‹ Le Canton de Vaud, sa vie et son histoireChapitre 4 sur 74 · II. pages a et · texte numérisé non relu

II. pages a et

Partir d'un des états politiques précis qui s'attribuèrent

successivement notre nom , du Comté ou de la Baronnic, c'est prendre (je le crois toujours plus) un mauvais chemin pour déterminer la signification primitive et fondamentale que Thistoire et les choses ont voulu donner à ce nom : Le Pays de Vaud. Sous des applications particulières , il est toii^ours rc* venu à former plus ou moins , en histoire comme en géographiCf l'élément principal de THelTètie romane. On Ta même assez fréquemment étendu à la presqiie totalité de cette dernière , en exceptant la seigneurie de Genève et le Genevois ,

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dont l'origine est allobroge et non pas helvétienne. Ainsi, le comté de Vaud désigne quelquefois un district particulier | un des nombreux comtés créés et opposés les uns aux autres par les Carlovingiens , tels que le comté de Njod (Gomitatos e(juestricus)et le comté deWarasch *j qui l'aidèrent à former un état vaudois moins borné. Entendu de tout le pays , le comté de Vaud renfermait, au 9* siècle, non seulement la , grande seigneurie que Berne y acquit au iG", mais celles de Grandson , Echallens, Orbe, et presque tout le canton de Fribourg, le comté de Neuchâtel^ etc. Cet ensemble était quelquefois désigné par le nom de sa capitale naturelle, Lau« sanne , qui le devint bientôt de ùkïi à plusieurs égards, comme centre religieux : nous avons vu, page 167, qu'au 7* siècle , le Rhône était appelé Lausannois ^ et en parlant de Romanus, que ce saint bâtit son quatrième monastère in/ra pag^um Lau" sanncnsc\ d'ailleurs un acte du 9*' siècle dit très-explicitement ^*/^ pago Lansancnse swe P'ahlcnsn"^ . Plus avant dans le moyen-age, on infère aisément des aveux de Tbistoire un Pays de Vaud particulier, et un Pays de Vaud générique qui ne se borne pas à celuMà. Les principaux centres polidques et religieux dans nos contrées sont l'Evécfaé de Lausanne et les Etats de Moudon. Quoi qu'on veuille penser de ceux-ci , ils représentent , moralement du moins , l'Heivétie romane. Nyon y députait , bien (jii'à l'origine de ces Etats elle eût pour maîtres les seigneurs de Prangins , qui la tenaient en liel des arcbevêqucs de Besançon , et qu'elle fût placée, dans l'évéché de Genève. Vevey était de la circonscripUoD politique du Cha* biais ; les Etats de Vaud n'y furent pas moins assemblés en i53a Les comtes de Romont, de Gruyère et de Neuchâtel ; des seigneurs de la vallée et des Alpes du Rhône qui y assis-' talent aussi , à quelque titre qu'ils y pai^ussent , contribuaient

* Ma1ler,L.I,Ch. 11, n. 77, 78, Ch. 19, A. 354.

' Eitrait textuellement de Zapf , Montrai, anecd, p. 18, n. 9.

' Zapf, p. iO, n. 9.

^ Mnlinen, Heeherches etc., p. |1. — ' Id , ibid , p. 98.

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