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Parmi les superstitions nationales il ne faut pas oublier les
formules de prières auxquelles on aliribue, par une corrup' lion de la foi , une vertu magique. Elles sont encore eu usage parmi nos bergers. Il en a pour arrêter le Jeu, — lesang , — pour se coniregarder du brigandage , — pour trouver chose dé* roiée,^ pour garder vache en dérocher, la chasse, — pour la cibe, — pour se faire la parole douce, — pour se faire aimer, — pour se faire aimer d^une personne, tout seul, etc. etc. Quelques-unes invoquent les Saints de l'église romaine. Le plus grand nombre se composent de mots et de phrases sans suite, en français ou en romand, d'ordinaire entremêlés, comme ces kyrielles étranges que les enfants emploient dans certains jeux. En voici une de celles qu*on peut citer | qui nous a paru assez singulière :
« An nom de Diea , do Père , da Fils et da 8iinl»>Eiprift ëeit amta! vttso cerf s'en va sur la aDontagoe Derbon, tant fort criM^ tant » fort bramènt ; laal fort cria , laol fort braaia , que notre Seigneur » VottdM , que lay ay dé : quay-vos que tant fort vos crié , que
Digiti/ea v^OOgle
L KCLAIRCISSeHBNTS
» tant fort vo$ bramâ ? — Il'ûin bin de que fort crié , de que fort
9 bramé Noutron Seig/near pint iay , bote ta mon sur son
» maug tay dit : Mau, èntoma-t^èn sur la bétiê que Va baiita ; que
» 110 restax pfts mix que ne réste de rosé (rosée) devant io
» sétau, à iaSan-Dian, eu pile gré de saforeel Aa nom de Dieu...» VAM&m : « Il 7 a Iroit cerfs sor Darboo q«i foot par terre , lest
» bramaDl Que Uni peo de force el de poissance o'aye da
» desstts cesie besie comne la rosée sor le pré, devaDl le toleîl clair, » quant Dieu la commande »•