Quand je les eus un peu de
passés, j'ai trouvé celui qu’aime mon âme ; je l’ai saisi, je ne le lais-
serai point aller jusqu’à ce que je
Vintroduise dans la maison de ma
mère, et dans la chambre de celle qui m'a donné le jour.
9. Je vous conjure, 6 filles de Jérusalem, par les chevreuils et parles cerfs des campagnes, ne troublez point, n’éveillez point la bien-aimée
jusqu’à ce qu’elle le veuille elle-
même,
succède à la jouissance, et Pabsence à la
. possession ; mais ce n’est qu'un stratagème
du divin amant pour réveiller le goût et affermir la fidélité des âmes qu’il mêne ainsi à une plus haute perfection. Ici nous re-
marquons qu'il s'estéloigné, sans que l'épouse
s’en fût aperçue. Elle le cherche au temps et
-au lieu où elle a coutume de goûter sa pré- . sence, dans le repos de la nuit et le silence . de l’oraison, mais elle ne le trouve point.
Que de fois les aridités, les scrupules, et mille tentations accablantes sont venus
. fondre sur l’âme dévote, lorsqu’elle'se flattait
d’avoir fait quelque progrès dans le service
- de Dieu, ou même avait déjà savouré les suavités d’une union intime et passive avec
lui !
Sielle est sage et courageuse, elle est alors dans l’occasion la plus belle de montrer le progrès qu’elle a fait. Qu'ellesoit patiente et résivnée, mais non pas inerte et indifférente. Qu'elle multiplie sa prière, ses larmes et ses gémissements. Qu'elle s'élève au-dessus de
sivi quem diligit anima mea ; quæsivi 1llum, et non inveni.