ACTE I, SCENE III. Il
ONÉSIME
Mon père rit toujours quand il entend ce mot-là.
£h! sans 89, il n'y aurait pas de députés I
MISS ÂRÂBELLE.
Vous avez raison, monsieur Gruchet, de défendre le Parlement. Lorsqu'un gentleman est là, il peut faire beaucoup de bien !
GRUCHET.
D'abord on habite Paris, pendant l'hiver.
MADAME ROUSSELIN
Et c'est quelque chose! Louise, rapproche-toi donc! Car le séjour de la province, n'est-ce pas monsieur Murel, à la longue, fatigue?
MUREL, vivement.
Oui, madame! (bas h Louise.) On y peut cependant trouver le bonheur I
GRUCHET.
Gomme si cette pauvre province ne contenait que des sots !
MISS ARABELLE, ayeo exaltatioD.
Oh! non! non! Des cœurs nobles palpitent à l'ombre de nos vieux bois ; la rêverie se déroule plus largement sur les plaines; dans des coins obscurs, peut-être, il y a des talents ignorés, un génie qui rayonnera ! (EUe s'assied.)
Vi LE CANDIDAT.
MADAME ROUSSELIN
Quelle tirade, ma chère! Vous êtes plus que jamais en veine poétique!
ONÉSIME
Mademoiselle, en effet, sauf un léger accent, nous a détaillé tout à l'heure, le Lac de M. de Lamartine... d'une façon...
MADAME ROUSSELIN
Mais vous connaissiez la pièce?
ONÉSIME
On ne m'a pas encore permis de lire cet auteur.
MADAME ROUSSELIN
Je comprends! une éducation... sérieuse! (Lui p«9-
Annt sur les poignets un écherenu de laine à dévider.) AuHeZ-
vous l'obligeance?... Les bras toujours étendus! fort bien!
ONÉSIME
Oh! je sais! Et même, je suis pour quelque chose dans ce paysage en perles que vous a donné ma sœur Elisabeth!
MADAME ROUSSELIN
Un ouvrage charmant; il est suspendu dans ma ciiambrel Louise, quand tu auras fini de regarder V/lliistralion,.,
MUR EL, h part.
On se méfie de moi ; c'est clair I
MADAME ROUSSELIN
J'ai admiré, du reste, les talents de vos autres