont les suivantes : FE A
1° Lorsqu'on se trouvera en présence d’une tumeur liquide du rein qu’on supposera être une hydronéphrose, sans qu'on en trouve la cause, on devra, surtout si le sujet présente des signes de cachexie cancéreuse, songer à la possibilité d’un cancer de l’uretère.
2° Quand un sujet présentera une hématonéphrose in-
termittente qui ne pourra être imputée à l’obstruction
LT momentanée de l’uretère par un caillot, on devra penser à un néoplasme intéressant le bassinet.
3 Enfin, quand on soupçonne un cancer de luretère ou du bassinet, le cathétérisme de Puretère constitue un procédé très important de diagnostic, qui permet parfois
de ramener des parcelles néoplasiques.
Vu : le Président &e la thèse GUYON
Vu par le Doyen de la Faculté BROUARDEL
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-recteur de l'Académie de Paris, GRÉARD