Letlers rcc., IG95-1708, p
4. ftambles throu'jli tlic Archives of the Cape of Good llope, cliap. iv-vi, viii-xi.
3. Hislory of South Africa, I, p. 327 et suiv. M. Mac Call Theal avait déjà, avant la publication de son livre, donné dans Zuid Afrikaansch Tijdschrift (avril 1882), un arlicle sur le refuge du Cap, qui a été traduit dans le Bulletin de la Société de l’hisloire du protestantisme français, t. XXXI, 1882, p. 40S et suiv.
De lous les pays d'Europe qui accueillirent favorablement les réfugiés, aucun n'y mit plus d'empressement que la Hollande, « cette grande arche des fugitifs » ainsi que la nomme Bayle. On les assista de différentes façons; les directeurs de la Compagnie des Indes orientales leur proposèrent notamment, à l'automne de 1687, de s’établir au Cap.
Les avantages offerts aux futurs colons étaient les suivants : passage gratuit sur les vaisseaux de la Compagnie; don d'une somme de 125 à 210 francs de notre monnaie à tout chef de famille et d'une somme de 62 à 104 francs à tout célibataire; concession gratuite de terres de culture, avance à crédit par la Compagnie du cheptel et des instruments nécessaires à l'exploitation; assistance d’un pasteur parlant français.
En retour les colons s'engageaient par un serment, dont voici le texte, à devenir de loyaux et fidèles sujets :
Je promets et jure de rester fidèle à Leurs Hautes Puissances, les Etats Généraux des Provinces Unies, notre très haut et souverain gouvernement, à Son Altesse le prince d Orange, gouverneur, capitaine et amiral général, aux Directeurs de la Compagnie générale à charte des Indes Orientales desdiles Provinces, ainsi qu’au gouverneur général et aux conseillers de l’Inde, enfin à tous les gouverneurs, commandeurs et officiers qui seront mes supéi’ieurs sur mer et plus tard à terre. En toute occasion et de mon mieux j’observerai et ferai observer toutes les lois, édits et ordonnances publiés ou qui seront publiés parles Seigneurs Directeurs, le Gouverneur général et les cor.-
ORIGINE DES COLONS
seillers de l’Inde, ou le Gouverneur ou le Commandeur de ma future résidence. Enfin je promets en tout sens de me conduire ainsi qu’un bon et fidèle sujet est tenu de le faire. Ainsi fidèle, que Dieu Tout-Puissant me soiten aide '.
Los Directeurs de la Compagnie n’avaient pas été dans la circonstance guidés uniquement par le désir de servir des coreligionnaires dans la détresse. Sachant qu’on manquait au Cap de colons au courant de la culture de la vigne et de celle de l’olivier, ils comptaient que le pays bénéficierait des capacités des nouveaux venus. Le commandeur Simon van der Stel partageait leur espoir. « Nous pensons, écrit-il le 26 avril 1688, rencontrer parmi les réfugiés français et les Piémontais attendus quelques individus experts dans la plantation de la vigne et de l’olivier, qui enseigneront aux vieux colons ce que ceux-ci ignorent de cette culture1 2 ».
Le passage s'accomplit sur sept vaisseaux : Voorscliolen , Borssenburg, Ooslerland , China , Z nid Beveland, Wapen van Alkmaar, Zion. Chacune des Chambres de la Compagnie pourvut à rembarquement des émigrants résidant dans la province où elle siégeait. Les départs n'eurent donc pas tous lieu du même port; un bâtiment fit voile de Delft, un de Rotterdam, un d’Amsterdam, deux de Middelburg; nous ignorons d'où partirent le Borssenburg et le Z ion. Le Voorscliolen quitta le premier