CINQUIÈME ACTE
| Cap. mm. 6. Quelle est celle-ci qui s’avance du désert comme une colonne de | fumée, exhalant la myrrhe, l’encens et toutes les poudres du parfumeur ? |
7. Voilà le lit de Salomon, soixante forts l’environnent, d’entre les forts d'Israël. 8. Tous sont armés de l'épée et exercés au combat ; chacun porte son glaive au côté contre les terreurs nocturnes. sx 14 9. Le roi Salomon s’est fait un trône portatif de bois de Liban. 10. Ilen afait les. colonnes d'argent, les appuis d’or, le siège de pourpre, et le fond en ouvrage de marqueterie qui ravit les filles de Jérusalem (a).
11. Sortez et regardez, filles de Sion, le roi Salomon avec la couronne dont l’a couronné sa mère, au jour de la célébration deses noces, et au jour de la joie de son cœur. 14.0 ,
Cuap. 1v. 1. Tu es belle, ma bien-aimée, tu es belle; tes yeux sont des colombes (quand ils brillent) derrière ton voile. Ta chevelure est comme un troupeau de chèvres qui pendent de la montagne de Galaad. 2, Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues, qui montent du lavoir : chacune d'elles a sa jumelle, (4) et aucune n’en est ‘privée. 3. Tes lèvres sont comme un filet de pourpre, et ton parler est agréable. T'es joues sont comme des moitié de grenade, (entrevues) sous ton voile. 4. Ton cou est comme la tour de David, bâtie avec des créneaux : mille boucliers y sont suspendus, tous les boucliers des forts. 3. Tes deux seins sont comme les deux faons jumeaux d'une gazelle, qui paissent parmi les lis, 6. jusqu’à ce que la brise du jour se lève et que les ombres disparaissent, je m’en irai sur la montagne de la myrrhe et sur la colline de l’encens.
7. Tu es toute belle, ma bien-aimée, et il n y à point de tache en toi.
8. Tu viens à moi (c) du Liban, mon épouse, tu viens à moi du Liban. Ton regard tombe sur moi du sommet d'Arnana, du sommet du Sanir et de l’Hermon, des cavernes, des lionnes, des montagnes des léopards.
9. Tu m'as enlevé le cœur, ma sœur, mon épouse, tu m as enlevé ie cœur, par un seul de tes regards, par une seule des boucles (qui pendent) sur tes épaules 10. Que ton amour est beau, ma sœur, mon épouse, que ton amour est délectable ! Il est préférable au vin; et l'odeur de tes parfums vaut mieux que toutes les senteurs, 11. Tes lèvres distillent le rayon de miel, mon épouse; le miel et le lait coulent de ta langue, et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban. 12, Ta es un jardin fermé, ma sœur, mon épouse, une fontaine close, une source d’eau scellée. 13. De ta terre poussent des grenadiers, des fruits exquis, le cypre et le nard, 14. le nard et le crocus, la canelle et le cinnamome, avec tous les arbres du Liban, la myrrhe, l’aloës et tous les aromates précieux. 15. Source des jardins, puits d'eaux vives, qui coulent du Liban. k ;
16. Lève-toi, aquilon, viens aussi vent du midi; souffle sur mon jardin, et que tous les parfums s’en exhalent.
L'épouse : |
Cuae. v. 1° Que mon bien-aimé vienne dans son jardin, et qu’il mange de ses fruits des plus exquis.
(a) Les derniers mots du verset sont obscurs. Je prends le mot AN dans un sens adverbial et passif, < amabiliter propter filias » ou « modo digno amore filiarum Jerusalem. » ; À és = (v) Omnes gemellis fœtibus, dit la Vulgate. Ces mots peuvent se ramener au même sens qui est le mieux assorti à a justesse de la comparaison Omnes gemellis fœtibus (ortæ). Chacune d’elle est née par an enfantement de jumeaux. (ce) Le mot NN fait difficulté, parce qu'il peut se lire et se prononcer de plusienrs manières. Le plus naturel serait de prononcer NN pronom de la 2e pers. au féminin : Tu de Libano, lu de Libano venis. Ton regard est si puissant que tu ressembles à ua des terribles habitants de la montagne et des forêts du Liban, à une lionne on à un léopard qui fond de là et se précipite dans la plaine. La Vulgate, en prenant ce mot pour un impératif, offre un sens difficile à s’allier avec les antécédents. La leçon NN de l’hébreu ne se prête à la liaison du contexte, qu’autant qu'on regarderait ce mot comme indiquant laccusatif et synonime «le YDN, tu viens à moi. Les formes NN et YT\IN, se confondent quelquefois, et le verbe venir se construit bien avec laccusatif. | op
SAR AGE à