ACTE II, SCÈNE IX
ROUSSELIN
Mon Dîeul je ne suis pas d'une opposition tellement avancée...
BOCVIGNY,
Ehl eh! TOpposition est quelquefois utile 1
ROUSSELIN
Comme instrument de guerre, soit ! Mais il ne s'agit pas de détruire, il faut fonder!
DODART
Incontestablement, nous devons fonder!
- ROUSSELIN
Aussi ai -je en horreur toutes ces utopies, ces doctrines subversives!... N'a-t-on pas Tidée de rétablir le divorce, je vous demande un peu! Et la presse , il faut le reconnaître , se permet des
DODART
Affreux!
BOUVIGNY.
Nos campagnes sont infestées par un tas de livres !
ROUSSELIN
Elles n'ont plus personne pour les conduire! Ah! il y avait du bon dans la noblesse ; et là-dessus, je partage les idées de quelques publicistes de l'Angleterre.
BOUVJGNT.
Vos paroles me font Teffet d'une brise rafraîchissante; et si nous pouvions espérer...
ROUSSELIN
Enfin, monsieur le comte (Mystérieusement.) la Démocratie m'effraye I Je ne sais par quel vertige , quel entraînement coupable...
BOUVIGNY.
Vous allez trop loin!..»
ROUSSELIN
Nonl j'étais coupable; car je suis conservateur, croyez-le, et peut-être quelques nuances seulement....
DODART
Tous les honnêtes gens sont faits pour s'entendre.
ROUSSELIN, serrant la main de BouTigoy.
Bien sûr, monsieur le comte, bien sûr.