‹ Le Cancer Glosso-AmygdalienChapitre 4 sur 35 · DEFINITION · texte numérisé non relu

DEFINITION

Nous rangeons, sous le titre de cancer glosso amygdalien, les épithéliomas nés le plus souvent de la base de la langue au niveau de son tiers moyen et de son tiers postérieur et tendant à s’infiltrer dans le pôle inférieur de l’amygdale en suivant l’attache inférieure du pilier antérieur du voile du palais ou en franchissant le sillon glosso-tonsillaire.

Il semble que la néoplasie, dont nous voulons surtout parler, calque en quelque sorte la disposition d’un petit muscle individualisé par Broca sous le nom de muscle amygdalo-glosse. Ce muscle est constitué par des fibres indépendantes issues du transverse de la langue et allant se perdre sur la face externe de l’amygdale, où elles se mêlent plus ou moins intimement avec les expansions tonsillaires des muscles stylo-pharyngien et constricteur supérieur du pharynx.

Nous prélérons le terme de glosso-amygdalien à celui d'amygdalo-glosse (Jacques) pour deux raisons. D'abord, il semble que la néoplasie débute le plus souvent au niveau de la langue. Ensuite, cette variété du cancer tire sa malignité spéciale de sa communication avec ie riche réseau lymphatique de la langue.

En effet, les cellules cancéreuses trouveront des voies d’émigration nombreuses, d’où la précocité et la gravité des adénopathies cervicales.

Ce terme nous semble également préférable à celui de cancer de la haute-vallecule, donné par Sebileau parce qu’il est plus imagé, désignant d’une façon plus précise les organes atteints et aussi parce que le cancer glosso-amygdalien déborde souvent la hautevallecule et, du moins dans ses formes infiltrées, fait saillie sous la muqueuse du fossé buccal.

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