ACTE II, SCÈNE XI
ROUSSELIN
Innocent! une demoiselle, du liom de Louise.
MUREL.
Quel bonheur! merci 1 merci! Maintenant, je vais ni'occuper de vous, gaillardement l J'affirmerai qu'on ne vous a pas compris. Une dispute de mots, une erreur. Quant à Vlmparlial...
ROUSSELIN
Là, vous êtes le maître!
MDREL.
Pas tout à fait! Nous dépendons de Paris, qui donne le mot d'ordre. Vous deviez moue être éreinté !
ROUSSELIN
Décommandez l'éreintementl
Sans doute. Mais, comment tout de suite, prêcher à Julien le contraire de ce qu'on lui a dit?
ROUSSELIN
Que faire?
MUREL.
Attendez donc! Il y a chez vous quelqu'un dont peut-être Tinfluence...
ROUSSELIN
Qui cela ?
MUREL.
Miss Arabelle ! D'après certaines paroles qu'elle
9d LE CANDIDAT.
m'a dites, j'ai tout lieu de croire que ce jeune poète Tintéresse... *
RODSSELIN, riant.
La pièce de vers serait-elle pour l'Anglaise ?
MUREL.
Je ne connais pas les vers, mais je crois qu'ils s'aiment.
ROUSSELIN
J'en étais sûr I Jamais de la vie, je ne me trompe I Du moment que ma fille n'est pas en jeu, je ne risque rien; et je me moque pas mal après tout si... Il faut que j'en parle à ma femme. Elle doit être là, précisément.
Moi, pendant ce temps-là, je vais essayer de ramener ceux que votre tiédeur philosophique a un peu refroidis.
ROUSSELIN
N'allez pas trop loin, cependant, de peur que Bouvigny, de son côté...
MUREL.
Ahl il faut bien que je rebadigeonne votre patriotisme! (Il sort.)
ROUSSELIN, seul.
Tâchons d'être fin, habile, profond !