‹ Le cancer [electronic resource]Chapitre 20 sur 56 · DESCRIPTION · texte numérisé non relu

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nilement perpendiculaire à la direction du slroma conjonctif.

Ces résultais du professeur Cornil se trouvent

Fi#. — Division imlirenie dos noyaus ot «les cellules ilans les tumeurs épitliéliali-s (Cornil).

en général confirmés par un grand nombre d'auteurs ; tous sont d'accord sur l'absence de

104 LA CELLULE CANCEREUSE

mouvements reproducteurs dans les cellules conjonctives ; en outre, la fréquence des figures irrégulières de la division du noyau dans les cellules cancéreuses permit à Hansemann de poser en principe que la multiplication morbide de ces cellules est généralement due à une karyokinèse asymétrique ; pour les cellules normales, les produits des divisions du noyau sont absolument symétriques. L'asymétrie ne se rencontre que dans les tumeurs malignes; l'épithélium en voie de simple régénération ne la présente jamais. La division asymétrique du noyau implique une modification du caractère cellulaire normal, et elle entretient une altération pathologique dans l'énergie et la direction d'accroissement des éléments cellulaires.

Fabre-Domergue, dans plusieurs communications extrêmement intéressantes à la Société de Biologie, a dit, il est vrai, n'avoir jamais trouvé de karyokinèses asymétriques ; mais, contraire ment à la multiplication des épitkéliums normaux, où les cellules de la couche génératrice se divisent suivant une môme orientation générale, il a vu la cytodicrèse dans les cancers s'effectuer sur toute l'épaisseur de l'épithélium et suivant toutes les directions. En d'autres termes, pour lui, la cylodièrèse est désorientée.

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Les cellules de Ja périphérie de la tumeur n'étant plus protégées, comme dans L'épilhélium normal, par une couche de cellules dégénérées et en voie d'élimination, s'ulcèrent falalement ; et plus ces cellules sont abondantes ou la cytodiérèse désorientée, plus la tumeur a de tendance à l'ulcération, à l'infiltration, à la malignité en un mot. C'est ainsi que cette désorientation dans la division nucléaire des cellules néoplasiques va s'accentuant du papillome l'épithéliome embryonnaire, pour les tumeurs émanant des épithéliurns de revêtement, et de l'adénome au carcinome, pour celles qui dérivent des épithéliurns glandulaires.

La cellule cancéreuse est donc essentiellement un produit morbide. Elle est le siège d'une dégénérescence profonde, à la suite de laquelle se forment, dans son intimité, des inclusions intra et extra-nucléaires, dont le contenu, plus ou moins homogène, peut présenter des corps colorables d'aspects les plus variés (l'abrc-Domergue). Elle donne naissance par sa, multiplication irrégulière, asymétrique ou désorientée, à un tissu monstrueux, dont l'ensemble est à l'appareil glandulaire ce qu'un monstre fœtal d'un kyste dermoïde est au fœtus normalemenl développé.

La cellule cancéreuse est donc, en somme, une cellule tératologïque, qui présente, à l'égard des réactifs colorants, des dérogations aux propriétés électives normales et dont les fonctions de reproduction sont absolument désordonnées.

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